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Toyota (Onnaing-Nord)

La repression syndicale à tout-va

mardi 1er juillet 2014 , par Sabine Ferry

Dans un véritable acharnement antisyndical, les dirigeants de Toyota-France ont entrepris des procédures, plus folles les unes que les autres, en vue de décapiter le syndicat CGT de Toyota France. Après avoir instauré un climat répressif généralisé dans son usine Toyota d’Onnaing, qui regroupe plus de 3 000 salariés, la direction de cette multinationale a décidé de s’en prendre à l’existence même de syndicats en entreprenant le licenciement, en violation de tous les droits existants, des responsables du syndicat CGT.

Edith Weisshaupt, une des responsables du syndicat CGT se trouve ainsi sous le coup d’une deuxième procédure de licenciement à venir alors que la première tentative de la licencier a échoué et n’est même pas terminée.

La direction de Toyota avait monté une provocation, en tentant de réunir de faux témoignages sous la pression, pour accuser cette militante intègre, appréciée de ses camarades de travail, de faits fantaisistes, vieux de plusieurs mois. Il a été tellement aisé de démonter cette machination, qui est apparue comme telle y compris au sein de l’entreprise, malgré la mobilisation forcenée de la direction, que celle-ci s’est sentie obligée de renoncer à sa demande de licenciement pour faute. Mais elle a infligé, par dépit, une mise à pied de cinq jours à cette militante.

Quelques jours plus tard, la direction Toyota prenait une deuxième sanction à l’égard de cette militante, pour le même motif : une mutation disciplinaire. La direction voudrait maintenant entreprendre une nouvelle procédure de licenciement, cette fois pour refus de mutation, même si elle sait que cette procédure est totalement illégale. Et en même temps, elle entreprend une procédure de licenciement contre le secrétaire de la CGT, Eric Pecqueur, en lui reprochant le libre exercice du droit syndical, distribution de tracts et exercice de son mandat dans les ateliers.

La CGT exige que la direction de Toyota arrête ses agressions en cours, qu’elle prenne l’engagement formel de respecter les droits syndicaux et les libertés. Elle exige également des pouvoirs publics, du ministre du Travail, de la ministre de la Justice, qu’ils interviennent et entament les poursuites nécessaires afin de faire cesser ces atteintes aux droits fondamentaux des salariés.

Et enfin, elle appelle à la mobilisation la plus large de toutes ses organisations, de tous ses militants, à tous ceux que ces faits indignent, pour imposer à Toyota, au patronat et aux pouvoirs publics le respect des libertés syndicales.

Voir notre dossier : Syndicalistes... pas voyous