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Fausses couches au travail

La ministre répond enfin à la CGT

jeudi 2 février 2017 , par Laura
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Suite aux drames et aux fausses couches au travail vécus par Ayele, caissière au O Marché Frais de La Courneuve et Fadila, caissière à Auchan à Tourcoing, la CGT a interpellé par courrier Laurence Rossignol, ministre du droit des femmes, et Myriam El Khomri, ministre du travail. En effet, ces situations ne sont malheureusement pas des cas isolés. Elles démontrent la pénibilité et l’absence de prévention dont souffrent les métiers à prédominance féminine.

Les ministres n’ayant pas daigné répondre au courrier, la CGT a profité d’une réunion du Conseil Supérieur à l’Egalité Professionnelle ce jeudi 2 février pour interpeler la ministre du droit des femmes en indiquant :

• que les situations d’Ayele et Fadila n’étaient pas réglées. Ayele n’est toujours pas réintégrée et n’a pas de reconnaissance d’accident du travail suite aux négligences de son employeur. Quant à Fadila, elle n’a perçu aucun revenu jusqu’à présent ;
• que la branche Grande Distribution (FCD) qui négocie pourtant actuellement sur l’égalité professionnelle, refuse d’intégrer des mesures de prévention pour les femmes enceintes et de protection pour les caissières.

La CGT exige :

- de renforcer, dans le code du travail, la protection des salariées enceintes : visite obligatoire de la médecine du travail, aménagement et/ou changement de poste dès lors qu’il expose la salariée et met en danger son enfant, allègement du temps de travail… ;
- un allongement du congé maternité de 16 à 24 semaines sachant que l’OIT préconise 18 semaines ;
- un allongement de la protection contre le licenciement jusqu’à 6 mois après l’accouchement, comme le propose l’ensemble des organisations syndicales françaises avec la Confédération Européenne des Syndicats.
En réponse à cette intervention, la ministre a demandé au Conseil Supérieur à l’Egalité Professionnelle de faire des propositions pour améliorer la protection des femmes enceintes.

La CGT se félicite que son intervention permette enfin d’ouvrir un chantier sur la protection de la maternité et souhaite qu’il aboutisse au plus vite de façon à ce que des dispositions légales entrent en vigueur pour garantir la dignité au travail des salariées.

Montreuil, le 2 février 2017