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  • Violences sexistes et sexuelles
    Une norme OIT et 5 propositions contre les violences et le harcèlement au travail ›››

    « En Europe, 40 à 50 % des femmes déclarent avoir été l’objet de sexisme et de harcèlement sur le lieu du travail », expliquait hier Sharan Burrow, secrétaire générale de la Confédération syndicale internationale lors de la conférence organisée par la CGT en marge de la journée d’étude sur les violences sexistes et sexuelles rassemblant 200 militant·e·s. La Confédération syndicale internationale (dont est membre la CGT) a gagné l’inscription à l’ordre du (...)
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  • Santé et action sociale
    Relaxe pour la lanceuse d’alerte Céline Boussié ›››

    Ancienne aide médico-psychologique salariée (de 2003 à 2008) de l’Institut médico-éducatif de Moussaron dans le Gers, Céline Boussier était poursuivie pour diffamation par son employeur. Pour avoir dénoncé aux médias les maltraitances institutionnelles dont elle était témoin sur les enfants polyhandicapés accueillis par l’IME, elle comparaissait le 21 novembre devant le Tribunal correctionnel de Toulouse. En 1995 puis en 1999, trois salariés de l’IME (...)
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  • FNIC-CGT
    Ordonnances Macron : mobilisation dans le secteur pétrolier ›››

    A compter d’aujourd’hui, 23 novembre, la CGT appelle à l’arrêt de travail dans l’ensemble de la branche pétrole, sur tous les sites, raffinage, pétrochimie, dépôts de carburants et dépôts portuaires, stations aéroportuaires d’avitaillement, etc. Les syndicats CGT de la branche Pétrole se sont réunis le 25 octobre dernier. La FNIC-CGT a reçu une fin de non-recevoir de la part des patrons du Pétrole à son à ses revendications qui engagent simplement la (...)
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  • Sondage
    Avez-vous été victime de sexisme ou de violences sexistes ou sexuelles ? ›››


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  • Commerce
    Nouveau jeu chez Amazon : dénonce ton collègue et gagne un cadeau ! ›››

    Ce n’est hélas pas une blague. À l’occasion de la « fête du pic d’activité », Amazon lance un grand jeu concours sur son site de Lauwin-Planque dans le département du Nord, le « Safety Fun Game ». Il consiste à dénoncer ses collègues en cas de manquement aux règles de sécurité. Pour réutiliser les termes de l’affiche (écrite dans un franglais de circonstance) : « Cumulez les good points à chaque action non safety de la part du General Manager, d’un Senior Ops, (...)
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  • Médias
    Dans le métro parisien, agression contre un journaliste ›››

    Un journaliste a été agressé le 17 novembre dernier par des agents de la RATP, alors qu’il filmait un contrôle des titres de transport. Le SNJ-CGT s’est fendu d’un communiqué pour dénoncer cette atteinte à la liberté de la presse. Vendredi 17 novembre, Raphaël Godechot, journaliste qui collabore à plusieurs titres de presse, a été violemment agressé par des contrôleurs de la RATP. Alors qu’il se trouvait à la station Denfert-Rochereau, notre confrère est (...)
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  • Commerce
    90e jour de grève au McDonald’s de Villefranche-de-Rouergue ›››

    Depuis le 23 août dernier, les salarié.e.s du McDonald’s de Villefranche-de-Rouergue sont en grève pour obtenir de meilleures conditions de travail, des augmentations de salaire et surtout l’instauration d’un dialogue social qui semble faire défaut depuis de longs mois (lire notre article précédent) Pour l’heure, toutes les médiations ont échoué. Dans un communiqué de presse, la Fédération CGT commerce et service « exige de la direction de (...)
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  • Métallurgie
    L’Union des industries métallurgiques et minières en rêvait, Macron l’a fait ! ›››

    L’Union des industries métallurgiques et minières (UIMM) veut renégocier la convention collective de la branche. Il y a plus d’un an, le syndicat patronal engageait une négociation de tous les accords qui structurent la majeure partie des statuts et garanties sociales pour 1,4 million de salariés. "Un projet patronal qui propose de revenir au moyen âge avec notamment un paiement à la tâche" selon Stéphane Flégeau, membre du bureau fédéral FTMCGT. Un (...)
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  • Numérique
    Comment utiliser la transformation numérique pour changer le travail ? ›››

    L’Ugict-CGT met à disposition des équipes syndicales un nouveau Guide pour promouvoir transformation numérique et qualité de vie au travail. L’arrivée du numérique sur les lieux de travail induit un éclatement des unités de lieux et de temps, la dématérialisation des postes de travail, un accroissement des tensions entre autonomie et contrôle, et la redéfinition des périmètres des métiers et de leur contenu. Ce guide doit aider les négociateurs à (...)
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  • Agro-alimentaire
    Primes, intéressement... Victoire pour les salariés de Saint-Louis Sucre ›››

    Prétextant la fin des quotas depuis le 1er octobre 2017, la direction de Saint-Louis Sucre (SLS) accélère les restructurations en allongeant notamment la durée de la campagne sucrière. Elle cherche par tous les moyens à accentuer la flexibilité et la précarité, aboutissant à une dégradation des conditions de travail, et une perte de revenu annuel de 1500 euros. Pour ce faire, elle a présenté un projet, tout de suite rejeté par une pétition lancée par la (...)
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  • Finances
    Opacité bancaire, politiques désastreuses... Arrêtez le massacre ! ›››

    Alors qu’éclate le scandale des « Paradise papers », la Fédération CGT des finances souhaite pointer quelques faits qui méritent qu’on s’y arrête. Les journalistes qui ont révélé le scandale estiment à 350 milliards le manque à gagner pour les États. Mais les mesures prises pour endiguer le phénomène tiennent plus de la posture que d’une volonté réelle de lutte contre l’évasion fiscale. Ainsi, depuis son arrivée, le gouvernement français fait le choix (...)
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  • Commerce
    Tati, de mal en pis ›››

    La nouvelle société Tati Mag, issue de la fusion des magasins Tati et Vetura, s’était engagée à préserver les emplois et les conditions de travail des salariés suite au PSE de juin dernier. Mais la réalité est toute autre. Pour rappel, le 2 mai 2017, la direction d’Agora Distribution, maison-mère de Tati, avait décidé de placer l’enseigne à bas prix en redressement judiciaire. Alors que sept offres de reprise partielle étaient sur la table, les 1300 (...)
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  • Environnement
    Au collège Saint Exupéry, la présence de solvants cancérogènes oblige au déménagement ›››

    Le collège Saint-Exupéry de Vincennes (Val-de-Marne) ne recevra plus ses élèves à partir de ce début de semaine. Ceux-ci vont être répartis sur d’autres établissements du département. En cause, la découverte, lors d’analyses préparatoires à la réhabilitation des bâtiments, d’un taux très élevé de tétrachloroéthylène (PCE) et de trichloroéthylène (TCE), des solvants classés cancérogènes, sur quasiment la totalité du site. Le collège y est installé depuis les (...)
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  • Intérim
    Hausse dramatique des accidents mortels au travail ›››

    Le syndicat CGT-Intérim vient de publier un article sur les accidents mortels du travail chez les travailleurs intérimaires. Le constat est dramatique. Le manque de formation, le turn-over qui empêche la transmission de compétences, l’absence ou le manque de suivi médical par la médecine du travail et la quasi-absence de formation à la sécurité sont autant de facteurs qui doublent les risques d’accident du travail pour les intérimaires. Les (...)
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  • Liberté de la presse
    L’information, un délit dans la « patrie des droits de l’homme » ? ›››

    La CGT-spectacle, la CGT-culture, la Filpac-CGT et le SNJ-CGT ont produit un communiqué commun suite à la plainte inacceptable déposée par la ministre de la Culture après les révélation du Monde le 13 Novembre dernier. Nous vous en reproduisons le contenu ci-dessous. © Rebecca Barray / Flickr La ministre de la Culture a annoncé dans un communiqué qu’elle avait l’intention de porter plainte contre X suite aux révélations du Monde le 13 novembre sur (...)
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  • Code du Travail
    Continuons à nous mobiliser contre les Ordonnances Macron ! ›››

    C’était la quatrième mobilisation contre les ordonnances Macron à laquelle participait la CGT. Hier, 16 novembre, des dizaines de milliers de salariés, privés d’emploi, retraités, jeunes ont confirmé qu’ils ne céderont pas sur leurs droits. Les Ordonnances Macron sont une transformation profonde des relations entre la·le salarié·e et son employeur. Face à la simplification des modalités de licenciement individuel et collectif, à la fusion des instances (...)
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  • Les entretiens de l’IHS
    Histoire et décadence de la CSG, 2e partie ›››

    D’où vient-elle ? Où va-t-elle ? La contribution sociale généralisée (CSG) a maintenant 26 ans et rentre dans sa maturité. L’occasion, au moment où les pouvoirs publics lui assurent un avenir prometteur, de faire le point sur son passé encore frais, en compagnie de Gérard Rodriguez, du conseil d’administration de l’IHS. Nous publions quatre nouveaux épisodes de notre série, composée de 13 épisodes. 5- La CSG, une victoire pour le patronat ? 6- (...)
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  • Culture
    Le centre Benoit Frachon va fêter ses 70 ans ! ›››

    4 questions à Lionel Charvin, responsable pédagogique et culturel du Centre de formation Benoit Frachon à l’occasion des 70 ans du centre (2017-2018). Plusieurs événements sont encore à venir. Quels sont les liens entre formation syndicale et culture au Centre Benoit Frachon ? Deux courants ont traversé la CGT : le syndicalisme et l’éducation populaire. Au sortir de la guerre, il devenait nécessaire de re-former des cadres à la CGT, un certain (...)
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  • Dordogne
    Condamnation de la direction de Cetec pour délit d’entrave ›››

    Le tribunal correctionnel de Périgueux (Dordogne) vient de rendre son verdit concernant l’affaire qui oppose depuis plusieurs années le dirigeant de la société Cetec, spécialisée dans l’ensachage, et des salariés et élus de l’entreprise. Ce jugement est l’aboutissement au pénal d’une démarche auprès des prud’hommes lancée il y a trois ans par deux salariés dénonçant du harcèlement moral et de la discrimination syndicale. Le dirigeant de la Cetec vient (...)
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  • Pyrénées Orientales
    Les facteurs de Rivesaltes assignent la poste au TGI ›››

    Après avoir fait une grève historique de sept mois l’an dernier pour défendre leurs emplois et leurs conditions de travail, les facteurs et factrices de Rivesaltes, Espira et Claira, ainsi que les syndicats CGT Fapt 66 et Sud Poste 66 sont obligés d’assigner la poste en justice pour n’avoir pas respecté l’accord de fin de grève signé en 2016. Cette lutte et cette victoire avaient permis de sauver quelque 30 emplois. Problème : depuis le 1er juillet (...)
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Travailleurs-euses sans-papiers :

La lutte se fête... et continue !

vendredi 12 décembre 2014 , par Sabine Ferry

Le 17 décembre 2014, à la veille de la journée internationale des travailleurs migrants et de leurs familles, la CGT et l’ensemble des travailleurs, militants mais aussi journalistes, personnalités... engagés dans la lutte pour les régularisations fêteront tous les acquis obtenus jusqu’à présent.
Musiques et buffet du monde mais aussi projection du film de Marcel Trillat Etrangers dans la ville, en présence du réalisateur seront au programme.
Retour sur un mouvement sans précédent avec Francine Blanche, dirigeante de la CGT.


- Le 18 décembre 2014 aura lieu la journée internationale des travailleurs migrants, à cette occasion, la CGT célèbrera, la veille, les milliers de régularisation des travailleurs sans papiers. Pouvez-vous nous retracer la genèse et l’histoire de cette lutte et de ses acquis ?

Francine Blanche : L’occupation de l’église St Bernard en juillet 1996 a permis aux travailleurs « clandestins » de sortir de l’ombre et de se revendiquer comme « sans-papiers ». Mais la régularisation « aux normes françaises » des postes de travail de ces salariés ne vient pas alors à l’ordre du jour. On en reste –et c’est déjà important- à une vraie solidarité vis-à-vis de travailleurs mis dans des situations de travail inadmissibles, même si elles apparaissent encore comme marginales.
Il faudra attendre octobre 2006 pour que des travailleurs migrants, ne supportant plus les conditions de travail qui leur étaient imposées et les menaces de licenciement qui leur étaient faites parce qu’ils étaient sans papiers, franchissent le seuil d’une organisation locale de la CGT et demandent l’aide du syndicat. C’étaient les 22 salariés de la blanchisserie Modeluxe et l’union locale CGT de Massy (Essonne). Ils sont vite suivis par ceux de Paris Store, Buffalo Grill, Métalcouleur, OSP…Les sans-papiers revendiquent alors d’être reconnus comme travailleurs. Par la conquête des « papiers », ils veulent agir pour que leurs conditions de travail et de vie s’améliorent. Le mot d’ordre, qui deviendra celui du mouvement –« On bosse ici, on vit ici, on reste ici  »- témoigne de cette nouvelle étape.
La circulaire du 7 janvier 2008, qui visait à l’origine à protéger les patrons qui employaient des sans-papiers, ouvre une brèche dans laquelle vont s’engouffrer les travailleurs. Elle va être retournée par les salariés en lutte eux-mêmes, avec à leurs côtés la CGT.
Ce sera l’occupation du restaurant « La Grande Armée » à Paris, à partir du 12 février 2008. Le 15 avril 2008 débute la première vague de grèves menée avec la CGT par une centaine de salariés dans différentes entreprises d’Ile-de-France, suivie de la « Grande Grève » engagée par des milliers de travailleurs le 12 octobre 2009. Ils seront bientôt 6804 sur une trentaine de piquets de grève. Sans compter de multiples initiatives en régions. L’extrême détermination des grévistes, dont l’occupation pendant trois semaines nuit et jour des marches de la Bastille depuis le 27 mai 2010, le soutien de plus en plus massif des organisations de la CGT, l’unité d’action intersyndicale et interassociative de la part de ceux qui sont devenus le « groupe des 11 » déboucheront, le 18 juin 2010, sur des critères nationaux de régularisation incluant y compris des salariés intérimaires et des travailleuses auparavant non déclarées de l’aide à la personne.
Après plusieurs manifestations et occupations encore, dont celle du parvis de la Gare Montparnasse pendant deux jours en octobre 2012, les critères seront enfin concrétisés dans la circulaire de régularisation du 28 novembre 2012…

- Des milliers de travailleurs régularisés… mais la lutte continue ?

Francine Blanche : Oui, car on est loin du bout ! La circulaire de régularisation arrachée par la lutte est loin de s’appliquer correctement partout. Certaines préfectures empêchent la poursuite du contrat de travail pendant l’étude du dossier, ou refusent les travailleurs intérimaires, ou trouvent toujours que le (la)salarié(e) ne parle pas suffisamment le français. Des centaines de grévistes ne sont toujours pas régularisés. Et il faut dépasser la circulaire car il n’y a toujours pas de processus « serein » de régularisation pour les travailleurs contraints au travail au noir par leurs employeurs, -il suffit de voir par exemple ce qui se passe pour les salarié(e)s du Bd de Strasbourg à Paris-. Et le nouveau projet de loi « immigration » du 23 juillet 2014, même s’il devrait permettre d’avancer sur des cartes de séjour pluriannuelles, « oublie » les travailleurs intérimaires et ne parle pas des salariés régularisables…Alors oui, la lutte continue !

- L’initiative du 17 décembre prochain à la CGT à Montreuil rend hommage à tous ces acteurs de la lutte ?

Francine Blanche : Ces hommes et ces femmes sont les salariés les plus vulnérables qui soit, puisque sans droits là où ils travaillent et menacés d’expulsion à tout moment. Pourtant ils ont été des milliers à oser se montrer, à entrer en lutte, sachant très bien qu’il n’y avait pas de retour en arrière possible, pour arracher leurs droits. Ils sont restés des mois et des mois dans la lutte, en occupant quelquefois sous la pluie, dans le froid, des dizaines d’agences d’intérim, de chantiers, d’entreprises. Et ils ont gagné, pour eux et pour tous, puisque les critères ne s’appliquent pas qu’à une « liste ».
C’est l’honneur de la CGT d’avoir été et d’être à leurs côtés. Mais la lutte ne s’arrête pas aux « papiers ». Il faut aussi s’adresser aux prud’hommes pour mettre aux normes sociales françaises salaires et conditions de travail, reconstruire les carrières professionnelles pour récupérer les droits, notamment à la retraite, acquis par des années de cotisations… Ce n’est parce qu’on est migrants qu’on doit gagner moins !
Beaucoup d’entre eux sont aujourd’hui adhérents à la CGT. Beaucoup d’autres cherchent à y être. Sachons les accueillir et être toujours mieux le syndicat des tous les salariés ! C’est tout cela qu’on va fêter ensemble le 17 décembre, veille de la journée internationale des droits des travailleurs migrants et de leurs familles… mais on n’oubliera pas d’être aussi présents dans les différentes initiatives et manifestations du 18 décembre, dont celle de Paris -de Belleville à République ! Tant il est vrai que « la lutte se fête » mais qu’elle continue !