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CHANTIER DE BRETEUIL

La lutte et la détermination des salariés ont payé !

mercredi 9 novembre 2016

Le 7 septembre, les 25 travailleurs sans papiers recrutés par la société MT BAT Immeubles pour assurer les travaux de curage sur le chantier du 46-50 avenue de Breteuil (Paris 7e) se mettaient en grève avec le soutien de la CGT, suite à l’accident du travail dont avait été victime l’un des leurs la veille.

La décision des 25 salariés vulnérables de dénoncer leurs conditions de travail auprès des autorités et du maître d’ouvrage du chantier et, ce, malgré les menaces de MT BAT immeubles, a été déterminante.

La médiation regroupant les sociétés Covea Immobilier, maître d’ouvrage et Capron, donneur d’ordre, et la CGT ont permis d’aboutir, en lien avec les autorités (Préfecture de Police de Paris, Direccte-inspection du Travail), à un règlement positif pour l’avenir de ces salariés :
• la société Capron s’est engagée à recruter ces 25 personnes.
• Les démarches en vue de la régularisation administrative sont en cours auprès des autorités compétentes.

Ainsi, lundi 7 novembre, soit 2 mois après le déclenchement de la grève, les 25 salariés ont retrouvé leur poste de travail sur le chantier de Breteuil mais, cette fois-ci, dans le respect du code du travail et des conditions de sécurité.

Pour ce qui est de la société MT BAT Immeubles, la CGT avec l’ensemble des salariés saisira le Conseil des Prud’hommes et se portera partie civile au pénal afin d’obtenir le paiement des salaires, l’établissement des bulletins de salaire, 6 mois de salaires pour travail dissimulé, des dommages et intérêts pour mise en danger d’autrui, conditions de travail indignes et discrimination.

Pour la CGT, ce résultat est très positif. D’autant que c’est la première fois qu’un donneur d’ordre finit par s’engager positivement au nom d’un sous-traitant défaillant.

La lutte contre le dumping social doit être une priorité des pouvoirs publics ! Elle doit permettre la reconnaissance des droits des salariés qui en sont victimes ! Cela implique un développement des moyens octroyés aux services de contrôle et une législation qui garantisse réellement les droits de l’ensemble des salariés.

Défendre les droits des salariés les plus vulnérables permet de garantir les droits de tous les salariés. La CGT continuera de s’y employer.

Montreuil, le 9 novembre 2016