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Journée d’action unitaire

La fermeture du CEA du Ripault menace 300 emplois

mercredi 10 juin 2015 , par EB

Le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives du Ripault, situé à 15km de Tours, risque de fermer ses portes dans le cadre de la réorganisation de la Direction des applications militaires (DAM).

Mardi 9 juin, s’est tenue à Paris une mobilisation unitaire des salariés du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA).

Les 300 salariés du CEA de Ripault (37) et leurs collègues sous traitants sont venus manifester aux côtés des salariés des autres centres devant le siège national du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives à Paris.


Le calendrier de la direction repoussé

Il s’agissait de dire "non à la fermeture du centre" et de contester la réorganisation de la Direction des applications militaires (DAM) qui comprend la fermeture du centre.

Au début de cette journée d’action à l’appel de la CGT, de la CFDT, de la CFE-CGC, de la CFTC, de FO et de l’Unsa, les délégués syndicaux ont été reçus par Daniel Verwaerde l’administrateur général du CEA à Saclay puis dans l’après-midi par le cabinet du ministre de la Défense.

Le matin Marisol Touraine a rencontré l’administrateur général du Commissariat à l’énergie atomique. Comme le souhaitaient les représentants du personnel, celui-ci a accepté de reporter « de quelques semaines » la réunion du comité national du CEA qui devait statuer le 8 juillet sur le projet de fermeture du centre de Monts.

130 entreprises sous-traitantes concernées

La CGT a recensé près de 130 entreprises sous-traitantes du CEA qui vont de quelques travaux ponctuels à la permanence du travail sur le site pour de nombreux salariés. Une telle fermeture entraînerait une augmentation minimum du chômage de 5% pour le bassin d’emploi.

Malgré la sanctuarisation du budget militaire jusqu’en 2017, il est sous-entendu que l’austérité continuerait au-delà de cette date. Des arguments d’autant plus inacceptables, selon la CGT 37 d’autant plus que les discussions sur la réorganisation sont envoyées à une commission « classée secret défense ». Une volonté délibérée de tenir les salariés à l’écart. Pour toutes ces raisons, la CGT exige des pouvoirs publics de commander une étude d’impact sur le territoire et appelle à intensifier la mobilisation.


Voir le communiqué de la CGT 37