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Publié le lundi 24 avril 2006

La démocratie sociale : quel enjeux pour le syndicalisme ?



 [1]Nasser Mansouri-Guilani
Je vous remercie d’avoir accepté cette invitation. Comme
vous le savez, notre revue prend des initiatives à l’occasion
de chaque congrès confédéral. Dans la mesure où la
démocratie sociale est un thème majeur du 48e congrès,
nous avons pensé qu’il pourrait faire l’objet d’une table
ronde. Si vous le voulez bien, nous allons, dans un premier
temps, examiner les raisons de l’intérêt porté par la Cgt
à cette thématique de la démocratie sociale.

Agnès Le Bot
Quand la Cgt a commencé à travailler sur le nouveau
statut du travail salarié (NSTS), fi n 2001 d’après mes
souvenirs, et plus particulièrement sur le thème de la
démocratie sociale, nous en sommes restés à l’idée : « Il
faut qu’on garantisse le droit à la dé d mocratie sociale. » Si
on regarde ce que nous avons vécu au niveau des luttes,
sur des enjeux interprofessionnels, il apparaît nettement
que ce thème mérite approfondissement : Que veut dire
le droit à la démocratie sociale ? Pourquoi est-ce si
important pour les salariés, le syndicalisme ? Comment
allons-nous le décliner plus précisément ?

Nous nous sommes interrogés sur cette question, surtout
dans le cadre de la préparation du 48e congrès.
La raison pour laquelle nous en sommes venus à aborder
le thème du NSTS, d’une manière peut-être nouvelle, par
la porte d’entrée « démocratie sociale », c’est la question
de la revalorisation du travail. C’est une question forte
autour de laquelle nous avons besoin de structurer notre
action et nos propositions. Nous le sentons bien.

Revaloriser le travail, mais aussi penser l’articulation
entre droits individuels et droits collectifs. Là-dessus,
nous sommes en opposition frontale avec le Medef et
le gouvernement, et nous devons mesurer, je pense, la
hauteur de cet enjeu.

Démocratie sociale, c’est donc pour nous un élément
constitutif du NSTS, sauf qu’il faut que nous le fassions
ressentir plus fortement, dans notre démarche revendicative,
jusqu’au plus près des lieux de travail.
Le rapport de forces demeure à construire avec les salariés
pour des conquêtes sociales. Un certain nombre d’obstacles
existent qui doivent être levés, que ce soit en termes
de représentativité, d’exigences de droits nouveaux, mais
aussi, aspect assez présent dans le document d’orientation,
en termes de rénovation profonde du paritarisme.
(...)

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