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40e marche des fiertés

"La PMA, pourquoi pas ?" : la CGT en débat

vendredi 23 juin 2017

La 40ème marche des fiertés aura lieu à Paris ce samedi 24 juin. Comme chaque année la CGT à travers notamment le collectif LGBT fera partie du cortège avec le slogan "Au travail, comme dans la vie, l’égalité pour tous et toutes". 1977-2017, 40 ans de luttes pour les droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT). Des luttes qu’il faut continuer de mener pour mettre fin aux discriminations. Citons à ce titre, le rapport de l’association SOS-Homophobie qui pointe la recrudescence des actes homophobes et transphobes de 19,5 % en 2016. Et en parlant de droits, d’ici la fin du mois, le Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE) doit rendre son avis sur la Procréation médicalement assistée (PMA) ; aussi l’interassociative LGBT a choisi le mot d’ordre suivant : "PMA sans conditions, sans restrictions, c’est maintenant".

A la CGT, "la question de la PMA mérite d’être débattue" explique Henry Ansaldi, membre du collectif CGT confédéral de lutte contre les discriminations LGBTphobes et pour l’égalité. "La PMA concerne en effet le champ d’intervention de la CGT dans la mesure où elle peut changer les règles en matière de protection sociale, sur la manière de gérer les congés spécifiques, etc, bref la CGT à son mot à dire".

La PMA, pourquoi pas ! "C’est ce qui ressort du débat interne que nous devons continuer de mener", précise Magali Carpena-Feron, animatrice du collectif confédéral contre les LGBTphobies à la CGT. "Pourquoi ne pas organiser un colloque sur la PMA ? C’est ce qui avait été fait au sein de la CGT il y a quelques années déjà sur l’homoparentalité. Nous devons notamment discuter avec le collectif femmes-mixité et le secteur santé.

Par ailleurs le collectif tente de faire avancer la lutte contre les discriminations LGBTphobes au sein de la CGT et dans les entreprises. "Il y a du travail, y compris en interne", selon les membres du collectif confédéral. A ce titre, depuis 2016, la CGT propose à ses militants une formation intitulée "Agir pour les droits sans distinction de l’identité sexuelle et de genre".

Dans l’entreprise, les discriminations à l’embauche, salariales, etc, sont nombreuses. Lorsque le collectif est contacté, chaque fois qu’il le peut, il pousse justement les syndicats d’entreprises ou les UL et les UD à gérer le conflit, même s’il est là pour apporter son expertise. "En terme de démarche syndicale, le collectif est un outil au service des organisations, un outil qu’elles doivent s’approprier", rappelle Henry Ansaldi.

Henry Ansaldi, membre du collectif LGBT de la CGT « Je suis rentré à la CGT en 1976 et dans le collectif en 1998. Par ailleurs, je suis cadre chez Orange à Marseille. Lorsque j’ai fait mon coming-out dans mon syndicat, j’ai gagné une forme de respect parmi les camarades ».

Jeanne Swidzinski, membre du collectif contre les LGBTphobies. « Je suis retraitée de la fonction publique territoriale. C’est au moment où je suis rentrée au collectif, en 2010, que j’ai décidé de faire ma transition et de vivre mon genre. Je faisais alors notamment partie de la filière sportive des services publics. Contrairement à ce qu’on peut croire quand on a en tête l’image des cgtistes primaires à la baguette et au camembert, je n’ai pas eu de réflexion ! ».

Magali Caprena-Feron est animatrice du collectif confédéral de lutte contre les LGBTphobies. « Je suis à la CGT depuis 2001 et depuis 2013 au collectif. Personnellement je n’ai jamais été discriminée, mais je ne supporte pas l’injustice ».

En pratique : Le cortège de la Marche des fiertés partira à 14h de la place de la Concorde, face à l’Assemblée Nationale, puis se rendra place de la République, en passant par la rue de Rivoli et le boulevard Sébastopol. Un podium se tiendra au point d’arrivée de 17h à 22h.

Voir aussi l’article : Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie