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Presse en danger

La Marseillaise doit vivre !

mardi 9 mai 2017

En redressement judiciaire depuis novembre 2017, le journal La Marseillaise sera reçu en audience au tribunal de commerce de Marseille le 10 mai prochain, au cours de laquelle se jouera son avenir. Le SNJ-CGT et la Filpac-CGT appellent à la sauvegarde de ce quotidien, qui donne vie au pluralisme de la presse en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

La Marseillaise, quotidien régional de gauche issu de la Résistance, comparaîtra en audience au tribunal de commerce de Marseille le 10 mai prochain dans le cadre de son redressement judiciaire. Cette étape est décisive : suite à la première période d’observation, les juges devront décider de la validation de la poursuite d’activité, ou de la liquidation de l’entreprise.

Dans un communiqué commun, le SNJ-CGT et la Filpac-CGT rappellent le contexte particulièrement hostile à l’indépendance de la presse, sur fond de concentration des médias aux mains des grands groupes financiers et/ou industriels. Sur ce point, ils précisent que la politique menée par l’ancien président de la République d’une part et le programme du nouveau d’autre part ne sont guère propices à l’optimisme.

Ils s’adressent ensuite aux autorités pouvant influer sur l’avenir du journal :

  • à la direction et le conseil d’administration de La Marseillaise, qui « doivent tout entreprendre pour mettre en œuvre un plan de continuation mobilisateur et innovant afin de stopper net l’hémorragie d’emplois, gagner des lecteurs et inverser la tendance d’une gestion de la décroissance » ;
  • à l’État, qui doit « empêcher les déséquilibres territoriaux et les situations de monopole en se penchant prioritairement sur la situation de la presse en difficulté et en lui accordant une aide à l’investissement exceptionnelle, notamment au profit du numérique » ;
  • aux juges du tribunal de commerce de Marseille, qui doivent « saisir toutes ces dimensions en y intégrant le nécessaire maintien du pluralisme dans des régions du Sud de la France où les idées de l’extrême droite gagnent du terrain ».

Le SNJ-CGT et la Filpac-CGT enjoignent le tribunal à « accorder sans hésitation la 2e période d’observation que l’ensemble des salariés du journal demandent », et concluent en émettant le souhait « qu’une stratégie claire, débattue et comprise par tous, soit élaborée pour un développement économique pérenne » de La Marseillaise.