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Publié le mercredi 16 septembre 2009
Nouvelle Calédonie

La Cgt réaffirme sa solidarité avec les dirigeants de l’USTKE injustement emprisonnés



La cour d’appel du tribunal de Nouméa a rendu son jugement à l’encontre de 28 syndicalistes de l’USTKE condamnés en première instance pour entrave à la libre circulation d’un aéronef.

Peines légèrement allégées pour les uns, peines plus lourdes pour les autres : la cour a visiblement cherché à corriger un premier jugement qui laissait apparaître des condamnations disparates alors que les faits reprochés sont identiques.

En réalité, le prétexte des condamnations est futile : le patronat local, la droite et l’Etat français cherchent à museler l’action de l’USTKE, l’expression de sa vigilance et sa ferme volonté d’interpeller sur les dangers d’une politique visant à minorer les droits des salariés et du peuple kanak

En confirmant les condamnations à l’encontre des responsables de l’USTKE, en maintenant en prison des responsables syndicaux une étape supplémentaire a été franchie dans la façon dont l’Etat français et le patronat local considèrent le syndicalisme sur ce territoire … et force est de constater, une nouvelle fois, que la justice s’est s’adaptée aux priorités du pouvoir politique et d’un Etat colonial.

Le 11 septembre dernier, recevant la délégation du « Collectif pour la défense des droits en Kanaky » conduite par Alphonse Pujapujane (vice-président de l’USTKE), Bernard Thibault a rappelé l’engagement de la Cgt aux cotés de l’USTKE, condamnant la répression syndicale dont fait l’objet cette centrale et l’exigence de la Cgt de voir les syndicalistes emprisonnés rapidement libérés.

Montreuil, le 16 septembre 2009