La cgt
NOUS SUIVRE
  
Accueil  >> Société  >> Sport
Publié le mardi 19 juillet 2005

La Cgt n’a pas signé une convention au rabais



La convention collective du sport vient de voir le jour. Mauvaise naissance pour une Convention collective nationale tant attendue par les salariés du sport pour améliorer leurs salaires et leurs conditions de travail. La Cgt et l’Unsa ont décidé de ne pas se joindre à cette entreprise de démolition des acquis des salariés de la branche.

La convention collective du sport vient de voir le jour. Mauvaise naissance pour une Convention collective nationale tant attendue par les salariés du sport pour améliorer leurs salaires et leurs conditions de travail. La volonté de la Cgt a toujours été celle de signer, le plus tôt possible, un accord garantissant les intérêts des salariés en renforçant l’attractivité des métiers de la branche sport au bénéfice de ce secteur d’activité.
Mais les minima conventionnels acceptés par Fo, la Cfdt, la Cfe Cgc, la Fnass, le Cness et la Cftc sont de nature à généraliser les bas salaires, la précarité et la flexibilité des emplois, à fragiliser les conventions collectives de l’animation, du golf, de l’équitation et des espaces de loisirs ainsi qu’un bon nombre d’accords d’entreprises : La Cgt et l’Unsa ont décidé de ne pas se joindre à cette entreprise de démolition des acquis des salariés de la branche.
Voici au moins cinq exemples significatifs de la philosophie du texte :
1) le refus de prendre en compte les périodes de face à face pédagogique des enseignants sportifs entraînant une baisse d’au moins 30 % des salaires horaires actuels ;
2) la généralisation des contrats intermittents prenant la place des contrats Cdi, pour ajuster strictement les périodes d’emploi à la fréquentation ;
3) la possibilité conventionnelle d’abaisser, par des accords inférieurs, des garanties conventionnelles déjà très insuffisantes à propos notamment des contrats de travail, des congés payés et de la formation professionnelle ;
4) la généralisation insupportable de la flexibilité comme mode d’asservissement des salariés à la productivité des entreprises alors que les emplois du temps sont déjà très fragmentés ;
5) l’absence totale de références aux diplômes sportifs entraînant une remise en cause de la loi sur le sport…
La Cgt va continuer à mobiliser les salariés de la branche qui ne manqueront pas de ressentir à court terme les effets de cet accord ultra libéral, qui défend avant tout les profits des employeurs privés et associatifs.