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Chimie

La CGT se félicite des condamnations dans le dossier AZF

mardi 31 octobre 2017

La cour d’appel de Paris a condamné mardi l’ancien directeur de l’usine chimique AZF à quinze mois de prison avec sursis pour « homicide involontaire » et la société exploitante à l’amende maximale, pour leur responsabilité dans l’explosion qui avait fait 31 morts en septembre 2001 à Toulouse. La CGT se félicite de ce verdict.

Après seize ans de bataille, la cour d’appel de Paris vient de rendre justice aux victimes de l’explosion de l’usine Total/AZF du 21 septembre 2001. C’est bien la sous-traitance, utilisée comme moyen de dumping social, qui est la cause principale du drame.

C’est aussi la passivité de la direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement (Drire), l’autorité de tutelle et le refus d’écouter les représentants du personnel, qui avaient maintes fois signalé les risques.

Pendant seize ans, c’est bien le groupe Total qui a déployé des moyens juridiques, techniques, relationnels colossaux pour ne pas être inquiété, pour renvoyer l’origine de l’explosion vers des fausses pistes, même les plus nauséabondes, pour nettoyer la scène de crime dès les premiers jours et rendre des témoins amnésiques.

Dans ces circonstances, la CGT considère comme une victoire que le tribunal ait pu prononcer une condamnation, fût-elle symbolique, par rapport à l’énormité du désastre humain et matériel.

Depuis seize ans, à toutes les étapes et sur tous les sujets, il n’y a pas eu de différence de comportement entre la stratégie de Total et sa filiale à 100 % AZF et la direction locale.

La stratégie du mystère mise en place par Total est maintenant du passé. Il est plus qu’urgent de tirer les enseignements politiques pour qu’aucun autre accident majeur ne se reproduise. L’actuel gouvernement, à la demande du patronat, a décidé de supprimer les CHSCT et, depuis 2009, les règles protectrices du Code du travail et du Code de l’environnement sont continuellement amputées. Il faut inverser ces orientations.