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Publié le lundi 10 février 2014

Dialogue social dans l’artisanat : la CGT réaffirme sa volonté de construire



La prise en compte des revendications de la représentation, de la défense des intérêts des salariés des toutes petites entreprises, a conduit la CGT en 2001 à signer l’accord dit "de dialogue social" dans l’artisanat. Un accord combattu par le MEDEF, qui n’accepte pas de voir sa position historiquement dominante contestée par les employeurs de l’artisanat ou par ailleurs, par ceux de l’économie sociale.

Le MEDEF comme la CGPME n’ont eu de cesse de contester devant toutes les juridictions l’accord de 2001, qui prévoit un financement à hauteur de 0,15 % de la masse salariale. Il est très étonnant de voir le MEDEF combattre cet accord en prétextant que le dialogue social n’aurait pas besoin de financement. Le dialogue social a surtout besoin de financement transparent et de droits syndicaux.
Nous avons signé cet accord pour, à terme, gagner sur le champ de l’artisanat la mise en place d’instances interentreprises que nous voudrions équivalentes aux CE, aux CHSCT, des lieux de décisions, de négociations. Des instances où le droit syndical doit aussi pleinement s’exercer par des droits nouveaux correspondants.
Déjà dans des départements, des régions, des Commissions paritaires départementales interprofessionnelles de l’artisanat se sont mises en place.
La question de représentation des travailleurs des très petites entreprises va bien au-delà des 2,5 millions de salariés de l’artisanat, puisque 30 % des salariés travaillent dans des entreprises de moins de 20, soit 6,3 millions dont artisanat.
L’accord dialogue social dans l’artisanat peut être un 1er élément de progrès pour ces secteurs où il est très difficile de mener une action syndicale d’entreprise. Trop souvent discriminés ou objet de moquerie déplacée et injuste, les travailleurs syndiqués de l’artisanat devraient pouvoir collectivement et donc syndicalement mieux se représenter et défendre leurs intérêts.
Pour la CGT, nous en appelons, à développer territorialement par département, régionalement, professionnellement, des instances de dialogue social dans l’artisanat. Permettant de nous engager fermement, de manière durable dans un dialogue social réel, avec la perspective à terme d’organiser des élections de représentations dans l’artisanat.
Nous demandons à l’UPA de faire le point sur notre accord. Pour la CGT Il est nécessaire de donner un signal fort. Avec, par exemple, la mise en place sur tout le territoire de commissions paritaires départementales, régionales, interprofessionnelles et professionnelles de l’artisanat.

Nous devons exprimer fortement cette volonté de construire du dialogue social réel permettant aux travailleuses et travailleurs salarié(e)s de l’artisanat de s’en emparer pleinement.

Montreuil, le 9 juillet 2008