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  • 40e marche des fiertés
    "La PMA, pourquoi pas ?" : la CGT en débat ›››

    La 40ème marche des fiertés aura lieu à Paris ce samedi 24 juin. Comme chaque année la CGT à travers notamment le collectif LGBT fera partie du cortège avec le slogan "Au travail, comme dans la vie, l’égalité pour tous et toutes". 1977-2017, 40 ans de luttes pour les droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT). Des luttes qu’il faut continuer de mener pour mettre fin aux discriminations. Citons à ce titre, le rapport de l’association (...)
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  • Liberté d’expression
    Le SNJ-CGT dénonce la "timidité" de l’AFP face au nouveau pouvoir ›››

    L’agence France Presse (AFP), l’une des trois principales agences mondiales, aurait-elle des scrupules à couvrir les affaire qui portent l’opprobre sur le nouveau gouvernement ? C’est ce que pense le SNJ-CGT, qui s’est fendu d’un communiqué sur la question. Selon le syndicat, l’affaire Richard Ferrand, sortie par le Canard Enchainé, dans son édition du 24 mai, aurait pu être révélée par l’AFP. Des journalistes de l’agence étaient en possession des (...)
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  • Libertés syndicales
    Amazon s’attaque à la CGT ! ›››

    Une fois de plus, informe la CGT Commerce et services, la société Amazon s’attaque à la CGT en licenciant une de nos camarades, représentante syndicale élue au CHSCT du site Amazon Sevrey (71), sous couvert d’accusations fausses et mensongères. Ce licenciement, continue la Fédération, a été orchestrée avec la complicité d’un cadre. "Une fois de plus, Amazon nous montre son aversion pour les syndicats, et particulièrement la CGT", ajoute la fédération (...)
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  • Événements
    Contre le racisme, la CGT se mobilise le 29 juin ! ›››

    Pourquoi le racisme est-il antinomique avec le message de la CGT ? Comment des valeurs comme la laïcité sont-elles instrumentalisées par l’extrême-droite pour faire passer son message d’exclusion ? Comment combattre les discours xénophobes et populistes qui polluent, de plus en plus, l’espace public ? Pour répondre à toutes ces questions, la CGT organise une nouvelle campagne contre le racisme jusqu’en juin 2018, et vous invite le 29 juin à (...)
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  • Irak
    Hommage aux journalistes Bakhtiyar Haddad et Stéphan Villeneuve ›››

    Le SNJ-CGT (Syndicat national des journalistes CGT) et le SGLCE (Syndicat général du livre et de la communication écrite CGT) expriment leurs condoléances aux familles du journaliste français Stéphan Villeneuve et du journaliste kurde irakien Bakhtiyar Haddad, tués par l’explosion d’une mine à Mossoul. Les trois journalistes français Stéphan Villeneuve, Véronique Robert et Samuel Forey, accompagnés par le journaliste kurde irakien Bakhtiyar Haddad, (...)
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  • Syndicalisation
    Les assistant-e-s maternel-le-s de Loire-Atlantique créent leur syndicat ›››

    Passionnant et utile socialement, le métier d’assistant-e maternel-le est également source de précarité, sur fond de stéréotypes de genre. Pour défendre leurs droits et porter leurs revendications, les assistant-e-s maternel-le-s de Loire-Atlantique ont décidé de s’organiser et de créer un syndicat départemental. Accueillant un ou des enfants à leur domicile privé, les assistant-e-s maternel-le-s sont salariés du particulier employeur parent de l’enfant (...)
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  • SFR
    Agression au cutter en arrière-boutique ›››

    C’est une bien triste histoire que celle de ces deux collègues qui s’écharpent en arrière-boutique. Le fond du fond de l’histoire : le manque d’effectifs. Une raison qui n’excuse pas pour autant la violence. Le 8 juin 2017 vers 19 heures, Yassine, salarié de la boutique SFR du centre commercial de Paridis à Nantes avait négocié avec son responsable de partir plus tôt, mais son collègue Abdel n’en avait pas été informé. Au moment de partir, « je lui (...)
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  • Lapeyre
    Bidouillages financiers pour gruger les salariés ›››

    Les syndicats CGT et FO ainsi que 1 776 salariés ont engagé des poursuites contre Lapeyre. En effet, le groupe de menuiserie avait élaboré un montage financier complexe pour éviter de payer aux salariés leur prime de participation aux bénéfices. Le manque à gagner représenterait plus de 81 millions d’euros entre 2002 et 2008. Conformément à la loi, le groupe Lapeyre, spécialisé dans la menuiserie, avait mis en place un accord de participation (...)
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  • TPE
    La CGT majoritaire dans la plupart des commissions paritaires régionales ›››

    La CGT, pour les salariés, et la CPME, pour le patronat, seront les organisations les mieux représentées dans les futures commissions paritaires régionales (CPRI) créées pour représenter les salariés et les employeurs des TPE. Les commissions paritaires régionales interprofessionnelles (CPRI), créées par la loi Rebsamen en 2015, ont pour mission de conseiller et d’informer les salariés et les employeurs des très petites entreprises (moins de 11 (...)
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  • Mouvement social
    La cartographie des mobilisations contre les ordonnances Macron ! ›››

    Comme l’avait annoncé la CGT, la troisième semaine de juin sera consacrée aux mobilisations contre les ordonnances Macron, que notre président voudrait faire passer courant de cet été. La CGT, dans un récent communiqué, a dénoncé les méthodes employées par le nouveau pouvoir en marche pour faire passer ces réformes cet été : « 6 réunions d’une heure par syndicat – qui plus est, sans aucun texte du gouvernement – ne font pas une concertation. 6 heures pour (...)
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  • Libertés syndicales
    Rassemblement de soutien à Miguel Salles devant le tribunal des Prud’hommes de Nantes ›››

    Suite à des évènements qui se seraient produits sur un barrage situé au niveau de l’aéroport Nantes-Atlantique dans le cadre des journées d’action contre la loi « Travail », Miguel Salles, responsable syndical CGT d’Airbus Bouguenais, avait été convoqué à un entretien à sanction pouvant aller jusqu’au licenciement. La direction lui avait alors infligé trois jours de mise à pied. Le mois dernier, le tribunal civil de Nantes, saisi par un salarié Airbus qui (...)
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  • Glyphosate
    La Commission européenne laboure le principe de précaution ›››

    Alors que le glyphosate – substance active du Roundup – fait l’objet de questionnements de plus en plus prégnants quant à ses effets néfastes sur l’environnement et la santé humaine, la Commission européenne a donné son autorisation en juin 2016 pour une nouvelle prolongation jusqu’à fin 2017, et propose depuis mai dernier une réautorisation de mise sur le marché pour dix ans. La Fédération nationale agroalimentaire et forestière (Fnaf) CGT revient sur (...)
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  • Fonction publique
    Grève du personnel du ministère du Travail le 20 juin ! ›››

    Face à un plan de restructuration masqué, les organisations syndicales du ministère du Travail appellent à la grève le 20 juin prochain.
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  • Métallurgie
    GM&S : faute de proposition satisfaisante de l’État, la lutte continue ! ›››

    Suite à la réunion du lundi 12 juin avec la cellule de crise mise en place par l’Élysée, aucune solution satisfaisante de reprise n’a été proposée, et ce malgré les pistes de travail présentée à l’État lors de cette rencontre par les syndicats CGT et FO. Les salariés ont par conséquent voté la poursuite des action à 85,6 %. La lutte continue pour GM&S. Lors de la réunion du 12 juin dernier avec la cellule de crise mise en place par l’Élysée, un seul (...)
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  • Agroalimentaire
    La CGT d’Haribo c’est du costaud ›››

    Haribo France compte deux usines en France, une à Uzès et une à Marseille – le siège social. Haribo qui connaît une progression phénoménale : son chiffre d’affaires a plus que doublé sur les dix dernières années en passant de 120 à 255 millions d’euros, tout en baissant ses effectifs, passant de 850 en 2006 à 719 en 2017. En 2006, 96 % des ventes du marché français étaient fabriquées par les deux usines en France, en 2016 seulement 69 % des ventes du (...)
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  • Web
    Un nouveau site pour le syndicat CGT Orange ›››

    Le syndicat FAPT-Orange renouvelle ses moyens de communication ! Grâce à une enveloppe octroyée dans le cadre d’un accord sur les moyens accordés aux organisations syndicales datant de janvier dernier, le syndicat a pu lancer le chantier, il y a deux mois, de son nouveau site Internet, mis en ligne le 13 juin. « C’est une refonte totale, notre précédent site datait des années 2000 », explique Cédric Carvalho, DS de FAPT-Orange. « Nous cherchons à (...)
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  • Groupe Bolloré
    Faute d’une analyse de risques satisfaisante, plusieurs salariés intoxiqués au plomb ›››

    En charge des travaux de transformation des bacs de pétrole sur le site de l’ex-raffinerie Pétroplus à Petit-Couronne en Normandie, le groupe Bolloré n’a pas pris les mesures nécessaires pour diagnostiquer correctement les risques liés à la présence de plomb sur le site, causant l’intoxication – parfois grave – de plusieurs salariés du site. L’Union départementale CGT de la Seine-Maritime revient sur ce sujet dans un communiqué paru le 14 juin 2017. (...)
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  • Temps de travail
    Gains de productivité : les 32 heures sur la table chez Verescence ›››

    À Mers-les-Bains, depuis le jeudi 8 juin jusqu’à dimanche dernier, environ 200 salariés de chez Verescence ont effectué plusieurs débrayages. Ils protestaient contre une nouvelle organisation de travail que la direction veut mettre en place. L’entreprise, ex Saint-Gobain Desjonquères, leader mondial du flaconnage en verre pour les industries de la parfumerie et de la cosmétique, est détenue par des fonds d’investissement depuis dix ans et la course (...)
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  • Liberté d’expression
    Le SNJ-CGT s’offusque de la plainte déposée par la ministre du Travail ›››

    Dans un communiqué de presse, le Syndicat national des journalistes (SNJ) CGT s’offusque de la plainte déposée par Muriel Pénicaud, ministre du Travail, après la publication d’informations concernant le contenu de la future réforme du Code du travail. « Il faut remonter très loin pour trouver une telle outrecuidance », s’écrie le SNJ-CGT, qui pense que la France est « en marche vers un régime autoritaire ». La ministre du Travail avait en effet annoncé (...)
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  • Santé
    Les salariés de l’Ehpad « Les Pensées » ne se laisseront plus faire ! ›››

    L’entreprise Résidence « Les Pensées », à Argenteuil (95) est une société par actions simplifiées à associé unique : Domidep, qui préside l’entreprise. Sur l’année 2015, l’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 3 223 700,00 € avec une augmentation totale du bilan de 171,04 % entre 2014 et 2015. Depuis deux ans le personnel de la maison de retraite « Les Pensées », à Argenteuil, demande une revalorisation de salaire et plus d’effectifs. Mais rien n’a (...)
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Entrevue à Matignon sur le Pacte de responsabilité

La CGT porteuse d’exigences fortes

samedi 15 février 2014 , par Frédéric Dayan

Jean-Marc Ayrault a entamé ce lundi 27 janvier ses entretiens avec les syndicats et le patronat sur le "Pacte de responsabilité". Une délégation conduite par Thierry Lepaon (avec Marie Laurence Bertrand, Eric Aubin, Agnès Lebot, Mohammed Oussedik) a donc rencontré le Premier ministre (lire notre reportage). Le secrétaire général de la CGT était porteur du message suivant :

"Il y a exactement deux mois, vous receviez la CGT suite à votre annonce d’une remise à plat de la fiscalité d’ici à 2015. Votre objectif était qu’elle soit plus juste, plus efficace et plus claire. La CGT est favorable depuis longtemps à une réforme de la fiscalité avec un double enjeu : renforcer et développer nos capacités productives et rendre la distribution des richesses plus juste, entre individus mais aussi entre territoires. La CGT a la volonté de s’impliquer dans cet objectif. Où en êtes-vous aujourd’hui ?

Le président de la République vient d’annoncer la suppression des cotisations familiales patronales, un nouveau cadeau de 30 milliards d’euros d’exonérations sociales pour les entreprises, au moins 50 milliards d’euros de baisse des dépenses publiques en trois ans, un choc de simplification aux contours flous … Il passe un accord sans engagement avec le MEDEF et demande aux organisations syndicales de dire ce qui pourrait être sauvé en matière sociale !

Il y a un donc un besoin urgent de clarification, tant sur les montants que sur la méthode, des annonces faites par le président de la République. L’ouverture de chantiers parallèles sans discussion préalable ne permet pas une réflexion globale sur le sens des politiques publiques et de leur financement par l’impôt.

Le transfert du financement de la politique familiale des entreprises vers le budget de l’Etat est une attaque de grande ampleur contre la protection sociale. Il remet en cause le socle de la protection sociale issu du Conseil National de la Résistance, son financement par le travail, et ouvre la porte à la fiscalisation des prestations sociales. La CGT y est opposée. Elle propose la mise à plat du financement de la protection sociale sur la base d’une augmentation de ses moyens et d’une modulation incitative des cotisations patronales.

La baisse de la dépense publique d’au moins 50 milliards d’euros en trois ans est historique. Elle s’inscrit dans la politique d’austérité qui est contre-productive en matière de relance économique, de progrès social et de cohésion sociale. Baisser encore les dépenses publiques, c’est dégrader le service public et réduire les capacités d’intervention publique. Les services publics sont un bien commun et un élément de solidarité. Ils ont démontré leur efficacité en matière de développement économique et leur rôle d’amortisseur social pendant la crise. Il faut au contraire les consolider, et augmenter leurs moyens d’action.

Aujourd’hui, en France, on supprime l’emploi public et on subventionne massivement l’emploi privé. Et pour quel résultat !
En répondant aux vœux du MEDEF, le président de la République confirme et accentue les choix qui ont clairement fait la preuve de leur nocivité. Il s’agit, au nom de la promotion de l’offre, d’améliorer les profits et d’amplifier un principe déjà installé : le passage d’une politique d’aide aux entreprises qui en ont besoin à une politique de droit pour toutes les entreprises, quelle que soit leur situation.

Pourtant on sait ce qu’il est advenu des politiques précédentes. Ces politiques ont incité les entreprises à s’opposer à la hausse des salaires et à recruter de plus en plus au niveau du smic, là où elles ne paient plus de cotisations sociales. Le recul de la part des salaires dans la valeur ajoutée des entreprises et les exonérations massives de cotisations sociales n’ont pas permis de créer des emplois, ni empêché l’installation d’un chômage massif. La situation de l’emploi et du déficit de l’assurance chômage va encore être aggravée par les conséquences de la réforme des retraites votée fin 2013.

L’argument du rétablissement des marges des entreprises pour dynamiser l’investissement est simpliste et erroné. Il est démenti par les faits. De nombreuses entreprises, voire de branches professionnelles, ont retrouvé des marges bénéficiaires proches de leurs plus hauts historiques. De nombreuses entreprises, à l’instar de celles du CAC 40, ont maintenu voire augmenté leur taux de distribution des dividendes aux actionnaires malgré la crise, et depuis dix ans les dividendes versés aux actionnaires sont plus élevés que le montant des investissements. Il va falloir évaluer la rémunération du capital, son évolution et les conséquences de son renchérissement sur l’investissement social et économique des entreprises. La CGT, en s’appuyant sur les travaux d’économistes, vient de lancer une campagne sur le coût du capital et ses responsabilités dans la crise et demande la construction d’un indice public du coût du capital.
Autre erreur de diagnostic, le secteur de l’industrie, qui perd massivement des emplois, ne bénéficie pas prioritairement des aides aux entreprises : moins de 15% des montants vont à l’industrie et seulement 4 milliards du CICE.

Le président de la République conditionne le pacte de responsabilité à l’engagement de contreparties en matière d’emplois, de qualifications et de dialogue social.

Le Président du MEDEF a déjà répondu qu’il ne s’engagerait pas sur un objectif d’emplois.

D’ailleurs, sa promesse de créer un million d’emplois en cinq ans est très ambiguë. Il ne dit pas s’il s’agit d’un million supplémentaire par rapport au rythme actuel de création nette d’emplois.
Pour la CGT, la situation sociale et économique appelle à la fois une réorientation politique et des nouveaux droits d’intervention des salariés dans la stratégie des entreprises. Nous ne voulons pas seulement discuter des modalités d’un pacte passé entre le chef de l’Etat et le Président du MEDEF mais aussi des objectifs économiques et sociaux. Notre ambition est de discuter de l’ensemble des recettes et des dépenses.

Changer de cap en matière de relance économique et de création d’emplois nécessite effectivement une mobilisation en faisant de la jeunesse et de la réponse aux besoins sociaux, économiques et environnementaux la priorité politique. Avec la CFDT, la FSU et l’UNSA, nous demandons la poursuite de l’action concernant l’emploi des jeunes et l’ouverture d’une négociation interprofessionnelle pour relancer une dynamique de l’emploi des jeunes et des seniors. Le gouvernement a également un rôle à jouer.

Concernant les aides, une remise à plat complète des 4500 dispositifs d’aides et d’exonérations accordées aux entreprises portant sur quelque 200 milliards d’euros doit être engagée et cela à tous les échelons administratifs et territoriaux. Il faut que l’efficacité des aides publiques sur l’emploi et l’investissement soit évaluée et que les aides soient concentrées sur les secteurs et les entreprises qui en ont vraiment besoin, en particulier dans l’industrie.

Les aides aux entreprises et les exonérations fiscales doivent être conditionnées à la mise en œuvre d’objectifs économiques et sociaux clairs : leur politique d’emploi, d’élévation des qualifications, de formation et de salaire, d’égalité entre les femmes et les hommes, de recherche et développement, d’innovation et d’investissements.
Le système financier, banques et assurances, doit aussi être mobilisé. La CGT revendique la construction d’un pôle financier public avec l’objectif prioritaire du financement de l’investissement créateur d’emploi et de valeur ajoutée.

L’ouverture de négociations sur les rémunérations est une nécessité. Elle est urgente et ne peut être renvoyée à des jours meilleurs. Mais le gouvernement a aussi sa responsabilité. Il faut impérativement une réévaluation du SMIC et la revalorisation du point d’indice des fonctionnaires. L’augmentation des qualifications et des salaires est incontournable pour relancer l’économie et financer la protection sociale.

Un accord interprofessionnel de cadrage est nécessaire pour fixer les objectifs en matière de reconnaissance de la qualification des salariés et la résorption des inégalités salariales, notamment entre les femmes et les hommes.

Concernant la fiscalité, il convient en premier lieu de réhabiliter l’impôt et la justice fiscale. C’est un outil de solidarité nationale qui doit être au service d’une ambition politique de progrès social. La baisse des impôts et taxes pour les entreprises ne peut pas être un préalable à l’examen d’une remise à plat de la fiscalité. Les représentants des salariés doivent être entendus à la fois sur la fiscalité des ménages et sur la fiscalité des entreprises.

Dans ses vœux aux acteurs économiques et sociaux, le président de la République a annoncé vouloir faire de l’année 2014 une nouvelle phase du dialogue social en engageant les salariés à davantage de participation à la vie des entreprises à travers les IRP, mais aussi par une présence syndicale réelle. Nous ne pouvons que nous en féliciter. Mais cela impose plusieurs conditions :
- refonder les conditions de la négociation collective. Cela implique d’une part de dégager l’initiative et l’organisation des négociations de l’emprise du MEDEF, et la refonte des branches professionnelles dont plus d’un tiers n’a pas la capacité de négocier,
- faire progresser la démocratie sociale en créant de nouveaux droits pour les salariés et leurs représentants. La CGT fait en ce sens plusieurs propositions,
- donner des moyens au syndicalisme. Le volet du projet de loi qui concerne le financement du syndicalisme est de ce point de vue totalement inacceptable. La CGT demande une véritable négociation sur les moyens nécessaires à la démocratie sociale, et la transparence financière de l’ensemble des organisations syndicales,
- respecter ses militants. Sur ce point, un premier signe serait de permettre le vote de la loi d’amnistie des syndicalistes par le Parlement et d’annuler l’appel du jugement par le procureur à l’encontre des 5 militants CGT de Roanne.

La démocratie sociale tient aussi à la qualité de l’expression démocratique des salariés à l’occasion des élections professionnelles, et à travers l’élection de leurs juges prud’homaux.

Aujourd’hui, la démocratie sociale est une démocratie à deux vitesses, selon que l’on est salarié dans une TPE ou dans une grosse entreprise. La possibilité pour les 4,6 millions de salariés des TPE de disposer de représentants élus dans leur proximité territoriale doit être ouverte rapidement.

La possibilité d’agir devant les conseils de prud’hommes est partie intégrante des garanties collectives qu’ont les salariés de faire respecter leurs droits. La légitimité des conseillers prud’homaux ne peut être garantie que par leur élection par l’ensemble des salariés, qu’ils soient en emploi ou privés d’emploi. La suppression des élections prud’homales est inacceptable pour la CGT. La remise en cause de l’élection des conseillers prud’homaux par les salariés en 2015, sous prétexte du coût que cela représente, serait une ligne rouge à ne pas franchir. Va-t-on demain organiser les élections municipales dans les entreprises pour réduire le déficit public ?