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  • Justice
    Paprec abandonne ses poursuites pour diffamation contre l’Humanité ›››

    Le SNJ-CGT et le SNJ se félicitent de l’arrêt des poursuites pour « diffamation » entamées par PAPREC (entreprise spécialisée dans le recyclage), à l’encontre du journal L’Humanité et de deux journalistes de l’Humanité et de l’Humanité Dimanche. Le groupe Paprec, spécialisé dans le recyclage, avait entamé une procédure pour diffamation à l’encontre de deux journalistes de l’Humanité, suite à des révélations, témoignages et preuves sur un cas de (...)
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  • Liberté syndicale
    Orpea : leader européen, de la répression syndicale… ›››

    La CGT soutient les camarades du syndicat allemand Verceinte Dichstlerstungs-Gewertkschaft (VER. DI) dans lutte qu’ils mènent face au groupe Orpea, numéro un français et européen de la prise en charge de personnes âgées. En l’espèce, deux représentants du syndicat ont été licenciés pour avoir diffusé des informations sur le droit de grève. La CGT dénonce encore une fois le groupe ORPEA, qui use de la répression syndicale avec comme seule boussole : le (...)
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  • Inter-professionnel
    19 avril : convergeons vers le 1er mai ! ›››

    L’appel à mobilisation du 19 avril, qui a réuni un peu partout en France quelque 300 000 manifestants, a été une réussite ! À l’appel de la CGT, mais aussi du syndicat Solidaires, 190 rassemblements se sont tenus en France. À Paris, les fédérations CGT, accompagnées de Solidaires et de la FSU, était au rendez-vous. La convergence ne fut pas un vain mot, comme ont pu le démontrer des cortèges d’étudiants, de personnels de santé, de sans-papiers... en (...)
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  • Energie
    Pour un service public de l’énergie ! ›››

    Mercredi 18 avril avait lieu la conférence de presse organisée par la fédération des mines et énergies (FNME), où son secrétaire général, Sébastien Menesplier, a présenté le projet de la CGT pour « un nouveau service public de l’électricité et du gaz attaché au statut de l’énergéticien ». En l’espèce, dans le cadre du débat public sur la Programmation Pluriannuelle de l’Energie, la FNME-CGT milite pour un bilan de la déréglementation du secteur de l’énergie et (...)
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  • Europe
    Services publics allemands : la lutte pour 6% d’augmentation de salaire ›››

    La semaine dernière, en Allemagne 150.000 agents du service publics, 70.000 la semaine d’avant étaient en grève. Toutes les régions en Allemagne sont concernées. La Fédération CGT des Services publics adresse soutient l’action menée par le syndicat allemand Ver.Di afin d’obtenir 6% d’augmentation de salaire dans les 12 prochains mois pour l’ensemble des agents des services publics allemands. La lutte concerne 2,3 millions de personnes, employées par (...)
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  • Inter-professionnel
    Où se mobiliser le 19 avril ? ›››

    !function(e,t,n,s)var i="InfogramEmbeds",o=e.getElementsByTagName(t)[0],d=/^http:/.test(e.location) ?"http:" :"https:" ;if(/^\/2/.test(s)&&(s=d+s),window[i]&&window[i].initialized)window[i].process&&window[i].process() ;else if(!e.getElementById(n))var a=e.createElement(t) ;a.async=1,a.id=n,a.src=s,o.parentNode.insertBefore(a,o)(document,"script","infogram-async","https://e.infogram.com/js/dist/embed-loader-min.js") (...)
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  • Histoires de luttes
    220 000 euros redistribués aux salariés de l’aéroport de Clermont-Ferrand ›››

    Il s’agit d’une lutte qui s’est déroulée à l’aéroport de Clermont-Ferrand. Face à des comptes d’entreprise obscurs, la CGT a saisi des cabinets d’expertise comptable. Au final, une enveloppe de 220 000 euros qui avait été dissimulée par Vinci Aéroports a été redistribuée et partagée entre les 100 salariés de l’aéroport en décembre 2017.
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  • SNCF
    AG des cheminots à Austerlitz : le mouvement bien ancré ›››

    Vendredi 13 avril, au moment de la deuxième séquence de journées de grève, les cheminots en grève à Austerlitz tenaient leur assemblée générale. Des étudiants de l’université de Paris I les avaient rejoints pour l’occasion, et l’après-midi, une manifestation des cheminots allait se dérouler de l’université Paris I à la gare d’Austerlitz. Ce 16 avril 2018, par voie de presse, le gouvernement et la direction SNCF ont annoncé la filialisation du Fret SNCF sous (...)
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  • Santé
    Les salariés de l’hôpital privé des peupliers à Paris veulent être entendus ! ›››

    Depuis l’ouverture des négociations annuelles obligatoires (NAO), fin mars 2018, les salariés de l’hôpital des peupliers à Paris XIII° réclament des conditions de travail et des salaires décents. L’hôpital des peupliers est un établissement privé appartenant au groupe Ramsay-Générale de Santé (RGDS). Les grévistes et leurs représentants syndicaux pointent le manque de considération, les absences non remplacées qui épuisent les personnels, et demandent (...)
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  • Documentaire
    Vérités et mensonges sur la SNCF ›››

    Fin 2015, un documentaire de Gilles Balbastre, co-produit par le Comité d’établissement régional SNCF Nord Pas-de-Calais et Emergences-CHSCT, démêlait le vrai du faux sur la SNCF. Témoignages de cheminots inquiets pour la sécurité des voyageurs, déclarations de Guillaume Pepy, Pdg de la SNCF contredites par la réalité du terrain, ce documentaire trouve toute sa place dans la lutte actuelle des (...)
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  • Législatif
    Macron interpellé pour restreindre l’application de la loi "secret des affaires" ›››

    La proposition de loi sur le secret des affaires (voir notre article) sera débattue en séance publique au Sénat mercredi 18 avril. A l’occasion du rassemblement Place de la République à Paris et de la conférence de presse tenue ce lundi 16 avril, plus de 50 associations, syndicats et personnalités ont rendue publique une lettre ouverte au Président de la République pour l’interpeller sur cette proposition de loi contraire aux libertés fondamentales. (...)
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  • Médias
    AFP : Fabrice Fries élu nouveau PDG, un démantèlement annoncé ! ›››

    Après l’élection de Fabrice Fries à la tête de l’Agence France Presse (AFP), la CGT réaffirme sa détermination à lutter pour l’indépendance politique et économique de l’agence. En l’espèce, outre la réduction globale des effectifs prévue dans son projet, Fabrice Fries promet également d’« ouvrir le dossier de capitalisation de l’agence », sonnant la fin de l’indépendance rédactionnelle et économique de l’AFP. Au terme de trois tours de scrutin, malgré (...)
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  • Documentaire
    Ferroviaire Business ›››

    La SNCF possède plus de 1250 filiales dans le monde. Elle emploie 150 000 cheminots au statut mais aussi 110 000 salariés de droits privé. Un vrai "Ferroviaire Business" ! Voici le documentaire de la Fédération CGT des Cheminots. Cliquez ici http://mm1.cgt.fr/cgt/FERROVIAIRE_BUSINESS.mov
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  • Services publics
    16 avril : grève reconductible des ATSEM sur toute la France ›››

    Pour permettre aux agents de porter leurs revendications, l’intersyndicale CGT, FA-FPT, FO, FSU, Sud Solidaires dépose un préavis de grève reconductible pour les Agents Territoriaux Spécialisés des Écoles, titulaires, non-titulaires et faisant fonction à partir du lundi 16 avril 2018. [(Dans le cadre de la mobilisation prévue le 16 avril, des agents décideront de cesser le travail et se mobiliseront pour : • La revalorisation des grilles (...)
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  • Santé
    Le groupe Vauban va rembourser un million d’euros à ses salarié.e.s !! ›››

    Le groupe Vauban, propriétaire de la clinique Livry-Gargan, devra rembourser 1 million d’euros aux salarié-e-s ! Les salarié-e-s de la Clinique de Livry-Gargan, bénéficiaient jusqu’à la reprise par le groupe Vauban Santé en 2013, d’une prime de fin d’année égale à un mois de salaire annuel brut moyen. Le groupe Vauban cherche alors à transformer cette prime — obtenue par des accords collectifs de juin 2015 et avril 2011 — en prime liée à des critères (...)
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  • Éducation nationale
    Étudiants, cheminots : convergence des luttes à Tolbiac ›››

    En lutte contre le projet ORE, des étudiants occupent la faculté de Tolbiac à Paris. Ce 11 avril, une délégation de la FERC-CGT et des cheminots de la gare d’Austerlitz sont venus leur prêter main forte, face à des menaces d’évacuation manu militari, qui finalement n’ont pas eu lieu. Reportage.
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  • Commerce et services
    Victoire éclair des salariés de STN GROUPE ›››

    En grève mardi 10 avril dès 7 heures, les salariés de la Société sous-traitante STN GROUPE qui interviennent au PARK HYATT VENDOME ont obtenu satisfaction de leurs revendications via un accord signé avec la direction dès 10h30. Mardi 10 avril 2018 dès 7 heures, les salariés de la société sous-traitante STN GROUPE qui interviennent au PARK HYATT VENDOME ont arrêté massivement le travail afin d’obtenir la satisfaction des revendications suivantes : (...)
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  • SNCF
    Les cheminots adressent une mise en demeure à leur direction ›››

    Le 10 avril, les organisations syndicales CGT, Unsa-ferroviaire, CFDT-cheminots ont adressé un courrier de mise en demeure à la direction de la SNCF. La direction est sommée, sous 48 heures, de : ne rien faire qui puisse être constitutif d’une entrave à l’exercice du droit syndical et à l’exercice du droit de grève ; de faire cesser les manœuvres en cours et de retirer, sous le même délai les fausses informations et de procéder aux (...)
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  • Culture
    La CGT-Spectacle soutient le projet de reprise du cinéma La Clef ›››

    Le Comité d’entreprise de la Caisse d’Epargne d’Île-de-France, propriétaire du cinéma et centre culturel La Clef (Paris V) souhaite le vendre, sous condition expresse que le lieu demeure ce qu’il est pendant une durée de 18 ans. Le directeur actuel de La Clef faisait partie des acheteurs potentiels, mais refusait la clause de maintien de l’activité sur 18 ans. Devant le refus qui lui a été opposé, il a donc pris la décision de cesser l’activité (...)
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  • Santé
    Grève au CHU d’Angers contre le plan d’économie ›››

    En déficit de 11 millions d’euros en 2017, le CHU d’Angers va voir son financement à la baisse pour 2018, en application des choix budgétaires du ministère de la Santé, qui prévoit 1,6 milliard d’euros d’économie sur son financement aux hôpitaux publics. La direction du CHU a donc prévu, entre autres, à titre d’économie, de couper dans les effectifs, à activité égale ! Le syndicat CGT du CHU d’Angers estime cette diminution à environ 150 personnes, (...)
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Entrevue à Matignon sur le Pacte de responsabilité

La CGT porteuse d’exigences fortes

samedi 15 février 2014 , par Frédéric Dayan

Jean-Marc Ayrault a entamé ce lundi 27 janvier ses entretiens avec les syndicats et le patronat sur le "Pacte de responsabilité". Une délégation conduite par Thierry Lepaon (avec Marie Laurence Bertrand, Eric Aubin, Agnès Lebot, Mohammed Oussedik) a donc rencontré le Premier ministre (lire notre reportage). Le secrétaire général de la CGT était porteur du message suivant :

"Il y a exactement deux mois, vous receviez la CGT suite à votre annonce d’une remise à plat de la fiscalité d’ici à 2015. Votre objectif était qu’elle soit plus juste, plus efficace et plus claire. La CGT est favorable depuis longtemps à une réforme de la fiscalité avec un double enjeu : renforcer et développer nos capacités productives et rendre la distribution des richesses plus juste, entre individus mais aussi entre territoires. La CGT a la volonté de s’impliquer dans cet objectif. Où en êtes-vous aujourd’hui ?

Le président de la République vient d’annoncer la suppression des cotisations familiales patronales, un nouveau cadeau de 30 milliards d’euros d’exonérations sociales pour les entreprises, au moins 50 milliards d’euros de baisse des dépenses publiques en trois ans, un choc de simplification aux contours flous … Il passe un accord sans engagement avec le MEDEF et demande aux organisations syndicales de dire ce qui pourrait être sauvé en matière sociale !

Il y a un donc un besoin urgent de clarification, tant sur les montants que sur la méthode, des annonces faites par le président de la République. L’ouverture de chantiers parallèles sans discussion préalable ne permet pas une réflexion globale sur le sens des politiques publiques et de leur financement par l’impôt.

Le transfert du financement de la politique familiale des entreprises vers le budget de l’Etat est une attaque de grande ampleur contre la protection sociale. Il remet en cause le socle de la protection sociale issu du Conseil National de la Résistance, son financement par le travail, et ouvre la porte à la fiscalisation des prestations sociales. La CGT y est opposée. Elle propose la mise à plat du financement de la protection sociale sur la base d’une augmentation de ses moyens et d’une modulation incitative des cotisations patronales.

La baisse de la dépense publique d’au moins 50 milliards d’euros en trois ans est historique. Elle s’inscrit dans la politique d’austérité qui est contre-productive en matière de relance économique, de progrès social et de cohésion sociale. Baisser encore les dépenses publiques, c’est dégrader le service public et réduire les capacités d’intervention publique. Les services publics sont un bien commun et un élément de solidarité. Ils ont démontré leur efficacité en matière de développement économique et leur rôle d’amortisseur social pendant la crise. Il faut au contraire les consolider, et augmenter leurs moyens d’action.

Aujourd’hui, en France, on supprime l’emploi public et on subventionne massivement l’emploi privé. Et pour quel résultat !
En répondant aux vœux du MEDEF, le président de la République confirme et accentue les choix qui ont clairement fait la preuve de leur nocivité. Il s’agit, au nom de la promotion de l’offre, d’améliorer les profits et d’amplifier un principe déjà installé : le passage d’une politique d’aide aux entreprises qui en ont besoin à une politique de droit pour toutes les entreprises, quelle que soit leur situation.

Pourtant on sait ce qu’il est advenu des politiques précédentes. Ces politiques ont incité les entreprises à s’opposer à la hausse des salaires et à recruter de plus en plus au niveau du smic, là où elles ne paient plus de cotisations sociales. Le recul de la part des salaires dans la valeur ajoutée des entreprises et les exonérations massives de cotisations sociales n’ont pas permis de créer des emplois, ni empêché l’installation d’un chômage massif. La situation de l’emploi et du déficit de l’assurance chômage va encore être aggravée par les conséquences de la réforme des retraites votée fin 2013.

L’argument du rétablissement des marges des entreprises pour dynamiser l’investissement est simpliste et erroné. Il est démenti par les faits. De nombreuses entreprises, voire de branches professionnelles, ont retrouvé des marges bénéficiaires proches de leurs plus hauts historiques. De nombreuses entreprises, à l’instar de celles du CAC 40, ont maintenu voire augmenté leur taux de distribution des dividendes aux actionnaires malgré la crise, et depuis dix ans les dividendes versés aux actionnaires sont plus élevés que le montant des investissements. Il va falloir évaluer la rémunération du capital, son évolution et les conséquences de son renchérissement sur l’investissement social et économique des entreprises. La CGT, en s’appuyant sur les travaux d’économistes, vient de lancer une campagne sur le coût du capital et ses responsabilités dans la crise et demande la construction d’un indice public du coût du capital.
Autre erreur de diagnostic, le secteur de l’industrie, qui perd massivement des emplois, ne bénéficie pas prioritairement des aides aux entreprises : moins de 15% des montants vont à l’industrie et seulement 4 milliards du CICE.

Le président de la République conditionne le pacte de responsabilité à l’engagement de contreparties en matière d’emplois, de qualifications et de dialogue social.

Le Président du MEDEF a déjà répondu qu’il ne s’engagerait pas sur un objectif d’emplois.

D’ailleurs, sa promesse de créer un million d’emplois en cinq ans est très ambiguë. Il ne dit pas s’il s’agit d’un million supplémentaire par rapport au rythme actuel de création nette d’emplois.
Pour la CGT, la situation sociale et économique appelle à la fois une réorientation politique et des nouveaux droits d’intervention des salariés dans la stratégie des entreprises. Nous ne voulons pas seulement discuter des modalités d’un pacte passé entre le chef de l’Etat et le Président du MEDEF mais aussi des objectifs économiques et sociaux. Notre ambition est de discuter de l’ensemble des recettes et des dépenses.

Changer de cap en matière de relance économique et de création d’emplois nécessite effectivement une mobilisation en faisant de la jeunesse et de la réponse aux besoins sociaux, économiques et environnementaux la priorité politique. Avec la CFDT, la FSU et l’UNSA, nous demandons la poursuite de l’action concernant l’emploi des jeunes et l’ouverture d’une négociation interprofessionnelle pour relancer une dynamique de l’emploi des jeunes et des seniors. Le gouvernement a également un rôle à jouer.

Concernant les aides, une remise à plat complète des 4500 dispositifs d’aides et d’exonérations accordées aux entreprises portant sur quelque 200 milliards d’euros doit être engagée et cela à tous les échelons administratifs et territoriaux. Il faut que l’efficacité des aides publiques sur l’emploi et l’investissement soit évaluée et que les aides soient concentrées sur les secteurs et les entreprises qui en ont vraiment besoin, en particulier dans l’industrie.

Les aides aux entreprises et les exonérations fiscales doivent être conditionnées à la mise en œuvre d’objectifs économiques et sociaux clairs : leur politique d’emploi, d’élévation des qualifications, de formation et de salaire, d’égalité entre les femmes et les hommes, de recherche et développement, d’innovation et d’investissements.
Le système financier, banques et assurances, doit aussi être mobilisé. La CGT revendique la construction d’un pôle financier public avec l’objectif prioritaire du financement de l’investissement créateur d’emploi et de valeur ajoutée.

L’ouverture de négociations sur les rémunérations est une nécessité. Elle est urgente et ne peut être renvoyée à des jours meilleurs. Mais le gouvernement a aussi sa responsabilité. Il faut impérativement une réévaluation du SMIC et la revalorisation du point d’indice des fonctionnaires. L’augmentation des qualifications et des salaires est incontournable pour relancer l’économie et financer la protection sociale.

Un accord interprofessionnel de cadrage est nécessaire pour fixer les objectifs en matière de reconnaissance de la qualification des salariés et la résorption des inégalités salariales, notamment entre les femmes et les hommes.

Concernant la fiscalité, il convient en premier lieu de réhabiliter l’impôt et la justice fiscale. C’est un outil de solidarité nationale qui doit être au service d’une ambition politique de progrès social. La baisse des impôts et taxes pour les entreprises ne peut pas être un préalable à l’examen d’une remise à plat de la fiscalité. Les représentants des salariés doivent être entendus à la fois sur la fiscalité des ménages et sur la fiscalité des entreprises.

Dans ses vœux aux acteurs économiques et sociaux, le président de la République a annoncé vouloir faire de l’année 2014 une nouvelle phase du dialogue social en engageant les salariés à davantage de participation à la vie des entreprises à travers les IRP, mais aussi par une présence syndicale réelle. Nous ne pouvons que nous en féliciter. Mais cela impose plusieurs conditions :
- refonder les conditions de la négociation collective. Cela implique d’une part de dégager l’initiative et l’organisation des négociations de l’emprise du MEDEF, et la refonte des branches professionnelles dont plus d’un tiers n’a pas la capacité de négocier,
- faire progresser la démocratie sociale en créant de nouveaux droits pour les salariés et leurs représentants. La CGT fait en ce sens plusieurs propositions,
- donner des moyens au syndicalisme. Le volet du projet de loi qui concerne le financement du syndicalisme est de ce point de vue totalement inacceptable. La CGT demande une véritable négociation sur les moyens nécessaires à la démocratie sociale, et la transparence financière de l’ensemble des organisations syndicales,
- respecter ses militants. Sur ce point, un premier signe serait de permettre le vote de la loi d’amnistie des syndicalistes par le Parlement et d’annuler l’appel du jugement par le procureur à l’encontre des 5 militants CGT de Roanne.

La démocratie sociale tient aussi à la qualité de l’expression démocratique des salariés à l’occasion des élections professionnelles, et à travers l’élection de leurs juges prud’homaux.

Aujourd’hui, la démocratie sociale est une démocratie à deux vitesses, selon que l’on est salarié dans une TPE ou dans une grosse entreprise. La possibilité pour les 4,6 millions de salariés des TPE de disposer de représentants élus dans leur proximité territoriale doit être ouverte rapidement.

La possibilité d’agir devant les conseils de prud’hommes est partie intégrante des garanties collectives qu’ont les salariés de faire respecter leurs droits. La légitimité des conseillers prud’homaux ne peut être garantie que par leur élection par l’ensemble des salariés, qu’ils soient en emploi ou privés d’emploi. La suppression des élections prud’homales est inacceptable pour la CGT. La remise en cause de l’élection des conseillers prud’homaux par les salariés en 2015, sous prétexte du coût que cela représente, serait une ligne rouge à ne pas franchir. Va-t-on demain organiser les élections municipales dans les entreprises pour réduire le déficit public ?