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Libertés syndicales, bourses du travail, unions locales

La CGT interpelle le ministre du Travail et les représentants des élus locaux

mardi 24 mars 2015 , par Frédéric Dayan

Le secrétaire général de la CGT a adressé le 20 mars deux courriers, d’une part au ministre du Travail, François Rebsamen et d’autre part aux représentants des élus locaux (Association des Maires de France, Assemblée des Départements de France, Association des Régions de France) pour les alerter sur les attaques dont font l’objet un certain nombre de bourses du Travail et de structures syndicales territoriales.

"Ces structures territoriales syndicales sont, pour les salariés en situation d’exclusion ou d’isolement, la seule possibilité de s’organiser collectivement pour faire valoir leurs droits économiques et sociaux, un droit qui leur est reconnu et garanti par la Constitution française", fait notamment valoir Philippe Martinez dans la lettre aux élus. "C’est le rôle que jouent notamment les unions locales de la CGT mais également les bourses du travail qui constituent des lieux d’hébergement des organisations syndicales et donc des lieux d’accueil pour le monde du travail."
Il souligne par ailleurs qu’un rapport de l’IGAS, rédigé suite à la Mission « Dole », reconnait à ce titre la mission d’utilité publique des organisations syndicales et des bourses du travail. Et le secrétaire général de la CGT de déplorer qu’aujourd’hui, "cette mission d’utilité publique du syndicalisme est attaquée. Les remises en cause par les collectivités locales de l’hébergement des organisations syndicales dans les bourses du travail se multiplient." S’adressant à François Rebsamen, le secrétaire général de la CGT dénonce "la recrudescence de la répression syndicale dans les entreprises, notamment envers les élus et militants de la CGT.
Cette répression n’est pas du seul fait des patrons du privé. Dans l’administration, la fonction publique, les élus sont également discriminés et trop souvent sanctionnés du fait de leur activité syndicale. Cette répression s’est déjà accompagnée de plusieurs décisions de police et de justice où, à l’issue de plaintes infondées ou mineures, les militants et dirigeants de la CGT ont été mis en garde à vue comme à Amiens avec les « GOODYEAR » et à Lyon avec le Secrétaire général de l’Union locale CGT de Saint-Priest ou le Secrétaire général de l’Union départementale CGT du Rhône."

Philippe Martinez conclut ces deux courriers par une demande de rencontre avec les représentants des élus et appelle le ministre du Travail et le gouvernement à "une réaction forte (...) sur l’utilité et le rôle du syndicalisme dans notre pays et la nécessité de faire respecter partout le droit syndical, les organisations et les militants qui y travaillent au quotidien.