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  • Égalité Femmes/Hommes
    Même les experts proches du patronat reconnaissent les bienfaits de l’égalité salariale ›››

    La Fondation Concorde, d’orientation libérale, a récemment livré une étude montrant les avantages économiques de la suppression des inégalités salariales Femmes/Hommes. © Corinne Rozotte / Divergence images Une récente publication de l’Insee fait état d’un écart de 18,4 % en moyenne et en équivalent temps plein entre les salaires des femmes et des hommes. Dans la réalité, en tenant compte du fait qu’elles subissent une précarité plus forte, les femmes (...)
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  • Violences sexistes et sexuelles
    Une norme OIT et cinq propositions contre les violences et le harcèlement au travail ›››

    « En Europe, 40 à 50 % des femmes déclarent avoir été l’objet de sexisme et de harcèlement sur le lieu du travail », expliquait hier Sharan Burrow, secrétaire générale de la Confédération syndicale internationale lors de la conférence organisée par la CGT en marge de la journée d’étude sur les violences sexistes et sexuelles rassemblant 200 militant·e·s. La Confédération syndicale internationale (dont est membre la CGT) a gagné l’inscription à l’ordre du (...)
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  • Santé et action sociale
    Relaxe pour la lanceuse d’alerte Céline Boussié ›››

    Ancienne aide médico-psychologique salariée (de 2003 à 2008) de l’Institut médico-éducatif de Moussaron dans le Gers, Céline Boussier était poursuivie pour diffamation par son employeur. Pour avoir dénoncé aux médias les maltraitances institutionnelles dont elle était témoin sur les enfants polyhandicapés accueillis par l’IME, elle comparaissait le 21 novembre devant le Tribunal correctionnel de Toulouse. En 1995 puis en 1999, trois salariés de l’IME (...)
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  • FNIC-CGT
    Ordonnances Macron : mobilisation dans le secteur pétrolier ›››

    A compter d’aujourd’hui, 23 novembre, la CGT appelle à l’arrêt de travail dans l’ensemble de la branche pétrole, sur tous les sites, raffinage, pétrochimie, dépôts de carburants et dépôts portuaires, stations aéroportuaires d’avitaillement, etc. Les syndicats CGT de la branche Pétrole se sont réunis le 25 octobre dernier. La FNIC-CGT a reçu une fin de non-recevoir de la part des patrons du Pétrole à son à ses revendications qui engagent simplement la (...)
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  • Sondage
    Avez-vous été victime de sexisme ou de violences sexistes ou sexuelles ? ›››


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  • Commerce
    Nouveau jeu chez Amazon : dénonce ton collègue et gagne un cadeau ! ›››

    Ce n’est hélas pas une blague. À l’occasion de la « fête du pic d’activité », Amazon lance un grand jeu concours sur son site de Lauwin-Planque dans le département du Nord, le « Safety Fun Game ». Il consiste à dénoncer ses collègues en cas de manquement aux règles de sécurité. Pour réutiliser les termes de l’affiche (écrite dans un franglais de circonstance) : « Cumulez les good points à chaque action non safety de la part du General Manager, d’un Senior Ops, (...)
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  • Médias
    Dans le métro parisien, agression contre un journaliste ›››

    Un journaliste a été agressé le 17 novembre dernier par des agents de la RATP, alors qu’il filmait un contrôle des titres de transport. Le SNJ-CGT s’est fendu d’un communiqué pour dénoncer cette atteinte à la liberté de la presse. Vendredi 17 novembre, Raphaël Godechot, journaliste qui collabore à plusieurs titres de presse, a été violemment agressé par des contrôleurs de la RATP. Alors qu’il se trouvait à la station Denfert-Rochereau, notre confrère est (...)
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  • Commerce
    90e jour de grève au McDonald’s de Villefranche-de-Rouergue ›››

    Depuis le 23 août dernier, les salarié.e.s du McDonald’s de Villefranche-de-Rouergue sont en grève pour obtenir de meilleures conditions de travail, des augmentations de salaire et surtout l’instauration d’un dialogue social qui semble faire défaut depuis de longs mois (lire notre article précédent) Pour l’heure, toutes les médiations ont échoué. Dans un communiqué de presse, la Fédération CGT commerce et service « exige de la direction de (...)
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  • Métallurgie
    L’Union des industries métallurgiques et minières en rêvait, Macron l’a fait ! ›››

    L’Union des industries métallurgiques et minières (UIMM) veut renégocier la convention collective de la branche. Il y a plus d’un an, le syndicat patronal engageait une négociation de tous les accords qui structurent la majeure partie des statuts et garanties sociales pour 1,4 million de salariés. "Un projet patronal qui propose de revenir au moyen âge avec notamment un paiement à la tâche" selon Stéphane Flégeau, membre du bureau fédéral FTMCGT. Un (...)
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  • Numérique
    Comment utiliser la transformation numérique pour changer le travail ? ›››

    L’Ugict-CGT met à disposition des équipes syndicales un nouveau Guide pour promouvoir transformation numérique et qualité de vie au travail. L’arrivée du numérique sur les lieux de travail induit un éclatement des unités de lieux et de temps, la dématérialisation des postes de travail, un accroissement des tensions entre autonomie et contrôle, et la redéfinition des périmètres des métiers et de leur contenu. Ce guide doit aider les négociateurs à (...)
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  • Agro-alimentaire
    Primes, intéressement... Victoire pour les salariés de Saint-Louis Sucre ›››

    Prétextant la fin des quotas depuis le 1er octobre 2017, la direction de Saint-Louis Sucre (SLS) accélère les restructurations en allongeant notamment la durée de la campagne sucrière. Elle cherche par tous les moyens à accentuer la flexibilité et la précarité, aboutissant à une dégradation des conditions de travail, et une perte de revenu annuel de 1500 euros. Pour ce faire, elle a présenté un projet, tout de suite rejeté par une pétition lancée par la (...)
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  • Finances
    Opacité bancaire, politiques désastreuses... Arrêtez le massacre ! ›››

    Alors qu’éclate le scandale des « Paradise papers », la Fédération CGT des finances souhaite pointer quelques faits qui méritent qu’on s’y arrête. Les journalistes qui ont révélé le scandale estiment à 350 milliards le manque à gagner pour les États. Mais les mesures prises pour endiguer le phénomène tiennent plus de la posture que d’une volonté réelle de lutte contre l’évasion fiscale. Ainsi, depuis son arrivée, le gouvernement français fait le choix (...)
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  • Commerce
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  • Environnement
    Au collège Saint Exupéry, la présence de solvants cancérogènes oblige au déménagement ›››

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  • Intérim
    Hausse dramatique des accidents mortels au travail ›››

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  • Liberté de la presse
    L’information, un délit dans la « patrie des droits de l’homme » ? ›››

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  • Code du Travail
    Continuons à nous mobiliser contre les Ordonnances Macron ! ›››

    C’était la quatrième mobilisation contre les ordonnances Macron à laquelle participait la CGT. Hier, 16 novembre, des dizaines de milliers de salariés, privés d’emploi, retraités, jeunes ont confirmé qu’ils ne céderont pas sur leurs droits. Les Ordonnances Macron sont une transformation profonde des relations entre la·le salarié·e et son employeur. Face à la simplification des modalités de licenciement individuel et collectif, à la fusion des instances (...)
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  • Les entretiens de l’IHS
    Histoire et décadence de la CSG, 2e partie ›››

    D’où vient-elle ? Où va-t-elle ? La contribution sociale généralisée (CSG) a maintenant 26 ans et rentre dans sa maturité. L’occasion, au moment où les pouvoirs publics lui assurent un avenir prometteur, de faire le point sur son passé encore frais, en compagnie de Gérard Rodriguez, du conseil d’administration de l’IHS. Nous publions quatre nouveaux épisodes de notre série, composée de 13 épisodes. 5- La CSG, une victoire pour le patronat ? 6- (...)
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  • Culture
    Le centre Benoit Frachon va fêter ses 70 ans ! ›››

    4 questions à Lionel Charvin, responsable pédagogique et culturel du Centre de formation Benoit Frachon à l’occasion des 70 ans du centre (2017-2018). Plusieurs événements sont encore à venir. Quels sont les liens entre formation syndicale et culture au Centre Benoit Frachon ? Deux courants ont traversé la CGT : le syndicalisme et l’éducation populaire. Au sortir de la guerre, il devenait nécessaire de re-former des cadres à la CGT, un certain (...)
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  • Dordogne
    Condamnation de la direction de Cetec pour délit d’entrave ›››

    Le tribunal correctionnel de Périgueux (Dordogne) vient de rendre son verdit concernant l’affaire qui oppose depuis plusieurs années le dirigeant de la société Cetec, spécialisée dans l’ensachage, et des salariés et élus de l’entreprise. Ce jugement est l’aboutissement au pénal d’une démarche auprès des prud’hommes lancée il y a trois ans par deux salariés dénonçant du harcèlement moral et de la discrimination syndicale. Le dirigeant de la Cetec vient (...)
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Face aux injonctions du Medef

La CGT en phase avec les salariés

lundi 7 juillet 2014 , par Frédéric Dayan
Interview de Thierry Lepaon le 7 juillet

La CGT a décidé de ne pas participer à la seconde journée de la Conférence sociale 2014. Thierry Lepaon, nous en explique les raisons après la rencontre avec le Chef de l’Etat. A cette occasion, Thierry Lepaon a réaffirmé, notamment, l’opposition de la CGT au Pacte de responsabilité "qui va avoir un effet récessif sur notre économie" et il a réclamé "un changement de cap en matière économique et sociale".
Il a aussi dénoncé les faux semblants du dialogue social et notamment le fait qu’avant même l’ouverture de la conférence sociale, le gouvernement répond à deux vieilles revendications patronales.
Dans ces conditions, explique Thierry Lepaon, "il n’est pas question pour la CGT de cantonner le syndicalisme tout entier dans un rôle de figuration, particulièrement méprisant pour l’exercice de la démocratie sociale et qui divise les organisations syndicales". Dès lors la CGT a décidé ce matin, qu’elle ne participerait pas aux séances de travail prévues pour la seconde journée.

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Intervention de Thierry Lepaon devant le Président de la République

Monsieur le Président de la République,

Vous ouvrez cet après- midi la troisième conférence sociale de votre quinquennat. Après cinq années de mépris des organisations syndicales par le précédent gouvernement, vous avez souhaité donner une nouvelle dimension aux relations sociales dans notre pays en instituant, dès votre élection, le principe d’une conférence sociale annuelle.

Donner un sens politique à la construction sociale dont notre pays a besoin, sous la responsabilité du Président de la République qui est garant de la cohésion de la nation, est une ambition à laquelle la CGT est sensible.

Au bout de trois exercices, il est temps d’en faire le bilan. Un bilan économique et social d’abord.

La situation des salariés se dégrade de mois en mois : hausse des inégalités, augmentation de la pauvreté qui touche d’abord les chômeurs et les salariés, installation du chômage de masse, désillusion, démobilisation et usure des salariés au travail, déstructuration de la vie sociale.

L’industrie continue de perdre des emplois. Les mesures d’austérité prises par le gouvernement aggravent la situation.

Le pacte de responsabilité met en danger notre protection sociale. La transformation progressive de notre sécurité sociale vers une fiscalisation du financement et des prestations n’est pas de nature à répondre aux besoins d’aujourd’hui.

En l’absence d’engagements clairs du patronat sur la création d’emplois, le pacte de responsabilité va avoir un effet récessif sur notre économie.

Vous avez décidé d’engager une réforme territoriale en urgence, qui soulève une opposition majoritaire. Cette réforme intervient au moment même où vous mettez un terme à la remise à plat fiscale proposée par l’ancien Premier ministre, qui aurait pu ouvrir la voie à de nouveaux moyens pour l’action publique. La réforme territoriale n’est pas destinée à rapprocher le service public des citoyens. Au contraire il s’agit de chercher, à tout prix, les économies imposées par votre plan d’austérité à 50 milliards d’euros. Elle va se traduire par un vrai plan social dans la fonction publique. Nous y sommes clairement opposés.

La politique menée fait exploser les conflits sociaux parce que le gouvernement ne veut pas entendre les salariés, ni ouvrir une réflexion de fond sur les problèmes qu’ils rencontrent. C’est vrai à la SNCF, c’est vrai du conflit des intermittents. Nous avions averti que la remise en cause par le patronat des conditions d’indemnisation du chômage des salariés du spectacle et des intérimaires conduirait à l’affrontement. Nous y sommes.

Je vous ai alerté également vendredi dernier sur la situation de la SNCM. Il est inacceptable que l’Etat renie sa parole. C’est cela qui provoque l’exaspération de tous les acteurs concernés.

Nous attendons un changement de cap en matière économique et sociale.

C’est en respectant les salariés et en revalorisant le travail par une autre répartition des richesses créées par le travail qu’une issue à la crise sera possible.

Depuis deux ans, le gouvernement met en œuvre une politique sectorielle en superposant des dispositifs qui, en soi ne sont pas critiquables, mais qui ne peuvent pas servir de politique de l’emploi. On est arrivé au bout de cette logique. Un jour, on s’occupe des jeunes, un autre des seniors, en ignorant volontairement la responsabilité du patronat qui prend pour cible le travail des salariés au travers de ce qu’il appelle le « coût du travail ».

Nous sommes devant une absence de politique globale qui fragilise notre contrat social et conduit à l’échec en matière économique et sociale. C’est le cas en France et en Europe, les mêmes causes produisant les mêmes effets.

Les salariés ont besoin d’une rupture claire avec la situation existante. Il y a une urgence sociale et politique à prendre en compte la réalité de vie des millions de salariés, de retraités et de privés d’emploi.

Nous faisons aussi un bilan concernant la démocratie sociale.

L’attitude du premier Ministre à l’égard des partenaires sociaux n’est pas admissible. De façon unilatérale, il remet en cause des mesures qui ont fait l’objet d’une négociation, d’un accord, d’une loi.

Très concrètement, le gouvernement donne raison au patronat qui ne veut pas endosser sa responsabilité dans la reconnaissance de la pénibilité au travail et qui exclut du travail pour inaptitude 150 000 salariés par an.

Avant même l’ouverture de la conférence sociale, le gouvernement répond à deux vieilles revendications patronales.

Le relèvement des seuils sociaux, alors qu’on sait qu’ils n’ont pas d’incidence sur la création d’emplois, et la simplification du code du travail en vue de « rendre l’économie plus souple », selon les termes du ministre du Travail.

Pour la CGT, une économie plus souple impose au contraire de renforcer les garanties sociales des salariés par une sécurité sociale professionnelle inscrite dans la loi.

Il n’est pas question pour la CGT de cantonner le syndicalisme tout entier dans un rôle de figuration, particulière- ment méprisant pour l’exercice de la démocratie sociale et qui divise les organisations syndicales. Le gouvernement ne peut pas décider du calendrier, du contenu et des objectifs des thématiques à débattre entre partenaires sociaux et demander aux organisations syndicales d’assurer la mise en œuvre par une négociation sous contrainte du patronat.

La CGT s’opposera à toute mesure affaiblissant le droit d’intervention, de représentation et de négociation collective des salariés dans notre pays.

La possibilité d’un dialogue social, c’est aussi le respect des libertés syndicales à l’entreprise. Elles continuent à être malmenées, à l’image de ce qui se passe chez Toyota, mais aussi ailleurs. Mettre un terme aux discriminations syndicales suppose un engagement clair de l’État pour reconnaître le fait syndical et pour sanctionner ceux qui ne respectent pas la loi.

Concernant les huit thématiques abordées par la conférence sociale, la CGT formule 94 exigences qui donnent un sens, et des propositions très concrètes qui correspondent à des attentes fortes de la part des salariés. Nous les avons rendues publiques la semaine dernière. Notre contribution vise à obtenir une sortie progressiste de la crise. C’est là- dessus que nous attendons des résultats.

Parmi ces propositions, cinq priorités sont essentielles pour la CGT.Elles sont une première étape pour un change- ment de cap qui réponde aux aspirations du monde du travail et pour réorienter la politique économique. Je les rappelle :
1. revaloriser le Smic, l’indice des salaires de la fonction publique, les pensions et les minima sociaux ;

2. établir un calendrier strict et à court terme pour ouvrir des négociations dans les branches professionnelles sur les grilles de qualification avec pour objectif : plus aucune grille en dessous du Smic et une garantie de reconnaissance des qualifications sur une carrière complète ;

3. mettre en œuvre une véritable démocratie sociale : tous les salariés doivent pouvoir élire un représentant du personnel dans leur proximité, y compris ceux des TPE, ils doivent pouvoir bénéficier d’un droit d’expression direct et collectif sur leur travail, pris sur leur temps de travail, leurs représentants doivent pouvoir disposer de droits d’intervention dans la stratégie de l’entreprise avec un droit de veto sur les licenciements ;

4. relancer l’emploi par l’investissement industriel en engageant la France dans le plan d’investissement visant la création d’emplois de qualité, porté par la Confédération Européenne des Syndicats, en y consacrant 2 % du PIB ;

5. évaluer et contrôler les aides publiques accordées aux entreprises et les réorienter pour qu’elles servent à l’emploi et à l’investissement.

L’organisation de la conférence sociale a donné lieu à quatorze réunions préparatoires, qui ont beaucoup mobilisé nos équipes sur la mise en œuvre de mesures qui semblent déjà décidées et convenues avec le patronat. Ces rendez-vous n’ont pas montré une volonté du gouvernement d’ouvrir le débat sur des sujets de réflexion qui préoccupent la CGT et les salariés.

Les salariés, les retraités et les privés d’emploi attendent des réponses à leurs problèmes maintenant.

Par contre, tout le monde a relevé l’empressement avec lequel le premier Ministre a répondu par avance aux demandes du patronat contre l’intérêt des salariés.

Ce n’est pas d’une conférence sociale hors sol dont les salariés ont besoin.

Dans ces conditions nouvelles, le bureau confédéral de la CGT a décidé ce matin, que la CGT ne participerait pas aux séances de travail prévues demain. Je tiens donc à vous en informer dès à présent.

Le 7 juillet 2014