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Publié le mardi 25 septembre 2012
Report de la conférence

La CGT écrit à la ministre Marie-Arlette Carlotti



Au nom de la CGT, Agnès Naton, dirigeante nationale a écrit à la ministre suite à l’annonce du report de la conférence nationale contre la pauvreté et l’inclusion sociale.

Madame la Ministre,
M. le Premier Ministre a, en votre présence et celle de plusieurs ministres, annoncé aux membres du CNLE - dont est membre es qualité la CGT - l’organisation d’une conférence nationale contre la pauvreté et l’inclusion sociale les 10 et 11 décembre prochains au Palais d’Iéna. Initialement prévue en novembre, son report offre l’opportunité d’une meilleure préparation articulée autour de 7 groupes de travail dont le pilotage et le contenu ont été présentés en précisant que votre administration en assurait la coordination. Une quinzaine de personnes doivent composer ces groupes parmi lesquelles des représentants du CNLE lequel contacte ses membres pour les solliciter.

J’ai, ce jour, joint votre cabinet pour faire part de nos questionnements quant à la composition et l’animation de ces groupes de travail et de nos propositions. Or, j’ai constaté une certaine confusion : ignorance sur le report de la conférence et sur l’organisation des groupes de travail.

Vous me permettrez, au nom de la CGT, de vous faire part de notre inquiétude devant une telle situation. Le Gouvernement ne peut afficher des objectifs à priori ambitieux en matière de prévention et d’éradication à terme de ces fléaux dont l’extension est corroborée par toutes les études et dans le même temps offrir une telle désorganisation dans leur traduction. Les milliers de salariés et de personnes affectés par la pauvreté et l’exclusion méritent une attention soutenue des pouvoirs publics et de l’ensemble des acteurs économiques et sociaux.

Eu égard aux enjeux, la CGT confirme sa volonté de s’investir dans l’organisation et le déroulement de cette conférence en cohérence avec sa participation lors de celles de juillet et de septembre dernier.
L’effectivité de l’accès de tous aux droits fondamentaux appelle, pour ce qui nous concerne, la mobilisation de tous les leviers permettant, dans un même mouvement, de prévenir ces situations et de permettre à celles et ceux qui y sont confrontés d’en sortir durablement.

L’inefficacité des précédents plans confirment l’intérêt et la pertinence d’engagements de politiques publiques conjoncturelles et structurelles assorties des moyens adéquats et de phases régulières d’évaluation contradictoire.

Nous avons noté, avec satisfaction, que les travaux du CNLE seraient mieux pris en compte ainsi que son rôle envisagé dans les séquences d’évaluation des mesures prises. Nous avons aussi relevé qu’il était invité à désigner 6 membres pour participer aux groupes de travail.
Nous avons aussi relevé la volonté d’associer parallèlement les organisations syndicales de salariés, d’employeurs ainsi que les collectivités locales et les associations œuvrant sur ce champ singulier de la pauvreté et de l’exclusion.

Pour ce qui concerne la CGT, nous exprimons à partir des exigences sociales, économiques et environnementales une analyse et formulons des propositions de court et long terme de nature à inverser les aggravations observées ces dernières années en Europe et en France. Notre ambition est et restera d’imprimer une démarche visant à la prévention et à l’éradication de la pauvreté et de l’exclusion afin de contribuer au « vivre ensemble » socle de notre République et de la démocratie.

Vous comprendrez donc que la CGT ne puisse accepter l’absence d’interlocuteurs de la puissance publique à qui exprimer, avant de faire ces choix de participation éventuelle aux groupes de travail préparatoires, tant ses questionnements et ses observations que ces propositions en termes de pilotage et de composition.
Je vous remercie de bien vouloir, dans un délai compatible avec les échéances, recevoir ou faire recevoir une délégation de mon organisation syndicale.