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28 septembre : journée mondiale pour le droit à l’avortement

La CGT défend le droit des femmes à disposer de leur corps

jeudi 28 septembre 2017

À l’occasion du 28 septembre, journée internationale pour le droit à l’avortement, la CGT, avec le collectif unitaire « Avortement, les femmes décident », a appelé à des rassemblements partout en France. Une manifestation européenne avait lieu à Bruxelles, soutenue par la Confédération Européenne des Syndicats. La CGT y était représentée par une délégation d’une centaine de personnes.

Aujourd’hui, le droit à l’avortement au sein de l’Europe relève de la compétence de chaque État. Interdit à Malte, sous hautes contraintes en Irlande, en Hongrie et en Pologne, le droit à l’avortement, même légalisé, peut être remis en question par le maintien de la clause de conscience des médecins (Italie), l’absence de structures hospitalières adéquates (Grèce, Bavière), les restrictions de personnel et les suppressions de centres pratiquant l’avortement lors de restructurations hospitalières (France) et, dans tous les pays, par l’élection de gouvernements réactionnaires, conservateurs et rétrogrades.

En Espagne, en Pologne ou en Irlande, la mobilisation des femmes fait reculer les gouvernements réactionnaires et conservateurs. Le gouvernement irlandais vient de décider d’un référendum au printemps 2018 en vue d’accorder le droit à l’avortement. Cette décision prouve que la lutte pour les droits des femmes doit continuer.

En France, malgré plusieurs lois, l’accès à l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) est remis en cause par les restrictions budgétaires des gouvernements successifs : fermeture des centres IVG et allongement des délais, notamment pour les femmes les plus jeunes et les précaires.

Pour garantir la liberté des femmes à disposer de leur corps dans tous les pays européens, nous exigeons que le droit à l’avortement soit inscrit dans la Charte européenne des droits fondamentaux.

En France, la CGT demande :

- l’augmentation des moyens et des personnels, le renforcement et la réouverture des centres IVG menacés par les regroupements hospitaliers ;
- l’allongement des délais d’IVG (12 semaines en France contre 22 semaines dans les pays d’Europe les plus progressistes) ;
- une meilleure formation de l’ensemble des personnels soignants ;
- la suppression de la clause de conscience spécifique à l’IVG qui permet à un médecin de refuser de pratiquer une IVG. La clause de conscience n’est pas un enjeu symbolique mais un véritable problème de santé publique !

Garantir un droit effectif à l’IVG est fondamental pour l’émancipation des femmes dans la vie et dans le travail.

Montreuil, le 28 septembre 2017