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Du 24 au 28 mars 2015 à Tunis

La CGT au 12e Forum Social Mondial

lundi 23 mars 2015
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La CGT sera présente au 12e Forum social mondial (FSM), qui se tient du 24 au 28 mars 2015, à Tunis (Tunisie). Une délégation de la confédération et des fédérations professionnelles, accompagnée de six invités syndicalistes internationaux (Burkina Faso, Comores, Inde, Mauritanie, Rwanda et Tchad), participera aux échanges, rencontres et travaux, durant toute cette semaine, et tout particulier aux ateliers sur les migrations internationales, le climat, les droits fondamentaux, les services publics, le commerce mondial et les accords de libre-échange, ainsi qu’aux ateliers sur les luttes démocratiques en Afrique.

Né à Porto Allègre en 2001, le FSM est un moment de convergence de tous les acteurs mondiaux proposant des alternatives au modèle économique néolibéral.

Il est un lieu d’échanges, de rencontres, de propositions pour un monde juste, solidaire et durable. Consciente de l’urgence de mettre en place, partout, d’autres choix économiques et sociaux pour permettre plus de justice sociale, la satisfaction des droits fondamentaux de tous, ainsi que de la nécessité d’œuvrer à des sociétés solidaires, égalitaires et durables, la CGT s’approprie pleinement le slogan du Forum social mondial et, plus que jamais, aujourd’hui, affirme, elle aussi, qu’un autre monde est possible.

La CGT salue également le choix fait de tenir ce 12e FSM à Tunis, comme en 2013. Fer de lance du Printemps arabe, la Tunisie incarne en effet l’espoir d’une révolution mettant à bas un régime autocratique et permettant à tous les citoyens de reprendre la main sur le fait politique. Deux ans après, les espoirs sont encore grands en Tunisie de voir se mettre en place des propositions pour assurer aux jeunes un emploi et un avenir, aux femmes l’égalité légitime qu’elles revendiquent et amener davantage de justice sociale dans le pays. Le FSM, en choisissant une nouvelle fois Tunis, vient montrer que cet espoir d’une société plus juste est toujours vivace et que le modèle néolibéral prôné par les forces politiques n’est pas une solution.

La tenue du FSM à Tunis, quelques jours après les attentats au musée du Bardo, résonne aussi comme un poing levé face aux obscurantismes, à la haine et la barbarie. En maintenant le FSM dans ce contexte, en refusant de céder à la peur que veulent faire régner les terroristes, les participants montrent que l’esprit du printemps arabe soufflera toujours plus fort que le vent de haine des extrémismes.

Montreuil, le 23 mars 2015