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Intermittents du spectacle

La CGT appelle à des grèves votées par les intermittents, mais pas aux blocages et aux annulations de festivals

vendredi 4 juillet 2014 , par Frédéric Dayan

Hier jeudi 3 juillet, des intermittents en lutte ont investi la Cour d’Honneur du festival d’Avignon où se déroulait une générale du Prince de Hombourg.

Pour la CGT du spectacle, "au-delà du bouleversement de chaque artiste interprète, engagé corps et âme dans la création et l’interprétation, de tous les membres des équipes techniques et artistiques concernées par une générale, auxquels nous apportons toute notre sympathie et notre soutien, c’est la question du blocage qui est en cause".
La CGT Spectacles souligne qu’elle a déposé des préavis de grèves couvrant tout le mois de juillet et elle appelle "les équipes techniques et artistiques engagées dans les spectacles à voter la grève". Notamment le 4 juillet sur tout le territoire, à l’occasion de l’ouverture d’Avignon In, ou encore le 12 juillet à l’occasion d’un autre temps fort national, en proposant, "en particulier une grève totale du In et du Off en Avignon, quel seuls les artistes et les techniciens du « In » et du « Off » sont à même de voter."

En revanche, la CGT Spectacle réitère son opposition aux blocages. "En effet, la légitimité d’un mouvement unitaire c’est son unité. C’est à ce prix que nous développerons le rapport de force nécessaire afin de faire plier le gouvernement et les signataires. Les blocages sont une façon de forcer la main aux artistes interprètes et techniciens au moment de se prononcer sur la grève. Ils sont porteurs d’une division profonde de nos professions, en contradiction avec l’unité de toutes et de tous que nous mettons en œuvre au quotidien. Au surplus, nous ne sommes pas partisans de la politique de la « terre brulée », insiste la CGT Spectacle. Elle n’appelle pas à l’annulation des festivals, des spectacles et des tournages mais à des grèves légitimées par un vote majoritaire. A ce propos, les annulations de festival par des directions ou par des maires (comme au festival de cirque du Mans) doivent être considérées comme des lock out et des entraves au droit de grève."

Rappelons que la CGT revendique l’abrogation de l’agrément de la convention Unedic et l’ouverture de vraies négociations sur l’assurance chômage et ses annexes en prenant en compte les propositions qu’elle formule depuis des mois et dont elle demande le chiffrage.