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Publié le mercredi 14 février 2007

L’organisation du sport en France ne doit pas être démantelée



La Cgt, pour qui le sport doit demeurer une composante sociétale majeure indispensable à l’équilibre des citoyens, s’oppose à ces orientations stratégiques, déjà fortement engagées, et propose une alternative basée sur la mise en œuvre d’un Service Public National du Sport dont elle a élaboré une Charte

L’Institut National du Sport et de l’Education Physique (INSEP) est un outil qui a favorisé le développement du sport de haute performance.

Toutes les installations de cet Institut viennent de passer dans le giron du privé par le biais d’un partenariat public-privé conclu pour 30 ans.

La Cgt condamne avec fermeté cette décision prise en l’absence d’une réflexion d’ensemble avec les organisations syndicales sur l’avenir de la structure du sport en France.

Les locaux de l’INSEP doivent être loués par le ministère pour une somme évaluée par la Cgt à environ 115 millions d’euros pour la période 2007-2008. Quant aux 200 agents administratifs et techniques de l’INSEP, soit ils acceptent de rejoindre le secteur privé, soit ils attendent un hypothétique reclassement.

Cette privatisation des infrastructures, même si elle n’affecte pas immédiatement le milieu sportif, ni les enseignants, les chercheurs ou les médecins, illustre ce qui apparaît comme un démantèlement général du sport en France.

Dans une orientation libérale de « dégraissage » de la Fonction Publique, elle s’ajoute à l’ensemble des dispositions prises ces deux dernières années vers une marchandisation des activités sportives : introduction en Bourse de clubs sportifs, exonérations fiscales, privatisation de la formation professionnelle du sport, fermeture du CREPS de Montry et du lycée climatique de Font Romeu…

Une restructuration d’ensemble des Directions de la Jeunesse et Sport, tant régionales que départementales a été entreprise, lesquelles étaient le garant de la mise en œuvre de la politique sportive au service des citoyens. Certaines d’entre elles ont d’ores et déjà disparu. C’est la casse d’une organisation qui a permis le rayonnement sportif mondial de la France !

Pour couronner le processus, une refonte du Code du sport est menée à la hussarde en dehors de toute concertation sérieuse, pour faire passer ce qui relève du législatif vers le réglementaire et cela, à droit non constant. Le Conseil National des Activités Physiques et Sportives et le CNOSF sont ainsi concernés : leur existence ne relèverait plus que de décisions gouvernementales ! Il faut stopper ce massacre !

Faut-il y voir dans tout cela des signes annonçant les projets de réduction du ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative à un simple sous Secrétariat d’Etat rattaché à un ministère de la Santé ?

La Cgt, pour qui le sport doit demeurer une composante sociétale majeure indispensable à l’équilibre des citoyens, s’oppose à ces orientations stratégiques, déjà fortement engagées, et propose une alternative basée sur la mise en œuvre d’un Service Public National du Sport dont elle a élaboré une Charte.