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Violences policières

Agressions de Théo : la CGT appelle au rassemblement le 18 février

mercredi 15 février 2017

Suite à la violente agression d’un jeune homme par les forces de l’ordre le 2 février dernier à Aulnay-sous-Bois, la CGT, le Cran, la FSU, la Ligue des droits de l’Homme, le Mrap, SOS Racisme et l’Unef organisent un rassemblement place de la République à Paris, le samedi 18 février 2017 à 15h. Ils appellent également à l’organisation de tels rassemblements ce jour là dans toute la France.

Pour soutenir Théo et les autres victimes de dérives policières, et pour appeler le gouvernement à prendre en compte la mesure de la gravité des évènements et les propositions portées par la société civile en matière de lutte contre le racisme et de sécurité publique, la CGT, le Cran, la FSU, la Ligue des droits de l’Homme, le Mrap, SOS Racisme et l’Unef organisent un rassemblement place de la République à Paris, le samedi 18 février 2017 à 15h. Ils appellent également à l’organisation de tels rassemblements ce jour là dans toute la France.

Le 2 février 2017 à Aulnay-sous-Bois, Théodore Luhaka, dit Théo, a été violemment molesté par des policiers sous prétexte d’un refus d’obtempérer. Le jeune homme de 22 ans souffre aujourd’hui de graves blessures et a reçu 60 jours d’ITT.

"Les faits qui se sont déroulés à Aulnay sont d’une exceptionnelle gravité. Mais ils
sont loin d’être isolés. Il est temps d’y porter un coup d’arrêt, temps de réaliser qu’au-delà des faits incriminés, c’est l’ordre public lui-même qui est mis en cause,
et, avec lui, la sécurité de toutes et tous. Nous rappelons avec force que la loi puise sa force dans le fait qu’elle vaut pour tous et que la République n’a d’avenir que
dans le respect de sa devise", écrivent les organisations qui appellent au rassemblement le 18 février, dans un communiqué commun.

Par ailleurs, la Fédération de l’éducation, de la recherche et de la culture (Ferc) CGT a produit un communiqué dans lequel elle condamne ces actes inqualifiables, ainsi que la minimisation des faits par le Parquet et les services de police et la banalisation d’une insulte raciste par un représentant des forces de l’ordre sur un plateau de télévision : « De tels comportements des forces de l’ordre [...] ne peuvent que développer les sentiments d’impunité pour les représentants de la loi et d’iniquité, d’arbitraire pour la population et notamment chez une partie des jeunes qui se trouve en butte quasi quotidiennement à des contrôles au faciès, des humiliations, des insultes et parfois des violences policières. »

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