La cgt

NOUS SUIVRE
  
Accueil  >> La CGT communique

Naufrage des migrants en Méditerranée

L’hécatombe doit cesser !

mercredi 22 avril 2015 , par JFB
PDF - 150.6 ko
Texte en pdf

De nouveaux drames se sont déroulés coup sur coup au large des côtes européennes et portent à près de 2000 le nombre de migrants ayant trouvé la mort en traversant la méditerranée depuis le mois de janvier.

De plus en plus nombreux chaque année, ils auraient été plus de 200 000 en 2014 selon le HCR (Haut-Commissariat pour les Réfugiés) à quitter leurs pays (Syrie, Palestine Lybie ou l’Érythrée…), fuyant les zones de conflits, des régions où les droits humains sont bafoués, des pays minés par une pauvreté extrême.

Il est en effet urgent de s’interroger sur les raisons de ces migrations forcées. Quand, à la malnutrition, les difficultés d’accès à l’eau potable, l’analphabétisme, s’ajoutent les conflits armés et les déséquilibres causés suite à l’intervention militaire d’une coalition internationale, en Lybie et en Irak notamment, pour des intérêts géopolitiques dont les populations sont les premières victimes et dont la migration est la conséquence.

La coopération internationale s’impose pour contribuer à organiser sans délai l’aide au développement et la sécurité pour toutes les populations de la région.
Devant ces tragédies à répétition, la surveillance des frontières ne peut pas être la seule réponse aux défis humanitaires qui se posent aujourd’hui.

L’Union Européenne et les chefs d’États ne peuvent continuer de se défausser de leur responsabilité en axant principalement leur action sur la seule lutte contre les passeurs. Il est urgent que les besoins sociaux de ces populations trouvent des réponses pour leur permettre de vivre en paix et non dans la misère.

La CGT réclame non seulement des moyens techniques et humains à mettre en œuvre pour assurer l’obligation de secours en mer, mais également des moyens financiers pour permettre d’accueillir des personnes en besoin de protection sur le territoire européen.

Enfin, il devient aujourd’hui dramatiquement évident que sans possibilité de voies légales d’accès au territoire européen, l’hécatombe continuera.
Or, il faut qu’elle s’arrête. Vite !

Montreuil, le 21 avril 2015