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Centres d’appels

Grève nationale unitaire pour les salaires et les conditions de travail

lundi 26 mai 2014 , par Frédéric Dayan

CGT, CFDT, CFTC, FO, SUD du secteur de la relation client, autrement dit, les centres d’appels organisent une journée nationale d’action le 27 mai. En cause "la baisse du pouvoir d’achat, les difficultés liées aux conditions de travail."

L’objectif des syndicats est d’obliger les patrons de la filière organisations patronales et professionnelles des centres de relation client et les pouvoirs publics à négocier, en créant un rapport de force suffisamment important pour lutter contre la dégradation du pouvoir d’achat et des conditions de travail des salariés des centres d’appels. Dans cette filière, les patrons, sans aucune concertation avec les organisations syndicales, viennent de dénoncer coup sur coup, l’accord formation professionnel, ainsi que l’accord prévoyance.
Les syndicats dénoncent les stratégies managériales à l’oeuvre dans ces centres. C’est ainsi que les direction veulent faire baisser au maximum les temps de pauses, ne plus les rémunérer, ou les rémunérer à minima représente pour les patrons du secteur un gisement de productivité. "Nous assistons aujourd’hui à des attaques en règles sur les pauses", dénoncent les syndicats. "Alors que la convention collective précise que « les pauses sont de 10 minutes toutes les deux heures, et 15 minutes toutes les 3 heures hors temps de travail, et rémunérées », voici quelques exemples de ce que les patrons pratiquent dans ce domaine :
- pause imposée au bout de 1h50 afin d’éviter de donner 15 minutes.
- pause rémunérée certes, mais à un tarif forfaitaire de 1€ par jour.
- pause littéralement non payée au prétexte qu’elle est donnée au salarié avant les deux heures prévues.
Le principe de la temporisation (temps de 6 ou 10 secondes entre chaque appel durant lequel le salarié ne reçoit pas d’appel, afin de lui permettre de souffler) est aujourd’hui bafoué, alors même que cette règle est inscrite dans la convention collective.
A peine l’appel précédent traité et raccroché, le salarié reçoit un nouvel appel, subissant ainsi les appels qui tombent les uns après les autres, au mépris des risques psychosociaux que cela peut entraîner.
Cette situation engendre stress et arrêts maladie générant l’un des plus fort taux d’absentéisme de France. Avec des conséquences graves à la fois sur la santé des salarié(e)s, mais aussi sur le financement de la protection sociale.

Les organisations syndicales demandent :
- une revalorisation immédiate des salaires pour une reconnaissance des compétences des salariés du secteur au travers de leur rémunération (augmentation de 100 € brut) ;
- un respect des temps de pause afin d’améliorer la qualité de vie au travail (5 min par heure dans le travail effectif) ;
- le respect de la convention collective pour la temporisation des appels (10 secondes entre les appels) ;
- une diminution des jours de carence maladie.