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Castmetal : le patronat veut casser la CGT

Grève des salariés pour la soutenir

vendredi 24 avril 2015 , par JFB

Dans le Doubs, des salariés de l’usine Castmetal ont entrepris la création d’un syndicat CGT qui pourrait remporter des voix lors des prochaines élections professionnelles du 17 juin. Une initiative qui n’a pas été du gout de la direction qui s’est attaquée à 5 militants CGT. En soutien leurs collègues salariés se sont mis en grève.

L’histoire commence fin 2014 quand plusieurs salariés de l’usine entrent en contact avec l’union locale du Pays de Montbéliard pour se syndiquer. La cause : des conditions de travail moyen-âgeuses, avec des machines outils non conformes et très dangereuses.
Depuis, la direction n’a cessé de s’attaquer aux militants alors que ces derniers avaient commencé à soulever les problèmes récurrents de sécurité de leur usine. Des conditions de travail qui n’allaient qu’en s’aggravant avec, entre autres, des accidents du travail qui se multiplient et un manque d’investissement sur les outils de production qui, à force, sont devenus obsolètes.

Le 14 avril, la direction décide de frapper un grand coup et entreprend la mise à pied à titre conservatoire de 5 salariés adhérents à la CGT. Ils sont convoqués à un entretien disciplinaire, pouvant aller jusqu’au licenciement.
Pour l’une des deux secrétaires de l’union locale, Dalila Fontaine, « cet agissement est révélateur des attaques pilotées par le patronat contre des militants CGT. Le fait que des salariés aient relevé la tête et osé se plaindre de leurs conditions de travail, ne plait pas à l’employeur. »

En soutien à leurs collègues, les salariés de Castmétal se sont mis en grève. Ce sont près de 40 personnes qui sont mobilisées depuis le 20 avril, jour des entretiens disciplinaires. Ils exigent la réintégration immédiate de leurs collègues sans condition et le paiement des jours de grève et de mise à pied conservatoire. La grève a été reconduite jusqu’au 4 mai ou doit être rendue la décision de la direction pour les 5 militants.
« Le 4 mai, c’est le jour où nous, l’union locale, devons négocier le protocole électoral. Faut-il y voir un lien de cause à effet ? », s’interroge Dalila Fontaine.