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PUBLIÉ LE 21 mai 2014
Mobilisation des cheminots du 22 mai

Ferroviaire : le gouvernement doit revoir sa copie

Pari réussi : pas moins de 22 000 cheminots, actifs et retraités, ont manifesté à Paris, ce jeudi 22 mai, contre la réforme du ferroviaire.


« De très nombreux drapeaux CGT, des banderoles de Toulouse, Lyon, Normandie…, de la jeunesse, du dynamisme et des sourires qui montrent que les cheminots sont largement rassemblés pour dire non à un projet néfaste, pour exiger d’autres choix pour le service public SNCF  », se félicite Agnès Naton, dirigeante de la CGT, en tête de cortège .

A l’appel de la CGT, de l’Unsa et Sud-Rail, ils sont en effet venus des quatre coins de France, comme Olivier, conducteur de train à Bayonne, heureux de s’apercevoir qu’il est loin d’être seul à rejeter une réforme qui touche à son statut, à son emploi. Camille, 26 ans, cheminote de la gare d’Austerlitz, se réjouit de voir autant de jeunes autour d’elle. « Je suis là pour donner de la force au mouvement. Il faut changer le rapport de forces, car cette réforme est atroce, estime-t-elle. Atroce car elle détruit nos conditions de travail. Elle est le fruit d’une politique de profit : la direction est en train d’appliquer une politique business. »

Dans le but de réunifier le système ferroviaire, Frédéric Cuvillier, alors ministre délégué aux Transports, avait présenté un projet de loi portant réforme du système ferroviaire, le 16 octobre 2013, en Conseil des ministres. Une première lecture de cette réforme est prévue le 16 juin au Parlement.

Selon la CGT Cheminots, ce projet de loi ne réunifie pas le système, «  il prépare les conditions de l’éclatement total du système ferroviaire pour jeter en pâture aux lois de la concurrence. Le statut et la règlementation du travail de tous les cheminots seraient donc des variables d’ajustement de circonstance. »

La plateforme unitaire construite par la CGT, l’Unsa et Sud-Rail et le projet CGT : « la voie du service public SNCF » proposent une autre réforme qui porte l’ambition de partir des dysfonctionnements du système ferroviaire, leurs raisons, qu’elles soient financières ou organisationnelles, pour un service public de qualité.

Le succès de la manifestation unitaire de ce 22 juin est «  un avertissement qui doit conduire le gouvernement à revoir sa copie  », prévient la CGT. « Elle doit conduire également la SNCF à donner des réponses aux cheminots sur les salaires, l’emploi, les conditions de travail et le maintien de nos droits statutaires », précise-t-elle.

Prochaine étape : Une rencontre des trois organisations syndicales le 23 mai 2014 pour analyser les éventuelles annonces qui pourraient être faites et les suites à donner à l’action.

  • Le projet de loi du gouvernement, en l’état, ne répond pas aux exigences d’un service public ferroviaire fiable, efficace et sûr pour les usagers.

La CGT exige :

  • Le recrutement de cheminots au statut pour assurer dans tous les services les charges de travail avec la qualité et la sécurité dues aux usagers.
  • La ré-humanisation des gares et des trains afin d’améliorer l’accueil, l’information et la sécurité des usagers.
  • La réouverture de gares et de guichets permettant l’accès au transport ferroviaire de proximité.
  • Une régulation des tarifs permettant un accès aux trains à tous les citoyens, notamment les plus modestes.
  • La mutualisation des moyens humains et matériels permettant une meilleure régularité, efficacité et réactivité de l’entreprise.
  • La relance du transport de marchandises par Fret SNCF, dans le cadre d’une activité d’intérêt général.

Témoignages de cheminots présents au défilé du 1er mai à Paris :

  • Écouter Nicolas Bouchouicha.
  • Écouter Jocelyn Portalier.
  • Regarder le journal télévisé des cheminots CGT