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Télécommunications

Face à la violence, la CGT Fapt veut des CHSCT chez SFR

lundi 10 juillet 2017

Bagarre entre vendeuses, agression au cutter... Selon la CGT Fapt, une vingtaine de cas d’agressions entre salariés, ou entre salariés et clients, ont eu lieu dans les boutiques SFR depuis le début de l’année. Une situation causée par la suppression de 600 emplois dans les boutiques en novembre 2016, sur les 5000 prévus dans l’ensemble du groupe SFR pour le mois de juillet 2017. "Les conséquences de cette politique sont la dégradation des conditions de qualité du service rendu aux clients. En effet la baisse des effectifs dans les boutiques amène à des temps d’attente plus longs et des difficultés de gestion, en particulier du SAV pour les clients", dénonce la CGT Fapt dans un communiqué.
Les conséquences sont connues : augmentation des incivilités, violences volontaires entre vendeurs... Face à cet état de fait, la direction de SFR refuse la tenue d’un CHSCT extraordinaire, et ce malgré une agression récente au cutter d’un vendeur sur un autre vendeur. Elle a préféré mettre à pied les deux protagonistes et les convoquer pour un entretien préalable à licenciement.
"Pour la CGT cette décision est inacceptable car il est du devoir d’une entreprise de mettre en place une véritable prévention des risques, et non de se cantonner à des sanctions aveugles". La CGT rappelle que SFR a réalisé un bénéfice de 6,67 milliards en 2016, dont 2,6 milliards sous forme de dividende pour Patrick Drahi, le directeur général, qui a licencié 5000 personnes en un an. "La CGT veut préserver les salariés qui resteront dans l’entreprise des conséquences de ce massacre salarial."