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Société

En 2015, des riches toujours plus riches

vendredi 15 septembre 2017


Selon une étude de l’Insee, en 2015, les niveaux de vie repartent à la hausse après plusieurs années de baisse. En effet, le niveau de vie des 10 % de personnes aisées augmentent de 1,4 %, et les 5 % les plus aisés voient leurs revenus augmenter de 2,3 %. Selon l’Insee, cette « inversion de tendance » peut s’expliquer par le dynamisme des salaires et des pensions dans le haut de la distribution. Cette augmentation est de plus en plus marquée à mesure que le niveau de vie s’élève (de + 0,6 % pour les septième et huitième déciles à + 2,3 % pour le 95e centile).
En revanche dans le bas de la distribution, les niveaux de vie stagnent en 2015, à l’exception du premier décile, c’est-à-dire les 10 % de Français les moins aisés. Cette augmentation s’explique essentiellement, selon l’Insee, par des hausses de prestations sociales, et résultent des mesures de 2015 ciblant les populations les plus fragiles : majoration de 9 % du complément familial versé aux familles nombreuses les moins aisées, revalorisation de l’allocation de soutien familial réservée aux parents isolés ne percevant pas de pension alimentaire, nouvelle revalorisation de 2 % du RSA.
En 2015, constate aussi l’Insee, les principaux indicateurs d’inégalités restent stables : le rapport entre la masse des niveaux de vie détenue par les 20 % de personnes les plus aisées et celle détenue par les 20 % les plus modestes est stable à 4,4.
Pour ce qui est du taux de pauvreté, 8,9 millions de personnes vivent en-dessous du seuil de pauvreté monétaire qui s’élève à 1015 euros par mois. Le taux de pauvreté monétaire s’élève donc à 14,2 % en 2015, légèrement supérieur à 2014.
Le niveau de vie médian des privés d’emplois se dégrade et baisse de 1,2 % pour atteindre 15 260 euros en 2015. Cela s’explique, ajoute l’Insee, par une augmentation du nombre de chômeurs auparavant ouvriers (+ 2 %) ou n’ayant jamais travaillé (+ 1 %).
Avec 18 450 euros, les ouvriers ont le niveau de vie médian le plus faible. 15,3 % des ouvriers sont pauvres, contre 5,3 % des professions intermédiaires et 3,1 % des cadres et professions intellectuelles supérieures.
Chez les indépendants, la situation est contrastée : les chefs d’entreprise et les professions libérales ont un niveau de vie supérieure à 90 % de la population, tandis que les agriculteurs et les artisans ont un niveau de vie médian proche de celui des ouvriers.