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Effondrement du Rana Plaza au Bangladesh

Un an après, les travailleurs luttent toujours pour des soins et des indemnisations

mercredi 23 avril 2014
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Il y a un an, le Rana Plaza s’effondrait entrainant la mort de près de 1.200 travailleuses et travailleurs. 2.500 autres étaient blessés et certains sont si gravement handicapés qu’ils ne pourront plus vivre et faire vivre leurs familles grâce à la rémunération de leur travail.

Depuis un an, les travailleuses et travailleurs de l’industrie textile bangladais avec leurs organisations syndicales poursuivent la lutte pour un salaire décent et la sécurité des ateliers, des usines, des bâtiments en général. Ils revendiquent avec force que les entrepreneurs bangladais de l’habillement et du textile et les donneurs d’ordre, que sont les grandes marques et les multinationales de la grande distribution, reconnaissent leurs responsabilités. Et un an après, ces employeurs directs ou indirects continuent d’ergoter sur leurs responsabilités.

La CGT a soutenu et continuera à soutenir les travailleuses et travailleurs du Bangladesh et leurs organisations syndicales. Elle s’est engagée à soutenir les efforts des syndicalistes bangladais pour construire les outils syndicaux en matière de défense et de représentation des travailleurs dans les usines et les ateliers. Il s’agit ensemble de s’assurer que la sécurité des travailleurs sera bien placée au premier rang des préoccupations de tous : employeurs et gouvernement. C’est dans ce but que la CGT renouvelle son appel à la solidarité financière auprès de ses adhérents, militants et organisations.

La signature de l’accord multilatéral entre grandes entreprises multinationales et syndicats internationaux est un premier pas. Reste à s’assurer de sa mise en œuvre par des inspections concernant la sécurité des lieux de travail, et de la participation au fonds d’indemnisation des travailleuses et travailleurs qui ont perdu leur vie ou leur santé dans cet inacceptable accident du travail. À ce jour, la plupart des grandes marques de textile, n’ont toujours pas apporté leur contribution au fond d’indemnisation des victimes !

La CGT salue le courage et la détermination des travailleuses et travailleurs bangladais qui avec leurs syndicats luttent depuis un an avec dignité pour leur conditions de travail et de vie.

Montreuil le 23 avril 2014