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Publié le mercredi 11 août 2004

Education et formation : pour une autre décentralisation



La CGT s’est toujours prononcée en faveur d’un grand service public national décentralisé qui garantisse le droit à l’éducation et à la formation tout au long de la vie, le droit à l’orientation et à la validation des acquis de l’expérience. Dans cet esprit, elle propose une véritable sécurité sociale professionnelle pour tous.

Or, dans son discours de clôture aux Assises des libertés locales, le Premier ministre a réduit la région à un rôle « d’outil de médiation » entre les entreprises et les individus. Il n’a abordé la question de l’éducation et de la formation » des jeunes et des salariés privés d’emploi qu’à travers l’adaptation « au tissu économique local et aux débouchés existant sur le marché de l’emploi ». Ce qui conduit inévitablement à mettre en place un système utilitariste, inégalitaire et sans cohérence.

C’est la porte ouverte à la mise en concurrence des salariés et des territoires et à l’éclatement du service public.
C’est la condamnation de l’AFPA, composante essentielle du service public et de la formation et de l’emploi, et des missions de qualification et de développement social qu’elle accomplit.
C’est l’absence de démocratie et l’adéquation aux positions du patronat qui, notamment dans la négociation nationale interprofessionnelle réouverte récemment, défend la subordination des ressources des territoires aux politiques de ses branches.

Pourtant, comme l’a déjà indiqué la CGT, l’insécurité sociale, les multiples restructurations d’entreprise, l’aggravation des inégalités territoriales et sociales imposent que le débat sur la décentralisation ne se limite pas à la seule répartition des compétences entre les institutions nationales et territoriales.

La place, le rôle et les moyens de l’Etat et des collectivités territoriales doivent être refondés pour mettre en place des politiques publiques efficaces, répondant aux besoins diversifiés des hommes et des activités sur les territoires. Cela vaut aussi pour l’éducation et la formation qui méritent un débat démocratique pour une décentralisation à la hauteur des défis et des besoins.