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Ebola : les chercheurs du Commissariat à l’Energie atomique et aux énergies alternatives à l’honneur… et pourtant leur laboratoire devait fermer !

jeudi 23 octobre 2014

Communiqué commun de la CGT, de la Fédération CGT Mines Energie et de la Fédération CGT Santé et Action sociale

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Le mardi 21 octobre 2014, une équipe de recherche du service de biochimie et toxicologie nucléaire (SBTN) du Commissariat à l’Energie Atomique et aux énergies alternatives (CEA) Marcoule a présenté un test de dépistage "rapide" du virus Ebola à l’occasion d’une conférence de presse organisée par l’Alliance nationale pour les sciences de la vie et de la santé, à Paris.

La direction du CEA, dans un communiqué le même jour, a souligné que le développement opérationnel a pu être réalisé en deux mois grâce aux résultats des recherches menées depuis plusieurs années par le CEA dans le cadre du programme interministériel de Recherche et Développement sur les risques Nucléaires Radiologiques Bactériologiques et Chimiques.

La CGT regrette fort que le CEA n’ait pas jugé nécessaire de souligner que ce résultat était le fruit du travail d’une équipe de chercheurs en Sciences du Vivant du centre CEA de Marcoule, dirigée par un spécialiste des anticorps monoclonaux du CEA.
Pourtant le laboratoire de recherche en Sciences du Vivant du centre CEA de Marcoule aurait dû fermer, et l’équipe dispersée, suite au calamiteux Plan à Moyen et Long Terme présenté en novembre 2013 et entériné en décembre par le Comité à l’Energie Atomique présidé par le Premier ministre.

La CGT salue ce résultat emblématique de l’excellence des salariés du CEA de Marcoule, mais aussi leur pugnacité. Dans le même temps, ils se sont battus pied à pied, avec l’aide de la CGT puis des autres organisations syndicales, contre ce qui leur était présenté comme l’inéluctable fermeture de leur laboratoire. Leur contre-projet a fini par convaincre, qu’une alternative était possible. La direction a admis en juillet 2014 la viabilité d’un projet optimisé conservant une activité avec une vingtaine de salariés, ce qui ne correspond toutefois qu’à une petite moitié des effectifs initiaux. Les salariés restent déterminés malgré leur déception.

La politique d’austérité qui frappe le CEA comme tous les organismes de recherche démontre une nouvelle fois toute son absurdité. Elle conduit les directions à des choix dangereux pour la Nation et même largement au-delà.

Rappelons à ce propos que la mise à l’arrêt du réacteur expérimental Osiris pour fin 2015, entérinée par les ministères, ferait courir un grave risque de pénurie mondiale en radioéléments à usage médical indispensables au dépistage des cancers.

La CGT tient à rappeler à quel point la recherche nous concerne tous, et que ce n’est pas avec une recherche malmenée par les politiques d’austérité que l’on parviendra à une quelconque reprise de la croissance. En ce moment même se développe un large mouvement de mobilisation de l’ensemble du monde de la recherche contre les conséquences de cette politique inacceptable.

Montreuil, le 23 octobre 2014