La cgt
NOUS SUIVRE
  
Accueil  >> Dépêches

Usine Toray à Lacq (Pyrénées-Atlantiques)

Deux cents grévistes pour soutenir un collègue

mardi 18 juillet 2017

Le 19 juin, un salarié du groupe chimique japonais Toray Carbon Fibers Europe (CFE) sur le bassin de Lacq (Pyrénées-Atlantiques), se fait rappeler à l’ordre par sa supérieure : « sa supérieure [hiérarchique] lui a reproché de ne pas porter de casque alors qu’il travaillait sur son ordinateur dans l’atelier. Elle lui a tendu le sien qu’il a mis sur sa tête. L’histoire a duré une minute au plus. »
Mais l’histoire ne s’arrête pas là : quatre jours plus tard, le salarié reçoit une lettre pour un entretien préalable, « une lettre type sans motif ». Convoqué le 4 juillet, il se voit alors accusé « d’insubordination » et, le 10 juillet, reçoit une lettre de licenciement.

Dès le 11 juillet, ce sont 200 de ses collègues qui se mettent en grève, sur les 430 salariés du site. Du jamais vu, pour Timothée Esprit, délégué CGT : « C’est une injustice [...] Ce salarié, âgé de 27 ans, avec cinq ans d’ancienneté dans l’entreprise, n’a pas d’antécédents, pas même un blâme, et la situation est incompréhensible [...] Presque toute l’usine est en arrêt, 200 personnes sont en grève, cela ne s’est jamais produit auparavant [...] La direction a convoqué un Comité d’entreprise (CE) extraordinaire le 13 juillet en expliquant que la grève coûtait de l’argent, mais elle n’est jamais entrée en contact avec nous [...] Nous continuerons la grève jusqu’à la réintégration du salarié ici ou dans une autre unité de production. »