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Publié le mercredi 13 juin 2018
Tramway de Jerusalem

Des entreprises françaises contribuent à la colonisation israélienne



La colonisation israélienne de Jérusalem-Est est un des obstacles majeurs à la paix et à toute solution politique de la question palestinienne. Elle est totalement illégale. Le tramway relie Jérusalem-Ouest aux colonies à Jérusalem-Est : c’est un des outils au service de l’annexion israélienne de la Jérusalem-Est palestinienne. Trois entreprises françaises sont fortement impliquées dans l’extension en cours du tramway : Egis-Rail (filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations), Systra (filiale commune de SNCF et RATP), et Alstom.

Huit organisations et collectifs de la société civile, dont la CGT, publient aujourd’hui un rapport intitulé « Tramway de Jérusalem : des entreprises françaises contribuent à la colonisation israélienne du territoire palestinien occupé ».

Le tramway de Jérusalem, par son projet d’extension en cours, viole le droit international en reliant la partie israélienne de la ville, Jérusalem-Ouest, aux colonies israéliennes implantées dans la partie palestinienne de la ville, Jérusalem-Est : il constitue un des outils utilisés par le gouvernement israélien pour la mise en œuvre de sa politique d’annexion de Jérusalem Est.

Ce rapport dénonce la participation de 3 sociétés françaises à la mise en œuvre de ce projet, dont 2 sociétés d’ingénierie à capitaux publics très majoritaires : la société EGIS RAIL, branche du groupe EGIS, filiale à 75% de la Caisse des Dépôts et Consignations, et la société SYSTRA, filiale conjointe de la SNCF et de la RATP qui détiennent chacune 42% de son capital. La 3e société est la société Alstom, acteur majeur de la première phase de construction du tramway et qui est en passe de renouveler sa participation à la deuxième phase en répondant aux appels d’offres lancés récemment.

La CGT est co-signataire de ce rapport avec la Ligue des droits de l’Homme (LDH), la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), Al Haq, l’AFPS, Union Syndicale Solidaires, Confédération Française du Travail (CFDT), Plateforme des ONG françaises pour la Palestine. Consultez le rapport ici :