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Publié le lundi 21 janvier 2013

Des avancées ?



En « contrepartie » de ces reculs, des avancées… peut-être… pour plus tard… et pas pour tous !

Une complémentaire santé pour tous ?

Les salariés des entreprises de moins de 50 risquent de ne pas être couverts par un accord collectif santé. Il leur faudra un accord de branche étendu, qui n’est nullement garanti ! Par contre, les assurances se frottent les mains à l’avance du pactole qui va leur être offert. Et cette complémentaire peut ne s’appliquer que dans cinq ans.
- Une inégalité de traitement persiste entre salariés. Là où il n’y a pas d’accord, la prise en charge minimum est inférieure à la CMU Complémentaire. Et là où il y a un accord, on peut s’attendre à une renégociation pour que l’employeur paye moins

Des « droits rechargeables » à l’indemnisation pour les demandeurs d’emploi ?

Un demandeur d’emploi qui retrouve un travail mais qui n’a pas utilisé l’ensemble de ses droits pourra les conserver en cas de perte d’emploi ultérieure. Cependant, le Medef ne veut pas mettre un euro pour financer ce nouveau droit.
- Il faudra donc diminuer le niveau d’indemnisation de l’ensemble des demandeurs d’emploi pour financer ces droits rechargeables.

Des « contrats courts » enfin taxés ? Tant mieux !

Car l’utilisation des contrats précaires par les employeurs représente un coût énorme pour l’assurance chômage : la taxation des contrats courts était censée compenser ce coût. Dans les faits, la majorité de ces contrats ne sera pas taxée et, cerise sur le gâteau, le patronat a obtenu des exonérations de cotisations sur l’embauche de jeunes de moins de 26 ans.
- Bilan de l’opération, le patronat en sort gagnant : c’est 40 millions d’euros d’exonérations qui viennent s’ajouter aux 20 milliards d’aide que le gouvernement leur a offert au mois de novembre.

Un encadrement du travail à temps partiel ?

Certes, il est prévu que le temps partiel soit de 24h minimum par semaine, mais les possibilités de déroger à cette durée sont multiples. De plus, les règles permettant de moduler le temps de travail sont renforcées.
- À titre d’exemple, l’employeur pourra modifier la durée du travail du salarié huit fois dans l’année. Le salarié devra se tenir à la disposition de l’employeur. Les heures qu’il fera en plus ne seront pas systématiquement majorées.

Le point commun de ces mesures, c’est qu’elles sont... renvoyées à de nouvelles négociations : aucune ne s’applique tout de suite.


Sylvie Vachoux, militante CGT, salariée Casino (Besançon) se demande comment il sera possible, demain, de cumuler plusieurs jobs et d’organiser sa vie avec un lissage sur l’année des heures à temps partiel.

Interview de Sylvie Vachoux