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Conditions de travail

Des abus inadmissibles dans la restauration rapide

mercredi 15 février 2017

La situation des salariés dans la restauration rapide est aujourd’hui inacceptable : précarité, conditions de travail très dégradées, infractions au Code du travail, répression syndicale sont le lot quotidien des employés de ces enseignes. Retour sur deux exemples lyonnais.

Source : RéACTIF n°83

« La CGT doit disparaitre de McDo » s’était exclamé Fabrice Pariente. Cet ancien légionnaire aujourd’hui proriétaire des franchises de quatre restaurants McDonald accumule grâce à ces dernières 13 millions d’euros de chiffre d’affaires pour un bénéfice d’un million d’euro chaque année.

Cette fortune s’est construite sur l’exploitation des travailleurs. Les salariés sont harcelés et surveillés, leurs salaires sont bas, et certaines des heures qu’ils font ne sont mêmes pas payées : ils sont en effet parfois forcés de « dépointer » avant la fin de leur journée de travail...

Au-delà de ces inqualifiables conditions de travail, les salariés subissent également une intense répression syndicale : un militant a été licencié, et le délégué syndical a subi six tentatives de licenciement, déjouées à chaque fois par l’intervention de l’Inspection du travail et la mobilisation de la CGT.

Afin de dénoncer cet état de fait, le Comité CGT des privés d’emploi et précaires et les Jeunes communistes de Lyon se sont rassemblés le 15 septembre devant le McDo Sans-Soucis. Face aux 200 personnes mobilisées devant ses portes, Pariente a dû fermer son restaurant pendant une heure et demi. La CGT réclame de meilleures conditions de travail pour les employés du Mcdo, ainsi qu’un salaire à 13 euros de l’heure, soit l’équivalent de celui des salariés aux États-Unis.

Quelques jours plus tard, ce sont des salariés d’un Subway qui sont venus dénoncer leurs conditions de travail à l’Union locale 7e et 8e. Le restaurant, dépendant également d’une franchise, leur impose un lissage annuel des heures (illégal) qui les prive du paiement des heures supplémentaires (jusqu’à 50 heures dues). Ils ne disposent par ailleurs ni de temps de pause, ni de local pour se changer.

L’inspectrice du travail a pu constater un grand nombre d’infractions à la loi, ainsi qu’un délit d’entrave au droit de grève. En effet, un rassemblement avait été organisé le 10 octobre devant le restaurant pour déposer le cahier de revendication et faire pression sur la direction. Cette dernière a fait appel à des proches de salariés d’autres restaurants qu’elle possède pour briser la grève...

Ces pratiques sont malheureusement monnaie courante dans cette branche de la restauration. Intimidations, sanctions, menaces de licenciement... Tout est fait pour que les plus précaires ne puissent revendiquer des droits nouveaux, ou simplement réclamer de dignes conditions de travail. Il est par conséquent indispensable que les salariés de la restauration rapide s’organisent, avec la CGT, pour se défendre contre ces inadmissibles traitements.