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Vote du PLFSS

D’autres choix sont possibles

mardi 28 octobre 2014
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A l’issue du vote en première lecture par l’Assemblée Nationale du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), la CGT alerte les assurés sociaux sur les menaces que fait courir ce PLFSS à la Sécurité sociale.

Celui-ci se caractérise avant tout par un plan drastique de réduction des dépenses : 9,6 milliards d’euros au total, concernant l’ensemble des branches de la Sécurité sociale. La Sécurité sociale est ainsi le principal contributeur du plan d’ « économies » de 21 Milliards d’euros réalisé pour satisfaire aux injonctions bruxelloises.

L’autre mesure essentielle de ce PLFSS est une remise en cause sans précédent de l’universalité des allocations familiales, avec la diminution par deux de ces dernières à partir de 6 000 euros, et par quatre à partir de 8 000 euros.

Pour la CGT, il est nécessaire de rappeler que les allocations familiales ont été créées pour compenser les charges d’entretien et d’éducation des enfants que n’ont pas à assumer les personnes célibataires ou en couples sans enfants.. Pour ramener le débat à de justes proportions, nous voulons rappeler que 6 000 euros correspond à un couple biactif de techniciens ou d’enseignants.

La justice sociale doit passer par la justice fiscale qui repose notamment sur l’impôt progressif sur le revenu. Elle ne doit pas passer par une baisse des prestations sociales. L’universalité de la Sécurité sociale est la meilleure voie pour lutter contre la pauvreté.

Par ailleurs, le raisonnement tenu aujourd’hui pour les allocations familiales n’a aucune raison de ne pas être tenu demain pour les autres branches de la Sécurité sociale, et notamment pour l’assurance maladie. Ne risque-t-on donc pas demain de « moduler » les remboursements de soins en fonction des revenus ? Cette proposition a déjà été faite dans le passé sous le nom de bouclier sanitaire.

C’est donc l’universalité de la Sécurité sociale dans son ensemble qui risque d’être remise en cause demain, au nom de la même logique de baisse des dépenses de la Sécurité sociale.

Cette orientation constitue de toute évidence une impasse. La CGT porte une autre ambition : celle d’une reconquête de la Sécurité sociale, notamment en ce qui concerne notre politique de santé, notre rapport au travail, l’universalité des droits conformément au principe de base de notre Sécurité sociale : contribuer selon ses moyens, recevoir selon ses besoins.

C’est pourquoi la CGT propose d’engager le débat autour d’autres solutions que celles qui sont en échec depuis plus de 30 ans.

Montreuil, le 28 octobre 2014