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Publié le lundi 9 août 2004

Coopération universitaire avec Israël



Un débat est en cours au sein de plusieurs Conseils d’administration universitaires, concernant la situation au Proche orient et les voies d’une solidarité avec les forces de paix israélienne et palestinienne. Il se cristallise notamment autour des termes d’une motion présenté au Conseil d’administration de Paris VI traitant de la coopération universitaire avec Israël. La CGT s’est d’ailleurs exprimée sur cette question le 17 janvier.
Il convient d’y revenir. En effet, une véritable campagne d’opinion se développe autour de cette question, revêtant des aspects inquiétants et inadmissibles. Il faut d’abord souligner le droit des Administrateurs à délibérer et à se prononcer sur les affaires qu’ils estiment important de traiter ; on est là dans une situation démocratique normale qui, d’habitude, ne soulève aucun émoi dans notre pays. Or, la décision du CA de Paris VI a entraîné une campagne qui vise, de fait, à réduire au silence toute opposition ou critique à la politique du gouvernement israélien en n’hésitant pas à l’assimiler à de l’antisémitisme. Pour ce faire, elle pratique par amalgame, diffamation et intimidation, y compris individuelle.
Elle s’inscrit au-delà dans une présentation caricaturale de la situation française comme marquée par une vague d’attentats antisémites et une campagne médiatique systématiquement hostile aux intérêts israéliens. Bref, elle entretient un climat de suspicion agressif et sectaire.
La CGT tient à réaffirmer le droit au désaccord et à la critique dans le fonctionnement de la démocratie, y compris en milieu universitaire. Elle condamne toute démarche qui viserait de facto à assimiler une population à la politique de son gouvernement.
Elle entend poursuivre son action pour la paix au Proche Orient en encourageant les débats entre les différentes parties, en favorisant les rapprochements et les coopérations entre Israéliens et Palestiniens, en s’opposant à toutes les forces qui s’emploient à faire prévaloir affrontement, violence et exclusion sur la logique du dialogue pour la paix.