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Lutte chez Prosegur

Convoyeurs de fonds : la CGT signe la fin du conflit après 35 jours de grève

mercredi 21 octobre 2015 , par EB

Le 10 septembre 2015, les convoyeurs de fonds de Prosegur avaient décidé de se mettre en grève après avoir découvert sur leurs fiches de paye une perte d’environ 300 euros, suite à une modification du calcul de l’indemnité des congés payés, décidée unilatéralement par l’employeur.

Une somme importante pour un salaire de 1600 euros par mois en moyenne et sans compter qu’ils risquent leur vie tous les jours. Ce conflit a mobilisé les salariés de trois agences de Prosegur Transport de Valeurs (PVT) Rhône-Alpes : le site de la Talaudière près de Saint-Etienne, de Valence et de Lyon, soit 280 salariés employés par ce groupe espagnol.

La direction avait assigné 40 salariés en justice

A l’heure où l’on parle de dialogue social, la direction de Prosegur, a tout fait pour mettre fin au piquet de grève. Elle a assigné 40 salariés au Tribunal de Grande Instance de Saint-Etienne et Lyon par trois fois. Ceci avec l’aide des Préfectures, afin de faire intervenir des dizaines de CRS quotidiennement, de mettre en pratique des actions d’une autre époque pour provoquer l’affrontement, en expédiant 32 agents de sécurité sur les piquets de grève afin de déloger les grévistes, en envoyant des dizaines de constat d’huissier à leur encontre, sans oublier quelques courriers de menaces envoyés à leur domicile, et pour conclure par trois appels en cours au TGI.

La victoire de la solidarité

L’ensemble des salariés grévistes à l’appel de l’intersyndicale CGT-Sud TDF, les élus CGT de Prosegur ainsi que les structures CGT (UD 26, UD 42, UD 69, UL St Etienne, UL Lyon 7/8) ont mené cette lutte avec acharnement.

Grâce à leur combativité et à leur solidarité, les salariés ont obtenu, le rappel de salaire sur l’usage, la dotation au Comité d’Entreprise de 25 600 euros qui seront reversés aux salariés sous forme de chèques vacances, l’application de 3 jours de carence maladie, au lieu des 5 jours conventionnels. Enfin, 50% des jours de grève ne feront pas l’objet de perte sur la rémunération des salariés.

Le conflit a par ailleurs été marqué par un drame, la mort, fin septembre, d’un salarié percuté par un camion sur le piquet de grève du site de Valence.

On attend par ailleurs les rendus de justice concernant les appels en cours au Tribunal de Grande Instance.