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Publié le jeudi 20 avril 2017
Fédération Nationale Mines Energie

Congrès : Sébastien Menesplier élu secrétaire général FNME CGT



La fédération nationale Mines Énergie CGT a tenu son 6e congrès à Nantes du 10 au 14 avril dernier et a élu son nouveau secrétaire général à 98,03 % et désigné pour 3 ans, Sébastien Menesplier, ex-secrétaire général adjoint. Il succède à Virginie Gensel-Imbrecht qui, lors de son rapport d’ouverture faisant également office de bilan depuis le 5e congrès de Besançon, avait tenu à saluer « la grandeur et la ténacité du mouvement (…) guyanais, initialement lancé par les travailleurs d’EDF à l’initiative de l’UTG-CGT ». Elle avait également souligné « la dynamique inédite des luttes dans nos secteurs ».

Parmi les nombreuses journées de mobilisation de 2016, citons entre autres dans le secteur de l’Énergie, les Mardis de la colère sur le salaire national de base – soit plus de 500 actions menées depuis janvier dernier. À Fessenheim, c’est bien « la mobilisation des salariés qui n’a pas permis au conseil d’administration d’EDF, réuni le 6 avril, de voter la demande d’abrogation d’exploitation de manière anticipée ». Autre exemple emblématique à RTE, ce « camouflet pour la loi Travail et la direction », pour reprendre les propos de la secrétaire générale, qui précisait : « pour contourner l’opposition de la CGT, majoritaire à plus de 5 8% au sein de l’établissement, la CFDT et la CFE-CGC, encouragées par la direction, ont demandé un référendum en application de la loi Travail. » Sauf qu’avec plus de 76 % de participation, « près de 71 % des votants ont signifié leur refus de voir leurs horaires flexibilisés (…) ce qui a permis de confirmer toute la nocivité de la loi Travail et validé la pertinence des mobilisations du printemps 2016, démontrant que les salarié-e-s continuaient de la rejeter ».

De l’énergie aux activités sociales, en passant par la solidarité avec les réfugiés, Virginie Gensel-Imbrecht s’est efforcée de lier dans son rapport d’ouverture valeurs et pratiques syndicales, sans occulter les reculs constatés – et contrastés – lors des dernières élections de représentativité. D’où la nécessité d’interroger, comme à chaque congrès, la structuration du syndicalisme FNME, ses atouts et ses limites, les catégories de syndiqués – ICT, retraités, femmes, jeunes, etc.

Selon le nouveau secrétaire général, de nombreux combats sont encore à mener car « la déréglementation a chamboulé tout le secteur » explique Sébastien Menesplier. « On avait des entreprises qui tous les ans embauchaient de nombreux salariés et aujourd’hui on restructure et on supprime des emplois. » Selon lui ce congrès de la FNME a fait ressortir « non pas un manque d’identité de la part des délégués mais des interrogations sur ce que sera l’avenir » de cette fédération qui rassemble les mineurs, l’énergie atomique, et les industries électriques et gazières. Voir l’interview vidéo ci-dessous du nouveau secrétaire général.