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Palestine

Colloque sur l’environnement et les conditions de travail dans les territoires occupés

lundi 10 novembre 2014 , par Philippe Gelinaud

Vendredi 7 novembre 2014, l’Association France Palestine solidarité (AFPS), organisait, avec le soutien de la CGT, un colloque sur le thème « Colonisation et occupation israéliennes : les conséquences sur l’environnement et la santé en Palestine ».

Placée sous le parrainage d’Esther Benbassa, sénatrice Europe écologie les verts (EELV) du Val-de-Marne et directrice d’études à l’École pratique des hautes études (EPHE), cette journée, qui se tenait à l’Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS), à Paris, était rythmée par trois tables rondes :

- Pollution, déchetteries, eaux usées des colonies en Cisjordanie et à Gaza.
- Les conditions de travail des Palestiniens en Israël et dans les colonies.
- Violences de l’occupation : impacts sur la vie des Palestiniens en Cisjordanie et à Gaza.

Nadine Prigent, membre de la direction confédérale de la CGT, participait à la deuxième table ronde (en remplacement d’Agnès Naton), aux côtés de l’avocat Khalid Dukhi, représentant l’organisation non gouvernementale de défense des travailleurs Kav LaOved, et du syndicaliste Wael Natheef, secrétaire de la branche de Jéricho et de la vallée du Jourdain du Palestinian General Federation of Trade Unions (PGFTU).

7 novembre 2014, Khalid Dukhi et Wael Natheef au colloque sur la Palestine organisé par l'AFPS avec le soutien de la CGT.

Messieurs Dukhi et Natheef (photo ci-dessus) ont témoigné des conditions de travail particulièrement difficiles des travailleurs palestiniens en territoires occupés et des discriminations patentes qu’ils subissent par rapport à leurs collègues non palestiniens. Parmi les nombreuses difficultés rencontrées par ces travailleurs, on peut citer la nécessité de se lever dès 2h du matin pour commencer à travailler à 6h, en raison des checkpoints qu’ils doivent franchir et des fouilles systématiques qu’ils subissent. Il faut aussi souligner les nombreux accidents du travail et les expositions répétées à des produits toxiques pour des ouvriers qui travaillent le plus souvent dans l’agriculture et l’industrie chimique, et à qui on refuse les protections les plus élémentaires (gants, masques, etc.).

Nadine Prigent a souligné l’engagement de longue date de la CGT « dans la recherche d’une solution juste et durable au Proche-Orient parce que nous sommes persuadés que le contenu social est un élément constitutif de la paix. » Elle a exprimé l’inquiétude du syndicat de voir le droit international bafoué et fait le constat que si les violences existent des deux côtés, il n’en reste pas moins qu’ « il y a bien des territoires palestiniens occupés par une armée et des colons israéliens. Il y a une différence fondamentale entre occupant et occupé  ». Elle a expliqué que la CGT est en faveur de la reprise d’un dialogue de paix, et qu’elle maintient son engagement dans des actions de solidarité qui ont d’abord été ponctuelles et doivent désormais devenir durables. C’est pourquoi la CGT « entend poursuivre son action syndical d’appui au dialogue entre les parties par la construction d’un projet axé sur le dialogue israélo-palestinien ».


Voir le programme du colloque et la liste complète des intervenants.