La cgt
NOUS SUIVRE
  
Accueil  >> Dépêches

  • Convergence des luttes face à Macron ›››

    Salariés du privé, du public, électriciens-gaziers, cheminots, étudiants, postiers, hospitaliers, etc étaient dans la rue ce 19 juin 2018 pour revendiquer un service public de qualité : rassemblés autour du refus de la société que Macron et son gouvernement nous proposent. Et, aussi, mobilisés sur leurs propres revendications autour de l’emploi, des salaires, des garanties collectives, du service public, de la suppression de la CSG, de l’accès à (...)
    Voir tout le texte ›››
  • Justice
    Paprec abandonne ses poursuites pour diffamation contre l’Humanité ›››

    Le SNJ-CGT et le SNJ se félicitent de l’arrêt des poursuites pour « diffamation » entamées par PAPREC (entreprise spécialisée dans le recyclage), à l’encontre du journal L’Humanité et de deux journalistes de l’Humanité et de l’Humanité Dimanche. Le groupe Paprec, spécialisé dans le recyclage, avait entamé une procédure pour diffamation à l’encontre de deux journalistes de l’Humanité, suite à des révélations, témoignages et preuves sur un cas de (...)
    Voir tout le texte ›››
  • Liberté syndicale
    Orpea : leader européen, de la répression syndicale… ›››

    La CGT soutient les camarades du syndicat allemand Verceinte Dichstlerstungs-Gewertkschaft (VER. DI) dans lutte qu’ils mènent face au groupe Orpea, numéro un français et européen de la prise en charge de personnes âgées. En l’espèce, deux représentants du syndicat ont été licenciés pour avoir diffusé des informations sur le droit de grève. La CGT dénonce encore une fois le groupe ORPEA, qui use de la répression syndicale avec comme seule boussole : le (...)
    Voir tout le texte ›››
  • Inter-professionnel
    19 avril : convergeons vers le 1er mai ! ›››

    L’appel à mobilisation du 19 avril, qui a réuni un peu partout en France quelque 300 000 manifestants, a été une réussite ! À l’appel de la CGT, mais aussi du syndicat Solidaires, 190 rassemblements se sont tenus en France. À Paris, les fédérations CGT, accompagnées de Solidaires et de la FSU, était au rendez-vous. La convergence ne fut pas un vain mot, comme ont pu le démontrer des cortèges d’étudiants, de personnels de santé, de sans-papiers... en (...)
    Voir tout le texte ›››
  • Energie
    Pour un service public de l’énergie ! ›››

    Mercredi 18 avril avait lieu la conférence de presse organisée par la fédération des mines et énergies (FNME), où son secrétaire général, Sébastien Menesplier, a présenté le projet de la CGT pour « un nouveau service public de l’électricité et du gaz attaché au statut de l’énergéticien ». En l’espèce, dans le cadre du débat public sur la Programmation Pluriannuelle de l’Energie, la FNME-CGT milite pour un bilan de la déréglementation du secteur de l’énergie et (...)
    Voir tout le texte ›››
  • Europe
    Services publics allemands : la lutte pour 6% d’augmentation de salaire ›››

    La semaine dernière, en Allemagne 150.000 agents du service publics, 70.000 la semaine d’avant étaient en grève. Toutes les régions en Allemagne sont concernées. La Fédération CGT des Services publics adresse soutient l’action menée par le syndicat allemand Ver.Di afin d’obtenir 6% d’augmentation de salaire dans les 12 prochains mois pour l’ensemble des agents des services publics allemands. La lutte concerne 2,3 millions de personnes, employées par (...)
    Voir tout le texte ›››
  • Inter-professionnel
    Où se mobiliser le 19 avril ? ›››

    !function(e,t,n,s)var i="InfogramEmbeds",o=e.getElementsByTagName(t)[0],d=/^http:/.test(e.location) ?"http:" :"https:" ;if(/^\/2/.test(s)&&(s=d+s),window[i]&&window[i].initialized)window[i].process&&window[i].process() ;else if(!e.getElementById(n))var a=e.createElement(t) ;a.async=1,a.id=n,a.src=s,o.parentNode.insertBefore(a,o)(document,"script","infogram-async","https://e.infogram.com/js/dist/embed-loader-min.js") (...)
    Voir tout le texte ›››
  • Histoires de luttes
    220 000 euros redistribués aux salariés de l’aéroport de Clermont-Ferrand ›››

    Il s’agit d’une lutte qui s’est déroulée à l’aéroport de Clermont-Ferrand. Face à des comptes d’entreprise obscurs, la CGT a saisi des cabinets d’expertise comptable. Au final, une enveloppe de 220 000 euros qui avait été dissimulée par Vinci Aéroports a été redistribuée et partagée entre les 100 salariés de l’aéroport en décembre 2017.
    Voir tout le texte ›››
  • SNCF
    AG des cheminots à Austerlitz : le mouvement bien ancré ›››

    Vendredi 13 avril, au moment de la deuxième séquence de journées de grève, les cheminots en grève à Austerlitz tenaient leur assemblée générale. Des étudiants de l’université de Paris I les avaient rejoints pour l’occasion, et l’après-midi, une manifestation des cheminots allait se dérouler de l’université Paris I à la gare d’Austerlitz. Ce 16 avril 2018, par voie de presse, le gouvernement et la direction SNCF ont annoncé la filialisation du Fret SNCF sous (...)
    Voir tout le texte ›››
  • Santé
    Les salariés de l’hôpital privé des peupliers à Paris veulent être entendus ! ›››

    Depuis l’ouverture des négociations annuelles obligatoires (NAO), fin mars 2018, les salariés de l’hôpital des peupliers à Paris XIII° réclament des conditions de travail et des salaires décents. L’hôpital des peupliers est un établissement privé appartenant au groupe Ramsay-Générale de Santé (RGDS). Les grévistes et leurs représentants syndicaux pointent le manque de considération, les absences non remplacées qui épuisent les personnels, et demandent (...)
    Voir tout le texte ›››
  • Documentaire
    Vérités et mensonges sur la SNCF ›››

    Fin 2015, un documentaire de Gilles Balbastre, co-produit par le Comité d’établissement régional SNCF Nord Pas-de-Calais et Emergences-CHSCT, démêlait le vrai du faux sur la SNCF. Témoignages de cheminots inquiets pour la sécurité des voyageurs, déclarations de Guillaume Pepy, Pdg de la SNCF contredites par la réalité du terrain, ce documentaire trouve toute sa place dans la lutte actuelle des (...)
    Voir tout le texte ›››
  • Législatif
    Macron interpellé pour restreindre l’application de la loi "secret des affaires" ›››

    La proposition de loi sur le secret des affaires (voir notre article) sera débattue en séance publique au Sénat mercredi 18 avril. A l’occasion du rassemblement Place de la République à Paris et de la conférence de presse tenue ce lundi 16 avril, plus de 50 associations, syndicats et personnalités ont rendue publique une lettre ouverte au Président de la République pour l’interpeller sur cette proposition de loi contraire aux libertés fondamentales. (...)
    Voir tout le texte ›››
  • Médias
    AFP : Fabrice Fries élu nouveau PDG, un démantèlement annoncé ! ›››

    Après l’élection de Fabrice Fries à la tête de l’Agence France Presse (AFP), la CGT réaffirme sa détermination à lutter pour l’indépendance politique et économique de l’agence. En l’espèce, outre la réduction globale des effectifs prévue dans son projet, Fabrice Fries promet également d’« ouvrir le dossier de capitalisation de l’agence », sonnant la fin de l’indépendance rédactionnelle et économique de l’AFP. Au terme de trois tours de scrutin, malgré (...)
    Voir tout le texte ›››
  • Documentaire
    Ferroviaire Business ›››

    La SNCF possède plus de 1250 filiales dans le monde. Elle emploie 150 000 cheminots au statut mais aussi 110 000 salariés de droits privé. Un vrai "Ferroviaire Business" ! Voici le documentaire de la Fédération CGT des Cheminots. Cliquez ici http://mm1.cgt.fr/cgt/FERROVIAIRE_BUSINESS.mov
    Voir tout le texte ›››
  • Services publics
    16 avril : grève reconductible des ATSEM sur toute la France ›››

    Pour permettre aux agents de porter leurs revendications, l’intersyndicale CGT, FA-FPT, FO, FSU, Sud Solidaires dépose un préavis de grève reconductible pour les Agents Territoriaux Spécialisés des Écoles, titulaires, non-titulaires et faisant fonction à partir du lundi 16 avril 2018. [(Dans le cadre de la mobilisation prévue le 16 avril, des agents décideront de cesser le travail et se mobiliseront pour : • La revalorisation des grilles (...)
    Voir tout le texte ›››
  • Santé
    Le groupe Vauban va rembourser un million d’euros à ses salarié.e.s !! ›››

    Le groupe Vauban, propriétaire de la clinique Livry-Gargan, devra rembourser 1 million d’euros aux salarié-e-s ! Les salarié-e-s de la Clinique de Livry-Gargan, bénéficiaient jusqu’à la reprise par le groupe Vauban Santé en 2013, d’une prime de fin d’année égale à un mois de salaire annuel brut moyen. Le groupe Vauban cherche alors à transformer cette prime — obtenue par des accords collectifs de juin 2015 et avril 2011 — en prime liée à des critères (...)
    Voir tout le texte ›››
  • Éducation nationale
    Étudiants, cheminots : convergence des luttes à Tolbiac ›››

    En lutte contre le projet ORE, des étudiants occupent la faculté de Tolbiac à Paris. Ce 11 avril, une délégation de la FERC-CGT et des cheminots de la gare d’Austerlitz sont venus leur prêter main forte, face à des menaces d’évacuation manu militari, qui finalement n’ont pas eu lieu. Reportage.
    Voir tout le texte ›››
  • Commerce et services
    Victoire éclair des salariés de STN GROUPE ›››

    En grève mardi 10 avril dès 7 heures, les salariés de la Société sous-traitante STN GROUPE qui interviennent au PARK HYATT VENDOME ont obtenu satisfaction de leurs revendications via un accord signé avec la direction dès 10h30. Mardi 10 avril 2018 dès 7 heures, les salariés de la société sous-traitante STN GROUPE qui interviennent au PARK HYATT VENDOME ont arrêté massivement le travail afin d’obtenir la satisfaction des revendications suivantes : (...)
    Voir tout le texte ›››
  • SNCF
    Les cheminots adressent une mise en demeure à leur direction ›››

    Le 10 avril, les organisations syndicales CGT, Unsa-ferroviaire, CFDT-cheminots ont adressé un courrier de mise en demeure à la direction de la SNCF. La direction est sommée, sous 48 heures, de : ne rien faire qui puisse être constitutif d’une entrave à l’exercice du droit syndical et à l’exercice du droit de grève ; de faire cesser les manœuvres en cours et de retirer, sous le même délai les fausses informations et de procéder aux (...)
    Voir tout le texte ›››
  • Culture
    La CGT-Spectacle soutient le projet de reprise du cinéma La Clef ›››

    Le Comité d’entreprise de la Caisse d’Epargne d’Île-de-France, propriétaire du cinéma et centre culturel La Clef (Paris V) souhaite le vendre, sous condition expresse que le lieu demeure ce qu’il est pendant une durée de 18 ans. Le directeur actuel de La Clef faisait partie des acheteurs potentiels, mais refusait la clause de maintien de l’activité sur 18 ans. Devant le refus qui lui a été opposé, il a donc pris la décision de cesser l’activité (...)
    Voir tout le texte ›››

Offensive du Medef sur la durée du travail

Cinq bonnes raisons de défendre les 35 heures

mardi 2 septembre 2014 , par Frédéric Dayan

Si Matignon a pris soin de démentir le tout nouveau ministre de l’Economie en assurant qu’il ne toucherait pas aux 35 heures, il a néanmoins indiqué qu’on ouvrirait des négociations par branche pour déroger à la durée légale du travail. Sous la pression du Medef, depuis le gouvernement Fillon de nombreuses dérogations aux 35 heures ont été imposées. Ce qui est en jeu pour le patronat en supprimant une fois pour toutes la référence aux 35h, c’est d’obtenir la suppression des obligations de majoration pour les heures supplémentaires.
A noter que ce 4 septembre, la CGT est auditionnée par une commission d’enquête parlementaire à l’Assemblée nationale sur "l’impact de la réduction progressive du temps de travail".

Invité de France Info le 29 août, le secrétaire général de la CGT est revenu sur le débat sur les 35 heures. Et il a critiqué beaucoup des déclarations qui ont émaillé cette rentrée économique et sociale.

Arguments

Beaucoup de choses ont été dites, surtout, beaucoup de bêtises, à propos de la loi Aubry sur les 35 heures. Accusée à tort et sans preuves de nuire à la compétitivité des entreprises, elle n’a cessé depuis son adoption de faire l’objet d’attaques et de remises en cause. Pourtant, régulièrement, des enquêtes d’opinion montrent l’attachement des salariés à la réduction du temps de travail.

Voici 5 bonnes raisons de défendre la réduction du temps de travail. Celles ci sont étayées par des études et des chiffres officiels. Cet argumentaire est également en ligne sur le site de l’Union générale des ingénieurs, cadres et techniciens CGT.

1 En France, la durée moyenne hebdomadaire pour l’ensemble du salariat à temps complet est de 39,5 heures

C’est ce que relève la dernière enquête sur le temps de travail de la DARES.Elle est donc supérieure à la durée légale hebdomadaire de 35 h (ou 1 600 h par an).

Entre 2003 et 2011, elle a augmenté pour toutes les catégories socioprofessionnelles :
- ouvriers (+2,3%)
- employés (+2,2%) ;
- profession intermédiaire (+4,3%) ;
- cadres (+5,8%).

Pour les cadres, l’horaire hebdomadaire est passé de 42,6 h en 2003 à 44,1 h en 2011.

Et l’horaire annuel passe pour les cadres de 1765 h (2003) à 1867 h (2011). Cette augmentation du temps de travail s’explique notamment par l’extension du forfait jour à l’ensemble des salariés introduite par les gouvernements Fillon. Ainsi, entre 2003 et 2011, le nombre de salariés en forfait jours est passé de 5 à 12,5%. Pour les seuls salariés en forfait jours l’horaire annuel est de 1 939 heures ! A noter que ces chiffres tiennent compte des jours RTT supplémentaires accordés aux cadres en forfait jours.

Le travail de nuit augmente également

3,5 millions de personnes, dont plus d’un million de femmes, travaillent régulièrement la nuit, selon la Dares, soit un million de plus qu’il y a 20 ans. Parmi les salariés amenés à travailler de nuit, il ne s’agit plus d’une modalité occasionnelle mais d’une organisation du travail régulière (la proportion de travailleurs nocturnes « habituels » a doublé en 20 ans).

Le travail s’intensifie

L’intensification du travail générée notamment par les changements organisationnels incessants et un rythme de travail de plus en plus contraint est une réalité partagée par de plus en plus de salariés.

Ainsi, selon la DARES, la part des salariés dont le rythme de travail est imposé par un contrôle ou un suivi informatique est passée de 25% en 2005 à 35% en 2013. Cette hausse est plus sensible pour les cadres (+12 points) et les professions intermédiaires (+13 points).

L’enjeu aujourd’hui est donc d’obtenir une effectivité de la réduction du temps de travail (en particulier pour les ingénieurs, cadres et techniciens).

2 En faisant sauter la durée légale du temps de travail, on baisse les salaires

Aujourd’hui, les employeurs disposent des souplesses nécessaires pour augmenter le temps de travail des salariés au-dessus de 35h, dans la limite de 48h par semaine ou de 44h sur une durée consécutive de 12 semaines.

Ces limites disparaissent même pour les salariés en forfait jours. Par contre, dès lors que l’on dépasse les 35h, les heures supplémentaires doivent être majorées.

En supprimant la référence aux 35h, le patronat veut obtenir la suppression des obligations de majoration pour les heures supplémentaires.

3 La baisse du temps de travail s’est accompagnée d’une hausse de la productivité

Selon l’INSEE, les 35h sont à l’origine de gains de productivité de 4 à 5% pour les entreprises.

Suite aux 35h, en 2004, la France se place au 2ème rang mondial pour la productivité horaire du travail (devant les Etats-Unis, l’Allemagne, le Japon, le royaume Uni, l’Italie,…) et à 20% au-dessus de la moyenne Européenne.

4 La baisse du temps de travail est un levier de création d’emploi

Entre 1998 et 2002, la mise en place des 35 heures a permis la création d’environ 350 000 emplois supplémentaires, selon une étude de la DARES publiée en 2007. Auxquels il faut ajouter près de 50 000 emplois indirects dans les secteurs du sport, des loisirs, et du tourisme.

« Les 35h n’ont pas eu d’impact négatif sur les coûts salariaux. Les coûts salariaux unitaires (masse salariale sur valeur ajoutée) ont baissé de 10% entre 1996 et 2002, liés aux allègements de charges et aux gains de productivité », soulignait ainsi Martine Aubry en 2004.

En ramenant la durée effective moyenne hebdomadaire du travail de 39,5 h (durée moyenne actuelle) à 35 h cela libèrerait l’équivalent de 2,7 millions d’emplois.

5 Si le patronat souhait faire travailler plus les salariés, qu’il s’attaque aux temps partiels…

Le gouvernement et le patronat feraient mieux de s’attaquer aux temps partiels qui explosent et concernent maintenant 18% des salarié-e-s (dont 80% de femmes !).

Les temps partiels sont aujourd’hui le 1er facteur d’inégalité salariale entre les femmes et les hommes.

Pourtant, les emplois à temps partiels bénéficient à plein des exonérations de cotisations sociales sur les bas salaires.

Les emplois à temps partiels sont donc subventionnés par les pouvoirs publics.