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Emploi

Chômage en hausse et usine à gaz sur les droits rechargeables

jeudi 26 mars 2015
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L’embellie aura été de courte durée : les chiffres du chômage pour le mois de février 2015 montrent de nouveau que le chômage des jeunes, s’il diminue de 0,3 %, augmente de 0,1 % sur un an, et de 0,2 % toutes catégories confondues. Le chômage des seniors augmente de 0,7 %, celui des chômeurs de longue durée augmente de 0,8 %. Au total, 30 400 demandeurs d’emploi supplémentaires sont enregistrés en février 2015, toutes catégories confondues, dont 12 800 en catégorie A (en chômage total). La France compte désormais 3.494.400 privés d’emploi en catégorie A, et 5.262.500 demandeurs d’emploi au total, dont moins d’un sur deux est indemnisé.

On le voit bien : les annonces de frémissement d’une reprise ne suffisent pas à faire baisser le chômage ! Tous les économistes sont d’accord pour dire qu’en dessous de 1,5 % de croissance, la courbe ne s’inversera pas.

Pour la CGT, la relance de la croissance passe par une relance du pouvoir d’achat des salariés, des demandeurs d’emploi et des retraités. L’austérité ne peut être un chemin qui favorise le redressement du pays : une autre politique est possible !

Le même jour où une hausse du chômage était annoncée, des militants de la CGT spectacle, des comités de chômeurs CGT, de la CGT intérim, de la Cip-Idf et d’associations de chômeurs ont occupé le siège d’une direction du ministère du Travail qui agrée sans sourciller les pires conventions assurance chômage. Ils ont permis que des négociations soient rouvertes sur les droits rechargeables.

Comme à l’habitude, la négociation était jouée d’avance : MEDEF, CFDT, FO et CFTC s’étaient quasiment mis d’accord en amont. Une usine à gaz se construit : certains chômeurs pourront faire valoir un droit d’option, leur permettant de renoncer à des indemnités journalières trop basses en cas de reprise de travail dès quatre mois. Si nous avons obtenu que l’effet de ces mesures soit rétroactif au 1er octobre, les critères restrictifs imposés ne permettront qu’à un tiers des demandeurs d’emploi victimes du dispositif des droits rechargeables de voir leur situation révisée au 1er avril. Deux tiers - soit plus de 250 000 personnes - resteront en sous-indemnisation.

Les économies imposées par les signataires sont les suivantes :
- dans tous les cas de figure, la démission générera une "punition" consistant à subir un délai non indemnisé de quatre mois minimum ;
- l’allocation différentielle de reclassement (qui permettait de compenser la perte de revenus pour une reprise de travail moins rémunérée) est supprimée ;
- l’aide à la création d’entreprise est abaissée de 50 à 45 % pendant deux ans.
Comme l’ont montré nos propositions, une autre réforme est pourtant possible !

La lutte continue pour l’emploi et pour une autre indemnisation du chômage : le 9 avril, la CGT appelle avec d’autres forces syndicales, l’ensemble des salariés, des demandeurs d’emploi et des retraités à se mobiliser en participant aux grèves et manifestations prévues, notamment à la manifestation nationale à Paris.

Montreuil, le 26 mars 2015