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PUBLIÉ LE 17 mars 2015
Portes ouvertes à l’union locale

Cergy-Pontoise : une CGT proche, pour tous les salariés

Les locaux sentent encore la peinture fraîche et les militants CGT de Saint-Ouen l’Aumône qui se pressent ce vendredi 13 mars dans la salle commune de l’antenne de zone de l’union locale CGT de Cergy-Pontoise ont le sourire aux lèvres.


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Ce midi, ils ont ouvert les portes du 6 bis rue de la Chapelle aux quelques 15000 salariés qui travaillent sur la localité de Saint-Ouen-l’Aumône et ses trois zones industrielles (Vert Galant, Béthunes, Epluches). Quelques 6000 cartons d’invitations ont été distribués dans les syndicats que rassemble cette antenne de zone de la grande Union locale de Cergy-Pontoise.
"L’idée, c’est de susciter l’intérêt des salariés à venir discuter de tout ce qui les préoccupe au travail", explique Meïssa Allal, la secrétaire générale de l’UL de Cergy-Pontoise (également dirigeante nationale de la CGT). "Bien sûr, il y a les questions de contrat de travail, le paiement des heures supplémentaires, le besoin de connaître sa convention collective et d’une manière générale toutes les questions juridiques, mais au delà, toutes les questions revendicatives qui nécessitent l’appui et la solidarité interprofessionnelle de la CGT. Et les sujets ne manquent pas sur ce bassin économique : problèmes de transport en commun, de restauration collective, de services... Et puis les questions d’emploi, de salaires, de conditions de travail."

Parmi les visiteurs de ces portes ouvertes, nous avons croisés, Abdellah, Maria, Anand, qui ont en commun d’être syndiqués depuis quelques années et qui, grâce au soutien logistique, l’appui juridique, la solidarité active, la formation syndicale, la proximité ont fait le pas de se syndiquer, de construire des revendications avec leurs collègues, de mener des conflits. Ainsi dans une période récente, la zone de Saint-Ouen l’Aumône a par exemple été le théâtre d’un long et dur conflit social dans les entrepôts frigorifiques Stef.
Salariés venus des quatre coins du monde, ils sont devenus des délégués syndicaux, des militants reconnus par leurs collègues. Dans certains cas, cette irruption du fait syndical dans leurs entreprises a créé un véritable appel d’air qui se traduit par la syndicalisation, la création de bases nouvelles, des succès électoraux qui viennent souvent couronner des succès revendicatifs jadis inespérés.
Aujourd’hui, comme l’explique Olivier, l’un des animateurs de cette UL, syndiqué CGT de l’enseignement, "nous nous posons la question d’autres formes d’organisation pour coller aux réalités des entreprises et du salariat. Nous ne pouvons plus nous borner au modèle traditionnel "une entreprise, un syndicat" qui ne permet pas dans de nombreux cas, d’avoir une vie syndicale réelle. Que proposons nous à tous ces syndiqués isolés ?" les militants réfléchissent notamment à des syndicats de branches d’activité comme dans le nettoyage par exemple.
Grâce à cette antenne de zone, l’UL de Cergy-Pontoise, se donne les moyens d’être plus proche des salariés et s’est fixée dans son dernier congrès, l’ambition d’atteindre les 3000 syndiqués.