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Publié le mercredi 4 avril 2018
En direct de la CGT en territoires

Bilan de la réforme des conseils régionaux : la CGT « tire le signal d’alarme »



Les sections CGT des treize conseils régionaux se sont réunies les 14 et 15 mars pour faire un premier bilan de la réforme de la carte territoriale. Les conclusions sont sans appel : les services publics se détériorent, les conditions d’emploi se dégradent et les agents sont fortement impactés.
La CGT réitère son appel à la mobilisation.

Changements de métiers, multiplication des déplacements sur des territoires agrandis, perte d’effectifs, agents travaillant de plus en plus le soir et le week-end… Le bilan de la réforme de la carte régionale, dressé apparaît très sombre pour les 81 800 agents des conseils régionaux.

Sur le terrain, les représentants syndicaux disent se trouver confrontés à des situations complètement nouvelles : agents en pleurs, agents ne supportant plus les changements subis, certains iraient même jusqu’à démissionner de la fonction publique… « Certains sont en surcharge de travail, d’autres au contraire en sous-charge, certains accomplissent du travail absurde, déqualifiant ».

Les représentants CGT assurent que tous les conseils régionaux ont connu une à plusieurs actions revendicatives au cours de l’année 2017 dénonçant la dégradation des conditions de travail.

Le constat serait le même dans les régions qui ont fusionné et dans celles qui n’ont pas fusionné, en raison notamment des effets induits par la loi Notre sur les réorganisations internes.

Les sections CGT des conseils régionaux dénoncent également une médecine du travail qui serait « de moins en moins indépendante », déclarant certains agents aptes malgré l’existence de pathologies lourdes, mais aussi des réformes statutaires (Rifseep et PPCR) qui « ralentissent les carrières », avec des effets « clientélistes » (Rifseep).

Derrière la question du personnel, les services publics sont touchés. La réforme de la carte régionale ne serait pas la seule explication au phénomène, selon les représentants syndicaux CGT. Ceux-ci dénoncent la « schizophrénie des élus » qui tantôt déplorent les baisse des dotations, tantôt se félicitent des économies réalisées dans leurs services.

(Source : La gazette des communes)