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Publié le lundi 30 juin 2008

Bas-Rhin : Le deux millième adhérent est pour bientôt



Des syndiqués plus nombreux et des syndicats partout, c’est bon pour les revendications. La CGT de la métallurgie du Bas-Rhin en fait la démonstration. Par Régis Frutier

Sans syndiqués pas de syndicat. C’est pourquoi la CGT organise régulièrement des périodes de renforcement pour poser la question de l’adhésion. Ce sera une nouvelle fois le cas du 2 au 13 juin prochain. Certaines structures syndicales vont plus loin et adoptent des plans de travail avec leurs propres objectifs. C’est le cas de l’union syndicale CGT de la métallurgie du Bas-Rhin (USTM). « En novembre dernier, nous avons réuni 80 délégués syndicaux pour une journée d’étude. Nous avons décidé d’une journée de syndicalisation le 24 janvier avec un mot d’ordre : la syndicalisation pour faire aboutir nos revendications » explique Amar Laadra, secrétaire général de l’USTM-CGT 67. Le cap est fixé : il faudra atteindre 2 000 adhérents d’ici la fin de l’année.

Un tract est édité en appui et chaque élu est invité à s’investir personnellement. « Nous avons aussi affûté nos arguments, ajoute Amar, en faisant la démonstration que là où le taux de syndicalisation est élevé, il y a des résultats concrets. » Et effectivement, sur le département les exemples ne manquent pas d’entreprises où la présence de la CGT a pesé sur les négociations et a débouché sur des embauches ou des augmentations salariales. C’est le cas chez Fenwick, où après une semaine de grève les 200 salariés ont arraché 4 % d’augmentation générale, chez De Dietrich où les 1 600 salariés obtiennent une revalorisation de 3,5 % et un démarrage de grille de salaire à 1 500 euros. Idem chez Alpaci où une menace de débrayage permet aux 121 salariés de décrocher 70 euros d’augmentation.

Dans toutes ces entreprises des adhésions sont réalisées, parfois par dizaines. Et dans la seule journée temps fort du 24 janvier, c’est 205 adhésions que la CGT enregistre sur le département. Le succès est particulièrement flagrant chez Clestra, entreprise située au cœur du quartier populaire de Hautepierre à Strasbourg. L’usine compte 170 syndiqués CGT pour 400 salariés, et les jeunes envahissent littéralement le syndicat. « Nous portons une attention constante aux jeunes et aux intérimaires. Systématiquement, nous demandons leur embauche, et ils sont fiers d’être syndiqués », explique Luciano, délégué CGT-Clesta. Même s’ils ne sont pas tous embauchés, les intérimaires qui font un passage chez Clestra comprennent vite la différence avec les entreprises dépourvues de syndicat. Et c’est parfois chez un autre employeur qu’on les retrouve à se syndiquer lors des journées de parrainages syndicaux.
Malgré la fermeture de cinq entreprises et la perte de 400 syndiqués, les effectifs syndicaux sont passés en six ans de 980 à 1929. Avec la quinzaine de renforcement confédérale de juin, l’objectif des 2 000 adhérents fin 2008 sera sans nul doute dépassé.
De bon augure pour les revendications et les élections prud’homales de décembre.

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Une étude du ministère du Travail (avril 2008) situe la syndicalisation globale à seulement 7,6 %. En revanche, la présence déclarée d’un syndicat sur le lieu de travail est en croissance (32,4 % pour 29,9 % sur la période 1996-2000).

En savoir +

La CGT Métallurgie du Bas-Rhin dispose d’un site Internet. http://ustm67.free.fr|