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Publié le mercredi 10 janvier 2018
En direct de la CGT en territoires

Auvergne-Rhône-Alpes : une intersyndicale demande à l’État de lancer un « plan d’urgence » pour former les chômeurs



Il y a « urgence à agir pour maintenir le droit à la formation des demandeurs d’emploi » en Auvergne-Rhône-Alpes, au premier semestre 2018, s’alarme une intersyndicale régionale, s’adressant au préfet de région, dans un courrier du 13 décembre 2017.

Les syndicats de salariés (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FSU, FO et Unsa) sollicitent une rencontre avec le représentant de l’État, pour lui demander la mise en place rapide d’un « plan d’urgence pour la formation des demandeurs d’emploi en Auvergne-Rhône-Alpes, face à l’absence d’effectivité du droit à la formation des demandeurs d’emploi en région au 1er semestre 2018 ».

« Ce plan s’appuierait sur le réseau des centres Afpa, Greta et Cnam, qui sont les seuls à même de répondre dans des délais aussi rapides à une telle commande publique en termes de formation et d’infrastructures », avancent-ils. Le Cnam Auvergne-Rhône-Alpes connaît actuellement des difficultés financières, tandis que les Greta prévoient des budgets en baisse pour 2018 dans la région.

« L’analyse de cette expérimentation d’urgence pourrait par la suite rendre des préconisations pour la mise en œuvre du nouveau plan d’investissement compétences gouvernemental », le PIC, annoncé fin septembre.

L’intersyndicale rappelle que « depuis l’arrivée du nouvel exécutif régional », présidé par Laurent Wauquiez (LR), « des programmations ont été arrêtées et d’autres réorientées sur une nouvelle politique, visant la satisfaction des besoins des secteurs en demande d’emploi, avec comme support le Cared ». Les Cared sont des programmes prévoyant une ou plusieurs formations, en contrepartie desquelles les employeurs s’engagent à proposer aux demandeurs d’emploi un poste (CDD ou CDI) durable.

De janvier à mai 2018, il n’y aura pas de programmation du conseil régional, donc pas de formations proposées aux demandeurs d’emploi qui souhaiteraient se former. « À cette responsabilité régionale défectueuse, s’ajoute la fin du plan 500 000 formations du précédent gouvernement. » S’agissant du PIC, les syndicats craignent que le « délai de mise en œuvre » ne permette « toujours pas aux demandeurs d’emploi d’exercer leur droit à la formation en Auvergne-Rhône-Alpes, au premier semestre ».