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Publié le jeudi 15 juillet 2004

Autonomie des universités : un projet dangereux pour le développement scientifique et culturel du pays.



Le gouvernement vient de faire connaître son projet de loi relatif à « l’autonomie des universités ». Celui-ci s’inscrit dans la logique de sa conception de la décentralisation, à savoir le désengagement de l’Etat sur l’essentiel de ses missions de service public dans le domaine de l’éducation et de la formation.

Outre la méthode qui consiste à faire avaliser un texte qui n’a fait l’objet d’aucune discussion préalable avec les organisations de la communauté universitaire, ni les acteurs sociaux, son contenu est inacceptable sur le fond. C’est ce que la CGT a exprimé avec l’intersyndicale des organisations représentatives des personnels de l’enseignement supérieur (IATOS, enseignants) et des étudiants en quittant la séance du CNESER du 19 Mai 2003.

La CGT et son Union générale des ingénieurs cadres et techniciens (UGICT) réaffirment leur exigence de développement de l’enseignement supérieur à partir d’un maillage territorial équilibré qui assure l’équité et l’égalité des étudiants et qui agisse contre les inégalités sociales. Cela doit se traduire par une coopération entre les universités à l’inverse de la primauté à la compétition qui ne génère que l’éclatement du service public d’enseignement supérieur et de la recherche.

L’application d’une telle réforme mettrait en péril la qualité de la mission d’éducation et de formation supérieure fondée sur l’accès aux savoirs, l’élévation des qualifications et la construction des savoirs par la recherche. Ce projet met en concurrence les universités, sacrifie les « petites universités » jugées non viables. Il favorise les pôles dits d’excellence, l’autofinancement par les contractualisations et les sujétions, transformant ainsi les laboratoires et les universités en prestataires de services des grands intérêts privés.

Sous le label « autonomie des universités » c’est le désengagement financier de l’Etat, la remise en cause des règles de fonctionnement démocratique et ce, dans une logique de déréglementation et de privatisation des services publics qui sont engagés. Oui l’Université a besoin de transformations pour relever le défi des qualifications et de la démocratisation mais c’est d’un tout autre projet dont les étudiants, le pays ont besoin.

C’est pour faire part de ses exigences que la CGT et son UGICT seront présentes le 26 mai 2003 au « CONTRE-CNESER » organisé à l’initiative de l’intersyndicale de la communauté universitaire.