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Publié le mardi 12 mai 2015

Augmenter les salaires pour relancer l’économie



Loin de relancer la croissance et
l’emploi, la politique de baisse des
salaires, de précarité, a contribué à
baisser le pouvoir d’achat, la consommation
et la croissance et donc à baisser
la demande interne et détruire
massivement des emplois.

La consommation des ménages
compte pour 57 % du Produit Intérieur
Brut de la France. L’évolution du
PIB dépend donc largement de cette
consommation. Au cours des années
2000, elle explique deux tiers de la croissance
de l’activité économique en France.
Donc, tout ce qui freine le pouvoir d’achat
plombe la reprise de notre économie.
En se refusant à donner un « coup de
pouce » réel au Smic et en gelant le point
d’indice des fonctionnaires depuis quatre
ans, l’État, premier employeur donne un
signal très clair à tous les employeurs que
le temps est à la compression des salaires.
Cette politique est désastreuse pour les
salariés car elle nuit à leur pouvoir d’achat.
Elle est un cadeau pour les grands groupes
qui continuent d’engranger des bénéfices
sans augmenter les salaires. Plus grave,
elle ne bénéficie même pas aux entreprises
en difficultés puisqu’en compressant
les salaires, elle nuit à la demande et
donc à l’activité de ces mêmes entreprises.

LA CGT PROPOSE}
Au contraire, une augmentation immédiate
du Smic et un rattrapage réel du point
d’indice dans la fonction publique donneraient
un ballon d’oxygène immédiat.
Plus important, des engagements clairs et
fermes de revaloriser le Smic au-delà de
l’augmentation automatique et de revaloriser
les traitements des fonctionnaires
ainsi que les prestations sociales seraient
de nature à réenclencher une spirale vertueuse
et à libérer le pouvoir d’achat des
salariés.

Pour la fonction publique, la valeur du
point d’indice détermine plus de 80 % de
la rémunération des 5,2 millions d’agents.
Depuis 2000, les choix gouvernementaux
successifs ont conduit à un décrochage
massif de la valeur du point par rapport à
l’évolution des prix : c’est désormais à plus
de 14 % de perte de pouvoir d’achat que
s’élèvent les pertes accumulées.

Depuis juillet 2010, qui a marqué le début
du gel de valeur du point, ce décrochage
s’est fortement accéléré. Les conséquences
sont désastreuses pour les conditions
de vie des personnels, mais aussi pour la
consommation et donc l’activité économique.
En tant que premier employeur de
France, en se faisant le promoteur de l’austérité
salariale, le gouvernement envoie
en outre un très mauvais signal qui pénalise
tout le monde du travail.

Dans l’unité la plus large possible, la CGT
est déterminée à gagner l’ouverture de
négociations permettant de déboucher
sur un arrêt de la politique ravageuse de
gel du point d’indice et obtenir une augmentation
significative des salaires dans
les fonctions publiques.