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Publié le jeudi 16 décembre 2004

Aucune réponse n’a été apportée par le ministère



Au terme de cette rencontre de la Cgt avec le directeur de cabinet du ministre de l’Education, un constat s’impose : aucune réponse n’a été apportée aux différents questionnements de la délégation confédérale.

Compte rendu de la réunion Cgt/ministère de l’Education nationale du 15 décembre 2004

La délégation était composée de Frédérique Dupont, secrétaire confédérale, Denis Baudequin et Daniel Van De Vyvere, membres du groupe Ecole.

Au terme de cette rencontre de la Cgt avec le directeur de cabinet du ministre de l’Education, un constat s’impose : aucune réponse n’a été apportée aux différents questionnements de la délégation confédérale.
Justifiant les concertations séparées menées avec les fédérations professionnelles, d’une part et les parents d’élèves d’autre part -sous prétexte d’éviter des confrontations- le directeur de cabinet a éludé notre demande d’explications relative à l’exclusion, de fait, des confédérations de tout dispositif de travail, montrant ainsi que pour le ministère « l’Ecole n’est pas l’affaire de tous ».

Pour lui, les préoccupations et les critiques exprimées par la Cgt relèvent avant tout d’incompréhensions que d’ailleurs ses propos n’ont pas levées.
C’est le cas pour les dispositifs de soutien, la notion de mérite, la définition du socle commun, les parcours obligatoires mis en place dans les collèges qui seront selon le Ministère destinés aux « plus faibles », l’identité de la voie professionnelle, la restructuration des IUFM …

La lutte contre les inégalités sociale est renvoyée à la seule loi de cohésion sociale qui plutôt que s’attaquer aux causes des inégalités dans notre société s’est surtout évertuée à assouplir les règles en matière de licenciement.
L’échange sur les équipes de réussite éducative prévues par la loi Borloo, a montré qu’au delà du concept, l’administration est, pour l’instant, incapable d’un préciser la place, le rôle et le fonctionnement.

Le ministère se retranche derrière la loi de décentralisation et les responsabilités des collectivités territoriales qu’elle induit pour évacuer notre exigence d’une redéfinition de la carte scolaire garantissant une réelle mixité sociale. L’abandon de tout cadrage national à partir des orientations et des moyens que ces collectivités consacreront à l’Ecole entraînerait de nouvelles inégalités dans les territoires.

Au plan des moyens, on voit mal, malgré les dénégations du directeur de cabinet, comment à partir de la programmation de 150 000 emplois sur 5 ans -ce qui constitue pour l’instant un engagement non budgétisé à ce qu’ils ne soient pas supprimés- ceux-ci pourraient compenser tous les départs en retraite intervenant pendant la même période. D’autant que la réponse ministérielle occulte les 30 000 suppressions intervenues depuis 2002 (enseignants, aides éducateurs, MI/SE) auxquelles vont s’ajouter les 12 000 prévues à la rentrée 2005.

Sous le prétexte que « tout n’est pas possible et qu’il faut établir des priorités » le gouvernement ne sera pas en mesure d’assurer à chaque jeune à la fois l’accès à la culture, à la citoyenneté et à l’acquisition d’une formation générale et professionnelle débouchant à terme sur une qualification reconnue.

Pour la Cgt, pour que les objectifs annoncés ne restent pas au niveau de l’affichage et que les contenus du projet de loi d’orientation pour l’école soient profondément modifiés, il est indispensable que les salariés interviennent et agissent. C’est ce que la Cgt, avec l’ensemble de ses organisations, entend rendre possible.

Lire aussi l’intervention de la Cgt lors de la rencontre.