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Énergie

Arrêt des centrales thermiques en 2022 : une annonce inadmissible

mardi 2 janvier 2018

Malgré la commission interministérielle toujours en cours, le président de la république Emmanuel Macron a annoncé la fin des centrales thermiques charbon d’ici 2022, s’insurgent la fédération CGT mines énergie (FNME) et la fédération nationale des ports et docks, dans un communiqué. Cette décision est irresponsable à plusieurs titre, poursuit la FNME : elle met en péril la sécurisation d’approvisionnement de l’énergie, et provoquerait des catastrophes sociales, au vu du nombre d’emplois directs ou indirects supprimés. La FNME rappelle que si les centrales thermiques ne représentent que 1,4 % du parc de production d’énergie et 3 % de la consommation globale, elles sont indispensables tant que les problèmes de stockage de l’énergie renouvelable ne seront pas résolus. La FNME rappelle également que ces centrales à charbon ne représentent que 1 % des émissions de CO2 sur le territoire national : les condamner ne résoudra pas, tant s’en faut, la crise du réchauffement climatique.
L’annonce d’une fermeture dans quatre ans de l’ensemble de ces centrales parait donc totalement irréaliste, et semble plus guidée par des intentions politiques plutôt qu’environnementales. Car le développement des filières renouvelables semble prendre du retard : nous sommes encore loin des objectifs de 23 % d’énergie verte d’ici 2020, et de 30 % d’ici 2030.
Qui plus est, il semble totalement impossible de remplacer les 3 000 emplois des centrales à charbon par de nouveaux emplois dans l’énergie renouvelable. La CGT défend de son côté, dans les territoires concernés, la relance de projets industriels, respectueux de l’environnement. Elle exige, aux côtés de la fédération ports et docs, une nouvelle rencontre avec le gouvernement, « car il est intolérable de faire ce type d’annonce sans avoir préalablement pris le temps de rencontrer nos fédérations pour évoquer l’emploi et la transition industrielle ».