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PUBLIÉ LE 28 avril 2014

Alstom : les intérêts des salariés et du pays sont en jeu

A l’occasion d’un point de presse ce lundi 28 avril, Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT et Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT Métallurgie ont réagi à l’annonce des tractations sur le rachat d’une partie des activités d’Alstom.


Par ailleurs, la CGT Métallurgie a réagi par un communiqué dans lequel elle souligne que "depuis plusieurs semaines, la situation financière du groupe ALSTOM est inquiétante avec des
répercussions importantes sur l’efficacité de l’entreprise tant au niveau industriel que social."

A la suite de l’emballement de ce dernier week-end, il se profile plusieurs projets de cession de l’entreprise, d’une part à General Electric ou de l’autre à SIEMENS. Mais pour la FTM-CGT, ces deux plans "ne constituent pas un projet d’entreprise. Il s’agit dans les 2 cas d’une découpe d’ALSTOM par activités, cassant
ainsi la cohérence et la force industrielle du groupe avec des conséquences importantes sur l’emploi."
(Lire le communiqué commun de la CGT et de sa fédération des travailleurs de la métallurgie)

La CGT Métallurgie dénonce "les véritables
causes de cette situation. L’entreprise est victime d’une stratégie d’abord financière qui s’est traduite par une croissance externe à des coûts exorbitants. Des usines ont été rachetées et
construites partout dans le monde avec des retours sur investissements douteux et coûteux.
Enfin, une politique de dividendes aux actionnaires de 1,3 milliard d’euros, ces 5 dernières années.
Pour financer ces choix, le potentiel industriel et humain en France a été réduit avec des conséquences importantes sur les savoir-faire, les investissements, la sortie des projets et des
problèmes de non-qualité et de pénalité de retard (345 millions d’euros par an) Le problème que connait ALSTOM, c’est le problème dont souffre l’industrie en général à savoir le cout du capital."

Dans cette affaire où est aussi posée la question du pilotage de la politique industrielle, la CGT Métallurgie estime que l’Etat "doit prendre ses responsabilités (...) en entrant majoritairement
dans le capital de l’entreprise."